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L'art des armes simplifié - Olivier
#31
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L'art des armes simplifié d'Olivier, publié à Londres en 1771 en bilingue, est disponible dans le Conservatoire. Il l'était déjà depuis quelques années dans google books : il s'agit d'une version adaptée, pour faciliter la lecture, à laquelle a été ôté le texte anglais, rajouté les planches, et structuré par des signets.
Le Conservatoire présente l'ensemble des traités de l'école française d'avant la Révolution.

Date de publication : 09/01/2014 12:33
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Re: 5ème tournois handi/valides par équipe et mal-voyants/voyants de Bondy
#32
Habitué
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Le premier à avoir tenter de développer une méthode d'escrime pour aveugle, c'est Georges Dubois. Il l'a fait à la Belle Époque sans succès, et a récidivé en 1916 devant la recrudescence de ce handicap du fait des combats.

Date de publication : 01/12/2013 13:59
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Re : Traduction du livre d'escrime de Filippo Vadi
#33
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Dommage, car manque les 3/4 du document qui contient une traduction...

Date de publication : 29/11/2013 20:20
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Re : Tirer contre un géant [épée]
#34
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Un géant, c'est quelqu'un qui vous dépasse de plus d'une tête. Au moins, avec une définition relative, cela peut concerner tout le monde.

Date de publication : 29/11/2013 20:19
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Re : réduire le temps de réaction
#35
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Je n'ai pas d'exercices à vous proposer, mais plutôt des explications.
Il faut en effet éviter d'avoir une vision simple de cette question que certains pourraient qualifier de "réflexe" (expression impropre).
Daniel Popelin dans son livre "Escrime" chez Amphora propose ces explication des pages 131 à 142 concernant le système de traitement de l'information.
Vous pourrez trouver partiellement les quelques pages en question à cette adresse.

Je pense que la réponse à votre question, sur comment réduire son temps de réaction, elle est simple - faire ce qu'on a toujours fait depuis des millénaires : s'entraîner (en escrime, leçon individuelle, collective, assauts, compétitions, etc...).

Date de publication : 28/11/2013 12:47
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Re : L'histoire de l'escrime - 100 ans de FIE
#36
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C'est un livre annoncé et attendu depuis longtemps.
A titre personnel, je l'ai précommandé sur un grand site de vente en ligne, et malgré sa date de sortie pour le 15/11, toujours pas de nouvelles pour l'instant.

Date de publication : 21/11/2013 19:42
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Re : L'histoire de l'escrime 1913-2013
#37
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En fait, il y a eu un premier tome à cette histoire de l'escrime : cela s'appelait "Un pour tous et tous pour un, l'histoire des championnats du monde d'escrime", avec les mêmes auteurs (Gérard Six n'est qu'un auteur, parmi une maître de conférence et un professeur des Universités devenu recteur d'académie).
Ayant lu ce livre publié il y a trois ans, je peux dire que la vision de l'escrime présentée n'était certainement pas franco-française. Je reconnais aussi que cet ouvrage n'était guère passionnant, mais qu'il annonçait explicitement une suite prometteuse.
Ayant lu l'introduction de cette suite, son sommaire, prétendre que ce sera une vision franco-française, cela tient du procès d'intention. Par contre, la France a eu une place centrale, et cette place doit logiquement être reconnue, du moins si on veut se prétendre historien.
Quant à la Belle Époque de l'escrime, ce livre revendiquait totalement sa vision franco-française : cela ne parle que de l'escrime française à la Belle Époque (expression française).

Citation :
mhewer a écrit :
l'évolution de l'escrime de haut niveau c'est fait surtout à l'extérieure de la France.

Je ne comprends pas trop cette phrase.
Évidemment, la France n'a pas le monopole du haut niveau... mais a été bien placée dans les compétitions internationales, auparavant (moins maintenant).

Citation :
mhewer a écrit :les "grands nations" de l'escrime ont perdu leurs privilèges (comme la double-voix) et se retrouvent à pied égale avec les autres nations ...

Oui, les choses changent.

Citation :
mhewer a écrit :
Une femme présidente FIE n'est certainement pas demain à la veille ...

Il me semble que la seule femme qui dirige une fédération en France, c'est pour l'escrime.
C'est un début.

Date de publication : 31/10/2013 12:53
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Re : L'histoire de l'escrime 1913-2013
#38
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Une vingtaine de pages de l'ouvrage sont accessibles : il s'agit de l'introduction et du sommaire.
Et c'est très très prometteur !
Le livre se concentre sur l'internationalisation de l'escrime par le biais de la FIE entre 1914 et 2013.
C'est quasiment le tome 2 (la suite) de la Belle Époque de l'escrime !

Date de publication : 31/10/2013 12:13
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Re : L'escrime médiévale, une introduction
#39
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Les éditions Alphil sont situées en Suisse, c'est peut-être plus simple de commander lorsque ce sera disponible en France (sous peu). Cela dit, l'Alphil annonce des frais de port gratuit pour le monde entier.
Donc, à voir, lorsque ce sera dispo en France, de comparer le plus intéressant...

Date de publication : 13/10/2013 19:38
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Re : L'escrime médiévale, une introduction
#40
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C'est une grande et belle nouvelle que de voir annoncer la parution de cet ouvrage dont tous les auteurs sont tous reconnus pour leur compétence dans le milieu des arts martiaux historiques européens (et ce sont d'ailleurs en grande partie des universitaires en histoire, ce qui ne gâche rien).
Par contre, la manière d'obtenir cet ouvrage en France ne semble pas très clair pour l'instant.

Date de publication : 10/10/2013 20:29
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Re: Le déclin de l'escrime Française - 2nde partie
#41
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Citation :

pierre_al a écrit :
il existe, par exemple, dans l'escrime germanique, un concept nommé "absetzen" dans certaines sources, que l'escrimeur J. Meyer nomme au XVIème siècle la "seconde manière de se défendre".

Et bien cette manoeuvre consiste justement à aller sur l'autre dans son attaque. Dans le "Pendant" ou ce qu'ils nomment l'Indes. Donc plus ou moins en se précipitant sur l'attaque adverse. Sauf qu'on pare et qu'on attaque en même temps....


Et cette "manœuvre" se retrouve dans les escrimes d'autres pays, avec des noms variés :

Citation :
André Desbordes - 1610, p. 6 :
Le demi-temps, est quand on frappe de pointe, ou de taille à même temps que l’on pare et s’appelle à cette occasion demi-temps pour ce que c'est à demi épée. Le contre-temps est lors que voyant ton ennemi en garde de te tirer une estocade tu iras à l’encontre, glissant ton épée contre la sienne. Il est ainsi appelé à cause que les épées se rencontrent. C'est un coup d’un homme alerte fort pratiqué de la Noblesse Française.


Citation :
Salvatore Fabris - 1606, chapitre 14
Ma in questo luogo si deve avertire, che alcuna volta si trovano alcuni, i quali astutamente fanno tempo accio si vada a ferire, & nel medesimo tempo, che si va essi hanno parato, & ferito, questo si chiama ferire di contratempo

Traduction : Arrivé à ce point, vous devez être averti que parfois il se trouve certains qui font astucieusement un temps : lorsque vous allez pour les frapper, dans le même temps, ils parent et frappent. Cela se nomme frapper de contre-temps


Le temps, toujours le temps.

Citation :
Alexander a écrit :
Pour avoir fait à peu près autant d'escrime sportive (sabre) que d'AMHE, j'en suis venu à la conclusion que la convention est vraiment un bon outil pour gérer les double touches...


Voir l'article de Matt Galas : La question du coup double.

Date de publication : 24/07/2013 09:48
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L'histoire de l'escrime 1913-2013
#42
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Livre à paraître à l'occasion du centenaire de la FIE et intitulé, un peu pompeusement (car cette histoire n'a pas débuté en 1913 et ne se résume pas à la FIE) : L'histoire de l'escrime 1913-2013

Image redimensionnée


Citation :
Site de l'éditeur :
En cette année 2013, l’escrime internationale est en fête ! Le 29 novembre, la Fédération internationale d’escrime (FIE) célèbrera son centième anniversaire. Nous saisissons cette occasion pour réaliser un retour sur les grandes étapes de la transformation de l’art de l’escrime en sport international. A partir des archives officielles (revues, actes de congrès et correspondances) de la FIE, nous cernons les conditions de l’extension géographique de l’activité à travers le monde, depuis son berceau franco-italien jusqu’aux 148 nations actuellement membres de la FIE. Cette mondialisation s’accompagne bien sûr d’importantes transformations dans les règlements, dans les techniques, dans l’équipement, dans les hiérarchies sportives, tout en étant imprégnée des reconfigurations géopolitiques qui se jouent en dehors d’elle. Que de batailles donc, notamment à l’arrière des pistes où s’affrontent des hommes et des femmes pour la gloire d’une médaille. Cet ouvrage, dans la continuité d’une précédente publication, paru en 2010, sur l’histoire des championnats du monde d’escrime, s’attache à analyser l’évolution des enjeux culturels et politiques des compétitions internationales d’escrime à partir de la vie et des actions d’une institution, la Fédération internationale d’escrime. Au final, si l’escrime grandit, se mondialise, se féminise et se modernise, cela n’est pas le fruit du hasard mais de processus politiques où les résistances et les traditions font souvent obstacles aux volontés de changement.


Date de publication : 20/07/2013 08:19
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Re: Pietruszka parle de sa vision de l'avenir de l'escrime
#43
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Citation :
Patcha a écrit :
Sauf qu'au judo, c'est vrai ils sont beaucoup plus nombreux en tant que licenciés mais jamais 450 dans un circuit national. Alors le nombre de pistes et le nombre d'arbitres ...


Bon, j’ai vérifié vos propos concernant le judo. Par exemple (je n’ai fait qu’un seul test), prenons les championnats de France 1ère division qui se sont déroulés à Montpellier sur un week-end au Park&Suites Arena.
Donc, les 24 et 25 novembre 2012, sur un même site, je compte 231 participants hommes, et 242 participants femmes .
Ce qui nous donne un week-end à 473 participants en un même lieu.
Allez, question d’être sûr, j’ai testé aussi un tournoi cadet à Marseille le 04/11/12 : 344 filles et garçons… sur un seul jour !
Je renonce à continuer, mais ne vous gêner pas pour vérifier : Résultats des compétitions nationales.
Et je rappelle pour finir : une zone de combat pour le judo, c’est 80m² (une piste d'escrime, c'est 3 fois moins).

Donc, je réitère ma conclusion précédente : le milieu de l’escrime semble beaucoup moins malin que le milieu du judo, si ce n’est beaucoup moins performant (en termes d’organisation, ou de nombre de licenciés).

Il faut peut-être cesser de se donner de mauvaises excuses, et de porter tous ses espoirs sur les JO (que le Judo n’a intégré qu’en 1964) pour se développer.

Alors un peu d'introspection et d'ouverture d'esprit.

Date de publication : 03/06/2013 19:21
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Re: Pietruszka parle de sa vision de l'avenir de l'escrime
#44
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Citation :
velizien a écrit :
Je me suis trompé de mot, je voulais dire "la led du flash", et je pense qu'on la verrait puisqu'elle serait arrêtée au moment de l'impact et de son flash.

Je vais redire ce que j’ai déjà dit : je ne vois pas comment on peut percevoir une simple LED dans un environnement lumineux. A part, mal ?

Citation :
BESC42 a écrit :
ne peut-on envisager une solution chimique ? Réactivité du tissu aux chocs ?

C’est en tout cas une très bonne idée sur le principe. Techniquement, ce n’est pas forcément de la chimie mais plutôt de la physique : dispositif à base de piézoélectricité combiné à des cristaux liquides inclus dans le tissu. Je dépose immédiatement le brevet.

Citation :
Patcha a écrit :
Post 38 c'est vrai on dirait de l'escrime et en plus les pistes rondes s'intègrent bien plus facilement dans un gymnase sans parler des cinq arbitres à trouver alors qu'aux France on n'en a déjà pas un par piste !!


Bien, votre réponse est ironique.
Pas possible, trop compliqué ?
Vous connaissez le judo ? une piste de 9 mètres de côté et trois arbitres.

Vous me direz que, sans doute, le milieu du judo est infiniment plus malin que celui de l’escrime (voire plus performant, vu qu’ils recrutent 10 fois plus de licenciés)

Date de publication : 03/06/2013 14:12
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Re: Pietruszka parle de sa vision de l'avenir de l'escrime
#45
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Citation :

velizien a écrit :
on voit bien les flashs eux-mêmes, pas forcément la projection de leur lumière. Mais il y aurait quand même des problèmes techniques: percer l'embase pour laisser passer la lumière l'affaiblirait peut-être trop, et le laser du flash résisterait-il aux chocs.


Un laser ? Un laser fait une tache de lumière, de quelques millimètres, (pas un flash). Et cette tache, même continue, elle bouge à la vitesse de la pointe.
On ne peut pas la percevoir correctement.

Citation :

velizien a écrit :
On peut vraiment s'interroger sur le prix prohibitif des équipements sans fil. ... Bon, y a plus qu'à se retrousser les manches alors.


Je ne suis pas du tout spécialiste de l'électronique, pourtant, je ne suis pas persuadé que cela soit si compliqué.
J'aurais presque le rêve d'une fédération internationale qui mettrait à disposition gratuite le plan d'un tel appareil, avec un mode d'emploi pour le réaliser : rien ne l'interdit.
On obtiendrait peut-être pas un appareil pour les compétitions, mais simplement un appareil pour les salles d'armes qui simplifierait la vie des entraînements.

Citation :

velizien a écrit :
[un système à base de caméra couplée à un système d’analyse des images] me semble encore un peu compliqué pour l'escrime, surtout en temps réel.

Je suis dans le prospectif, comme Pietruszka avec ses épées lasers.
Cela dit, je suis persuadé qu'avec des moyens financiers très conséquents, on est déjà techniquement capable de le faire. Les technologies de capture de mouvement ('motion capture') sont au point, elles sont déjà couplées avec des reconstitution en image de synthèse en temps réel : cela existe.
Après, avec des moyens, on monte en puissance de calcul, on améliore les caméras pour qu'elles filment en haute vitesse.
La base technologique, elle existe déjà : mais les coûts sont dissuasifs.

Citation :

velizien a écrit :
Au fait, peut-on considérer les tournois du moyen-âge, voire les combats de gladiateurs, comme du sport plutôt brutal ?

Le week-end dernier, j'assistais à une compétition de débardage à cheval et de labour à cheval. Pour moi, c'est déjà une forme sportive.
Donc, je ne vois pas pourquoi on s'acharnerait à vouloir faire naître absolument le sport au 19-20ème siècle (cf Une compétition sportive aux 17e-18e siècles).
Toutes les activités physiques réalisées alors qu'elles dépassent la stricte nécessité, me paraissent pouvoir être qualifiées de sport.

Citation :

velizien a écrit :
l'aspect arme réelle, de guerre ou de duel, ne m'attire pas, bien qu'elle soit bien sûr à l'origine du sport.

Non, il ne faut pas tout mélangé.
Oui, les armes réelles, quelles qu'elles soient, si elles sont utilisées pour tuer ou blesser, je pense qu'effectivement, cela ne nous concerne plus, si ce n'est d'un point de vue historique ou sociologique.
Par contre, il ne faut pas jeter par la même occasion les diverses escrimes qui ont existé. Parce qu'on peut tout à fait les reprendre, sans armes létales, et les pratiquer.
Et là, on est dans une démarche quasiment-sportive.
Voilà un exemple de tournoi l'épée longue (type 15e siècle) qui s'est déroulé en France, il y a trois mois.




Et ce style de tournoi est en train de se développer sur un plan continental (intra-Europe, ou intra-Amérique) pour différentes armes (ou plutôt simulateur d'armes, comme l'est le fleuret, l'épée ou le sabre actuel).

Après avoir regardé cette vidéos, là aussi, vous pourrez dire que vous n'avez pas compris grand chose, comme le font les béotiens du fleuret. Et pourtant, ce qu'on voit, ce sont des techniques d'époque qui sont utilisées (retrouvées grâce aux traités d'escrime d'époque), dans le cadre d'un règlement quasi-sportif (pour ne pas dire totalement...).

J'en rajoute une couche : un tournoi à la rapière, il y a six mois (en Suède).



Vous ne trouvez pas que cela ressemble... à du sport ? Voire même à de l'escrime ?

Date de publication : 02/06/2013 21:45
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Re: Pietruszka parle de sa vision de l'avenir de l'escrime
#46
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Citation :
vélizien a écrit :
j'ignore plein de choses de l'escrime originelle.

Je crains qu’il soit un peu excessif de parler d’escrime originelle quand on remonte d’aujourd’hui à seulement un peu plus d’un siècle.
Regardez ces épées pistilliformes de l’âge de Bronze. On a en retrouvé pas mal (tout est relatif) sur le territoire français - contemporain.

Image redimensionnée

C’était il y a 4500 ans.
En fait, rien ne sert de chercher une escrime originelle. Il suffit déjà de comprendre la multiplicité des escrimes qui ont existé dans l’histoire. Quand c’est très ancien, cela se perçoit au travers de la diversité des épées utilisées. Quand on arrive aux temps modernes (pas ceux de Chaplin, mais ceux juste après le Moyen Âge), il « suffit » de lire les traités qui expliquent ces escrimes.
L’escrime est d’une fabuleuse richesse : des armes très différentes, mais aussi des contextes très différents – on ne se bat pas de la même manière dans un duel judiciaire, un combat de rue ou de rase-campagne, sur un champ de bataille…
En fait, notre escrime aux trois armes est d’une extrême pauvreté, c’est une escrime très simplifiée – je ne parle pas de la technique de l’escrime, mais du contexte de la pratique qui est très limité par les règlements sportifs. Nous avons sublimé cet art de tuer en une pratique bien plus sociable et pacifique (Il faut dire qu’on a trouvé beaucoup plus efficace pour continuer à s’entre-tuer). Mais on n’est pas obligé pour autant de simplifier la pratique.

Citation :
vélizien a écrit :
Il pourrait d'ailleurs être intéressant de faire revivre ces temps fondateurs en présentant des rencontres se conformant exactement aux us et coutumes de différentes époques, public y compris

Fondateur ? Fondateur de l’escrime comme sport, alors.
Étudier des escrimes anciennes, qu’elles aient un siècle ou cinq, cela a un mérite principal : cela permet de porter un regard beaucoup plus pointu sur l’escrime actuelle. Notre escrime actuelle n’est que le résultat de choix successifs historiques. En saisissant quels ont été ces choix, comment on les a faits, cela permet de mieux comprendre les enjeux et les évolutions possibles.
Mon article Une compétition sportive aux 17e-18e siècles avait un peu cet objectif : montrer comment une pratique sportive a existé, comment elle était différente de la nôtre actuelle – et donc permettre en observant ce qui est différent, de s’interroger sur la pratique actuelle.

Certains conservent le flambeau de l’escrime d’il y a un siècle : les Anglo-saxons appellent cela classical fencing, et se réfère à Louis Rondelle, maître d’armes expatrié aux États-Unis, mais issu de l’École de Joinville.
En France, il n’existe à ma connaissance que la salle Coudurier qui conserve ce flambeau :
(admirez la piste qui doit être en 6m * 50cm)


C’est une pratique tout à fait respectable, comme le sont d’ailleurs les autres formes d’escrime : vive la diversité !

Citation :
vélizien a écrit :
la possibilité de sabres-lasers me paraît totalement invraisemblable


Le laser est un dispositif permettant d’émettre une lumière cohérente. Si vous avez déjà utilisé un laser, vous aurez remarqué que le faisceau lumineux est invisible, tant qu’il ne touche pas un obstacle, tel un grain de poussière (qui le réfléchit). Et quand à se faire « percuter » deux faisceaux laser de couleurs différentes, on obtiendra au mieux une jolie couleur, mais pas un choc.


Il y a quelques années, Roland Lehoucq a étudié la physique de Star wars, et notamment la question du sabre dit laser. On pourrait peut-être faire un sabre à plasma, plasma qui serait créé par un laser ; mais il y a un certain nombre de difficultés techniques.

Bon, rassurez-vous, ne soyez pas déçu : vous voulez du sabre laser ? Disney va vous en bouffer tous les deux ans, jusqu’à que mort s’en suive (ou écœurement).

Citation :
vélizien a écrit :
Pour revenir à l'interview de départ

L’idée de tenue de couleurs pour distinguer les tireurs dans des compétitions internationales peut être retenue. Rien de bien nouveau, cela se fait au judo.

Citation :
vélizien a écrit :
l'idée de faire flasher la pointe au moment de la touche m'était déjà venue à l'esprit. Ce serait un vrai plus parce que, je ne sais pas pour vous, mais moi j'ai le plus grand mal dans les assauts télévisés à voir quand et où la touche a vraiment eu lieu, même au ralenti .


Un flash, sur la pointe de l’arme ?
L’environnement est bien trop lumineux (il y a des normes de luminosité pour les milieux sportifs) pour qu’on perçoive un tel flash.
Qui plus est, tout demeure bien trop rapide pour notre pauvre perception. C’est dû à l’introduction de l’électricité : le tireur n’a plus à se faire de souci pour savoir si l’arbitre percevra sa touche, car cela se fait à la vitesse de la lumière grâce à l’appareil électrique. Donc, les tireurs ont des actions de plus en plus rapides et physiques au mépris le plus complet de la prudence.
Paradoxalement, c’est la technique qui a conduit à ce qu’on ne puisse plus rien percevoir.

Citation :
vélizien a écrit :
équiper les masques avec un flash avant qui déclenche quand ça touche, et ça simplifierait aussi le boulot des photographes.

C’est déjà fait.

Citation :
vélizien a écrit :
tous ces kilomètres de filasse

Là aussi, il suffirait que se popularisent les appareils sans fil. Mais vu le prix excessif (au regard de la technologie utilisée), ce n’est pas encore pour maintenant.

En restant dans la prospective, pour ma part, je me dirigerai plutôt vers un système à base de caméra couplée à un système d’analyse des images. On est capable de faire le pire, avec la vidéosurveillance qui se diffuse de partout et maintenant analyse automatiquement les comportements. On pourrait faire le meilleur avec une caméra haute vitesse qui permettrait de capter les mouvements qui seraient ensuite analysés. Et ensuite, on se repasse une reconstitution à base d’image de synthèse, où on choisit la vitesse de défilement et les angles de vue.

Date de publication : 01/06/2013 15:42
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Re: Pietruszka parle de sa vision de l'avenir de l'escrime
#47
Habitué
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Citation :
velizien a écrit :
Les nouveaux documents joints montrent par ailleurs que la tenue blanche n'était pas obligatoire.

qu'on s'aidait des traces faites sur la cuirasse par la mouche en fil poissé

Au contraire. La tenue blanche (ou claire) s’est très tôt imposée en compétition (Gaudin et Nadi ont tous deux une veste blanche – l’autre vidéo n’est pas un assaut, mais un mur).
Et justement, parce qu’on y voyait les traces des touches : du moins en utilisant le bouton marqueur, qui a eu un succès relatif, mais qu’on a pu utiliser parfois. Le règlement de 1914 pour le fleuret de Camille Prévost, qui aurait dû s’imposer pour les JO (s’il n’y avait pas eu…) prévoyait l’utilisation du bouton marqueur. Et après chaque touche, le jury devait faire une croix sur la tache, pour être sûr de ne pas confondre avec une tache ultérieure.

Citation :
velizien a écrit :
De plus, j'ai l'impression que le fair-play devait être plus répandu à l'époque, vu la difficulté de voir les touches sans appareil électrique ad-hoc

Le fair-play ? Une tradition ancienne voulait qu’on annonçât qu’on était touché. Mais, certains avaient la veste « un peu » dure selon l’expression de l’époque. Il ne faut donc pas se faire non plus trop d’illusion sur le fair-play.
Du moment où l’escrime est entrée dans un processus de sportivisation avec de vraies compétitions, progressivement à partir des années 1880, on n’a plus compté sur le signalement des tireurs.
En fait le plus embêtant, c’était effectivement la matérialité des touches. Pour le fleuret, on a essayé le bouton marqueur. Pour l’épée, on a utilisé la pointe d’arrêt : un système (il y en a eu de multiples) qui accrochait la veste.

Citation :
velizien a écrit :
quand ça va vite comme on le constate sur la vidéo.

La vidéo est accélérée (un problème de nombre d’images par seconde).
Encore une fois, on ne pratiquait pas la même escrime : il y avait moins de déplacement, moins de prise de risque.

Voilà Gaudin, à l’épée en 1928, aux JO d’Amsterdam (l’année où il remporte le titre à l’épée ET au fleuret). Ce sont ses demi-finales, il est de face.

Cela ne bouge que peu des jambes, et on peut trouver cela très très statique.
Du moins, est-ce un jugement moderne, avec nos valeurs modernes.

Mais pensons au jugement que Gaudin porterait s’il voyait une demi-finale olympique d’aujourd’hui. Gaudin était un jeune tireur avant la Grande Guerre. Il a vu ce qu’était un duel : on n’y prenait pas de risque inutile. Donc, Gaudin, s’il voyait des tireurs actuels, il serait consterné par le niveau de prise de risque. Et je pense qu’il porterait un jugement assez définitif sur ce qu’il verrait en l’occurrence : à quoi sert-il de porter 10cm de fer dans le cœur de l’adversaire, si c’est pour en recevoir 20 dans le ventre ?

Citation :
velizien a écrit :
un maître d'armes vénérable (dans les 80 piges), ancien militaire pittoresque ayant longtemps enseigné à Saumur.

Sans doute formé à l’École de Joinville.
Il avait dû, dans son jeune âge, connaître toutes les tentatives pour améliorer le jugement de la matérialité des touches, avant l’électricité.

Date de publication : 31/05/2013 20:25
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Re: Pietruszka parle de sa vision de l'avenir de l'escrime
#48
Habitué
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Citation :

velizien a écrit :
Avez-vous remarqué sur cette photo tirée de l'article en discussion la longueur de la piste olympique: je pense qu'elle fait moins de 8 mètres.


On ne pratiquait pas la même escrime il y a un siècle : il y avait beaucoup moins de déplacements, et beaucoup plus de jeu de pointe : une escrime de main plus que de jambes.
Démonstration : Assaut entre les deux plus grands champions d’avant-guerre – en tous cas les plus titrés de tous les temps : Lucien Gaudin et Aldo Nadi, en 1922.
Attention, c’est un reportage sur le mort de Gaudin, et ce n’est qu’à la moitié qu’on a droit à l’assaut.


La photo que vous preniez en exemple figure aussi dans le livre la Belle Époque de l’escrime, avec justement la mention que cette piste est courte : du moins, à nos yeux contemporains. En effet, à l’école de Joinville le Pont, où on formait tous les maîtres d’armes militaires (il y a un siècle), les pistes mesuraient (et c’est d’une précision toute militaire) : 50cm sur 6 mètres de long.


Citation :

velizien a écrit :
(On voit aussi que c'est une photo posée: les masques sont à terre).

Perdu.
Il suffit, pour comprendre, de regarder le tireur de gauche. Il est fendu, mais son arme est dirigée vers lui-même. En fait, ces tireurs ne posent pas, ils font ce qu'on a appelé pendant deux-trois siècles, le mur.
Le mur, c’est une sorte de démonstration codifiée faite avant un assaut. Les tireurs font une série précise de gestes et saluent le public.

Le mur en 1897 :


Si vous voulez la recette du mur, je peux vous fournir cela.

Date de publication : 30/05/2013 18:59
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Re: En vente sur Amazon !
#49
Habitué
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J’ai achevé la lecture du livre, publié à l’origine en anglais en 2004.
En premier lieu, je crois qu’il est utile de dire que c’est un livre dans lequel on se plonge facilement et dont on reprend la lecture avec plaisir. Après tout, ce n’est pas le cas de tous les livres, et pour ma part, m’intéressant beaucoup à l’escrime, mais à peu près pas du tout aux compétitions de haut niveau, il ne me paraissait pas évident, a priori, que j’y trouve un intérêt suffisant.
Sergei Golubitsky, je ne le connaissais pas vraiment. J’avais dû entendre son nom lorsqu’il atteignait l’acmé de sa carrière, j’ai dû, sans doute, le voir arbitrer aux championnats du monde de Nîmes, en 2001. À part cela, c’était pour moi un escrimeur avec un palmarès impressionnant, mais parmi d’autres. Maintenant, je le connais mieux. Le personnage a ses bons côtés et une face un peu plus sombre que l’on peut entrevoir en grattant sous la surface d’une telle autobiographie.
Tout d’abord, ce qui m’a impressionné, c’est, qu’au travers du livre, on sent la transpiration. Cela n’a manifestement pas été de tout repos. Golubitsky est un produit du système soviétique, et on devine bien que la vie y est rude : il n’y a que peu de confort dans cette vie d’athlète. Le plus amusant, c’est cette impression qu’il a passé une partie de sa vie dans les trains pour aller de centres d’entraînement en compétitions ; ainsi, il parle souvent de ses 20 à 30H de train pour rejoindre tel ou tel lieu. Autre aspect sympathique du personnage, c’est qu’il sait aussi admirer les autres champions, et que fort heureusement, il n’est pas autocentré sur ses performances à lui.
Passons au côté plus rugueux du personnage. Bon, Sergei est là pour gagner, dans les règles… ou en jouant avec elles. Personnellement, je ne connaissais pas sa carrière, et il n’en aurait pas parlé, je ne l’aurais pas su ; mais sans doute, ceux qui sont plus informés l’attendaient sur le sujet : en l’occurrence, la question des soupçons de dopage et de trucage. Hélas ! le milieu sportif de haut niveau étant ce qu’il est, on ne s’intéresse qu’à ceux qui sont en haut de la pyramide, et il est compréhensible qu’en conséquence, ceux qui entrevoient le sommet hésitent à recourir à un petit coup de pouce pour y grimper. Golubitsky traite donc de ce sujet, en affirmant par deux fois, qu’il a physiologiquement, un taux de testostérone plus haut que la moyenne. Je ne sais qu’en penser, mais cela instille toujours le doute.
Ensuite, la question du trucage des matchs. Il le nie clairement pour les finales de compétitions. Par contre, il le revendique, je pense comme beaucoup d’autres, pour l’ancien système de poule qui était en vigueur jusqu’au début des années 90. Il y avait des petits arrangements pour se laisser gagner et se renvoyer l’ascenseur ensuite. C’était, je crois, une vieille pratique dans le milieu de l’escrime, jusqu’à ce que les formules de compétitions soient enfin modifiées. Autre point plus ou moins « réglo », ce sont les pressions et la manière de les exercer sur l’arbitre, qu’il évoque brièvement vers la fin du livre.
Le jeu sur les limites des règles, c’est une question qui touche tous les sports, vieille comme le sport. Mais il est des points plus actuels, propres à chaque sport. Ainsi, Golubitsky traite-t-il rapidement la question des coups fouettés (ou lancés) : oui, il les a pratiqués, plutôt bien, mais pour lui, ce n’était qu’un plus dans son arsenal d’escrimeur. La question de la légitimité de tels coups, il l’évacue par un : "que voulez-vous mon bon monsieur, l’escrime évolue" ! (je caricature). C’est un peu court à mes yeux comme argument. D’autant plus lorsqu’il se met à défendre la prise en compte correct des attaques sur la préparation, là, il devient plus prolixe ; on pourrait ironiquement alors lui opposer un : "que voulez-vous mon bon monsieur, l’escrime évolue" !… Je pense qu’alors, il saisirait le désagrément de ce type d’argument. Par contre, il me semble par trop optimiste lorsqu’il prétend que l’attaque sur la préparation est bien prise en compte (voire trop) dorénavant.
Concernant cette face plus sombre du personnage, Golubitsky termine son livre par un épilogue qui m’a fait douter de sa totale sincérité dans cet ouvrage. Il y remercie particulièrement, de manière assez touchante, un homme, un Français : Xavier Boissoye. Or, quand on veut jouer sur les cordes sensibles, il est des erreurs qui ne sont pas tenables. Parce que le français en question s’appelle Boissaye, et non Boissoye (il est décédé en 2010 – et j’ai vérifié que l’erreur apparaissait bien dès le livre en anglais). Est-ce que vous me prendriez au sérieux si je vous écrivais que vous êtes, à mes yeux, le plus grands tireurs de tous les temps, Monsieur Serguei Golubytski ?
Pour finir sur Golubitsky, ce qui lui a permis d’atteindre les sommets de l’escrime mondiale, c’est sans doute qu’il est un monomaniaque de l’escrime, et qu’il y a consacré sa vie, même au-delà du raisonnable, avouant lui-même avoir pêché par surentraînement. J’évoquerais la métaphore à propos des répliquants dans le Blade runner de Ridley Scott : plus une étoile brille fort, moins elle dure. Son passage de l’autre côté du miroir ne s’est pas fait qu’au prix d’un dépit qu’on sent entre les lignes : lorsqu’il devient entraîneur, il regrette manifestement le manque de détermination des tireurs qui viennent recourir à ses services.

Alors, si Sergei Golubitsky est un grand champion, a-t-il écrit un grand livre ? Non, c’est un livre plutôt agréable, mais ce n’est certainement pas un grand livre. Le fil qui le parcourt, c’est la carrière de cet escrimeur, qui, comme cela se faisait dans le système soviétique, a tenu le journal de ces scores, ce qui lui permet de retracer sa carrière précisément. Mais pour que ce livre fût un grand livre, il eût fallu qu’il vise d’autres desseins. Ce n’est pas un livre très littéraire, le style est assez plat : et cela s’explique d’ailleurs par le fait que ce n’est pas un écrivain et qu’il a dû écrire dans une autre langue que la sienne ; d’ailleurs, je pose la question ici : en quelle langue a-t-il écrit ? (Golubitsky a pratiqué d’abord le russe, puis l’ukrainien, et parle anglais). Le manque de dimension littéraire n’est pas un reproche : on sait à quoi s’attendre en principe de la part d’un sportif. Là ou par contre, j’exprimerais plus nettement mes regrets, c’est sur le fait qu’il se limite essentiellement et surtout à retracer la carrière de Sergei Golubitsky. Pour dire les choses plus nettement, j’aurais souhaité qu’il apporte une véritable vision de l’escrime, qu’il discute de son évolution passée ou future, qu’ils fournissent ses conseils d’entraînement… On ne peut pas affirmer qu’il ne le fasse pas, mais cela tient une place vraiment marginale dans l’ouvrage, et finalement, le fond du livre se limite à présenter la carrière de Sergei Golubitsky. Dommage ! mais c’est sans doute l’objectif qu’il s’était donné, et on ne peut pas l’accuser d’y avoir failli.

Pour finir ce long commentaire, je parlerai de cette édition française.
Comme je le disais, ce n’est pas un œuvre littéraire, mais la traduction me paraît bonne (je ne le dis pas par rapport à la fidélité à la langue originale, mais simplement par le fait que le texte français se lit bien). Juste un petit détail sur la traduction : l’expression de "finale des huit" utilisée pour les compétitions avant le changement des formules de compétition, est-il le terme d’époque en français ou une traduction ?
Quelques autres petits détails d’édition, cette fois-ci. Il y a des petits encadrés dans le texte, qui correspondent à la reprise de phrases clefs : ils ne servent pas à grand-chose et sont un peu redondants inutilement avec le texte. Sont-ils présents dans l’édition originale ?
Dernier petit regret : les photos n’ont pas une grande importance, cependant je trouve dommage que Lulu.com ne soit pas capable d’imprimer dans une meilleure qualité ces photos en noir et blanc. Il me semble qu’avec les moyens modernes, on arrive facilement à des résultats bien meilleurs.

Pour finir, je crois utile d’encourager l’initiative de cette publication. Il y a beaucoup d’autres ouvrages qu’on pourrait souhaiter voir traduit : peut-être le Nadi on fencing, et puis surtout une grande partie du catalogue de Sword play books, ce qui nous permettrait d’accéder à de nombreux auteurs et maître d’armes de l’Europe de l’est ou du nord : Understanding fencing de Zbigniew Czajkowski, Epee fencing de Imre Vasse, Epee 2.0 de Johan Harmenberg, Electric foil fencing de Istvan Lukovich, Fencing and the master de Laszlo Szabo

Date de publication : 07/04/2013 20:09
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Re: recherche d'un livre d'escrime
#50
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Félicitations à Nidian (qui ne s'est pas contenté de citer un titre, mais qui a ouvert le livre pour vérifier).
J'ai moi aussi cherché, en ouvrant des livres et je ne trouvais rien dans le livre de G. Six... Je croyais qu'il s'agissait d'une étude sur l'escrime moderne, alors que c'est un étude de documents historiques.
Dans Croiser le fer, effectivement, aux pages 329 et suivantes, il y a des statistiques réalisées à partir des rapports de la morgue du grand châtelet.
Bien vu, Nidian !

Date de publication : 06/04/2013 12:14
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Re: Publication d'un nouveau livre sur l'escrime !
#51
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Félicitations, vous venez de recevoir votre première commande.

(Petit désagrément lié à Lulu qui est un site américain : la TVA est rajoutée après - mais c'est un faible montant).

Date de publication : 22/03/2013 15:58
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Quicque - Principes d'escrime
#52
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Vous trouverez à l'adresse suivante les liens vers une dizaine de traités d'escrime du 18ème siècle, dont pour la première fois, le traité de M. Quicque, professeur au collège de la Flèche : Principes d'escrime (publié en 1805, mais sans doute écrit bien avant).

Date de publication : 13/03/2013 20:11
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Re: Blog sur l'escrime : nouvel article !
#53
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Je ferai partie des personnes intéressées par votre traduction du livre de Golubitsky.
J'ai vu que vous envisagiez de le mettre en vente sur un grand site commercial. Je ne sais pas si cela sera vraiment possible, en tout état de cause, ce site, comme tous les autres, rajoute une part non négligeable de frais (plus de 10%).
Donc, j'espère que vous envisagez aussi de réaliser des ventes directes, avec un prix réduit comme les frais seront réduits...

Date de publication : 10/03/2013 19:41
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Re: Blog sur l'escrime : nouvel article !
#54
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Cela n'est pas tout à fait en faveur de Frédéric Pietruszka. En cette période électorale, vous pouvez peut-être compléter avec l'autre liste.
Avec un Boisse, ou un Lamour (enfin, l'autre Lamour)

Joindre un fichier:



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Date de publication : 19/01/2013 11:23
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Re: Notion de belle escrime
#55
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La notion de Belle escrime renvoie à une autre : celle de belles armes, utilisée au 19ème siècle.
Or, les belles armes, c'est d'abord du fleuret - le sabre est peu pratiqué alors, et l'épée n'apparaît qu'à la fin 19ème avec une réputation assez mauvaise au début, en matière de qualité de l'escrime pratiquée.
En fait, belles armes, cela se définit d'abord par son contraire : l'épée à la fin du 19ème, les ferrailleurs dans sa première moitiè (ceux des pontons, comme les appelle le maître d'armes Grisier).
Un des tireurs les plus réputés pour ses belles armes, c'est le classique Camille Prévost, maître d'armes, qualifiés d'exécutant el plus parfait... mais pas forcément le plus fort !
Les belles armes étaient bien différentes de l'escrime actuelle : ce qui comptait, c'était la qualité de sa main, son aptitude à jouer de ses feintes, engagements, doublements, dégagements...
Les tireurs modernes seraient considérés comme brutaux. Pire, on les aurait traité d'italiens... c'est tout dire !

Date de publication : 31/10/2012 18:54
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Re: Comédienne pro cherche maître d'armes épée médiévale
#56
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Attention à ne confondre escrime artistique (ou de spectacle) avec la reconstitution ou avec les arts martiaux historiques européens.
Cela dépend donc des besoins et des attentes de cette personne et du niveau qu'elle souhaite.
Toutefois, sur Dijon, on peut lui conseiller une excellente association d'arts martiaux historiques européens, avec une approche sérieuse sur le médiévale : de taille et d'estoc.

Date de publication : 31/10/2012 18:48
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Re: Un projet à surveiller de près : CLANG
#57
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Oui, mais...
La limite, elle tient toute en une seule expression : le sentiment du fer.

Date de publication : 10/06/2012 19:32
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Re: Décès d'Edoardo Mangiarotti
#58
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L'assaut entre deux champions du siècle dernier, Edoardo Mangiarotti et Christian D'oriola : http://www.youtube.com/watch?v=VXVpQ9vK_3w&feature=plcp (commentaires cocardiers en français).

Le traité sur l'épée de Mangiarotti : http://www.accademianazionalescherma.it/spada.pdf

Date de publication : 25/05/2012 15:05
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Jean Joseph-Renaud et l'Escrime
#59
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Voilà plus d'un siècle, en 1911, que Jean Joseph-Renaud publiait son livre l'Escrime, consacré exclusivement (ou presque) à l'épée, et considéré comme une référence en la matière.
Nos amis italiens viennet d'en faire une traduction dans la langue de Dante : La scherma di spada.

Pour les lecteurs en français, le livre de 1911 est quasiment introuvable.
Malheureusement, en Europe, les droits d'auteur durent 70 ans après la mort de l'auteur. C'est la triste conséquence d'une modification législative ayant alignée toutes ces durées au niveau européen sur la pratique allemande : 70 ans (à la place de 50 ans avant, en France). Ainsi, sans ce changement de législation en 1997, les oeuvres de Jean Joseph-Renaud serait tombées dans le domaine publique en 2003 ; mais maintenant, il faut attendre jusqu'en 2023 pour que chacun en bénéficie librement.
Jean Joseph-Renaud a-t-il seulement encore des héritiers qui se soucient de son oeuvre ?
Tout cela est bien dommage car son livre serait disponible sans délai sur internet au plus grand profit des escrimeurs.

En attendant, nos cousins d'outre-Alpes lui rendent hommage par l'intérêt qu'ils lui manifestent.

Date de publication : 25/02/2012 20:42
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Re: Le livre de leçons de Pedro de Heredia
#60
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Citation :

odel a écrit :
(Reprise de la description du Patrenostrier)


Le Patrenostrier n'étant pas dans le manuscrit italien, alors effectivement, l'auteur ("Heredia") se serait bien basé sur la traduction de Villamont.

Date de publication : 02/12/2011 18:27
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