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Re: Quand dieu essaie l'escrime ...
#91
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Les katas, je le rappelle, ce sont des séquences de techniques reproduisant un schéma de combat.
En fait, les katas ont existé en escrime dans l’école française dès le 17ème siècle : cela s’appelait le mur. Le mur a été pratiqué jusqu’au début du 20ème et puis il a disparu. C’est quand même beaucoup beaucoup moins développé que dans les arts martiaux asiatiques, car il n’y a que peu de variation dans le mur, et c’est un mélange entre enchainement de techniques et le salut.
Voilà un exemple de ce que cela donnait, réalisé par Lucien Gaudin et sa fille en 1930 et en public : Un mur.

Le milieu de l’escrime artistique pourrait effectivement réaliser des épreuves codifiées à côté d’épreuves plus libre d’inspiration. Pour l’escrime sportive, je ne crois guère à l’intérêt que cela générerait. Cela dit, une leçon d’escrime sportive, cela peut être très esthétique, sans pour autant qu’on se réfère à l’escrime artistique.

L’escrime est un sport de combat. La question, c’est le combat, et il peut y avoir des variations sans aller chercher trop loin : la ludo-escrime c’était même déjà une forme de proposition, adapté à un type de public.
Si on change le contexte, on change l'escrime.

Date de publication : 12/12/2010 10:30
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Après l'escrime
#92
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Dans l'escrime moderne, on n'envisage guère ce qui se passe après le corps-à-corps.
Or, vous imaginez bien qu'antan, lorsque la vie en dépendait, on attendait pas le halte pour s'arrêter et se remettre en garde.
Dans un combat (pas un simple duel "réglementé"), il fallait savoir gérer les suites d'un corps-à-corps, d'un désarmement.
Donc, il existe dans les anciens traités d'escrime (pas tous), des solutions techniques pour se battre en sans armes: c'est la lutte.

Alors voici un traité du 17ème siècle, assez célèbre, écrit par Nicolas Petter, néerlandais, qui propose des techniques de lutte.
Ce traité a été traduit au 18ème en français et en anglais récemment. (il y a même une traduction allemande du 19ème siècle, que ceux qui aiment les caractères gothiques me contactent, je veux bien leur proposer de transcrire ).

Voici ce traité en version trilingue (néerlandais, français, anglais) avec les illustrations du célèbre graveur Romeyn de Hooghe.
C'est un travail fruit d'une collaboration entre plusieurs personnes de différents pays européens.

L'art de la lutte de Nicolas Petter




Date de publication : 11/12/2010 12:03
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Re: Quand dieu essaie l'escrime ...
#93
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Citation :

cacawette a écrit :
Innover pourquoi pas, mais c'est déjà ce qui c'est fait en simplifiant les règles de l'escrime depuis quelques années (piste unique, fin de l'avertissement au terrain, mort subite ...)et je ne parle pas du matériel...ni de l'évolution actuelle vers une escrime finalement très simple techniquement,la complexité et maintenant tactique avec un trés haut niveau physique.


Je ne saisis pas trop en quoi la piste unique (?), fin de l'avertissement ou mort subite sont une simplification de l'escrime.
Par contre, qu'il y ait hélas un peu une tendance à pousser sur le physique au détriment de la technique, je suis d'accord.
Mais d'un certain côté, quelqu'un qui a un très bon physique, il a un avantage très important dans un combat. Donc ce n'est pas absolument choquant.
Et puis l'histoire n'est pas fini : la technique, il n'est pas impossible que cela revienne, du moment où les niveaux de performances physiques auront tendance à s'égaliser (à un certain niveau).

Citation :
cacawette a écrit :
Il y a quelques années la mode était au "full contact" dans les sports de combat, ça n'as pas duré et il n'y a pas eu d'adepte d'une escrime de duel à mort ou même au premier sang.

Non, là il y a un mélange d'un peu tout.
D'abord, je ne connais personne qui aurait pratiquer le duel à mort ou au premier sang depuis un demi-siècle. S'il y en avait, ils seraient de toute manière en prison. Donc ne caricaturez pas.

Ensuite ne confondez pas les personnes qui pratiquent l'escrime ou une forme alternative d'escrime avec ceux des autres sports de combat. Il y a des gens qui font du judo ou du ju-jistsu, du karaté, du kung-fu... (la liste est très longue) et qui cherchent à acquérir des techniques pour se battre réellement. Ce n'est certainement pas la majorité des adeptes de sport de combat et il n'y en a aucun de ceux là dans le milieu de l'escrime au sens large.
Parce que quelqu'un qui voudrait faire de l'auto-défense avec une épée, cela se remarquerait un peu vite, et il y a tellement plus efficace (AK-47 avec une balle naviguant à mach 3).

Citation :
cacawette a écrit :
Innover pourquoi pas

Ce n'est à mes yeux possibles que si on sort du carcan mental actuel.
L'escrime d'aujourd'hui est l'aboutissement d'une tradition et d'une évolution historique.
Les voies explorées au travers des siècles ont été d'une très grandes variétés.
Aujourd'hui, l'escrime est cristallisée sur un type de pratique, héritage d'une longue évolution - et tout le monde n'en a pas conscience. On a conservé l'idée que nous aurions le fruit d'une sélection darwinienne conduisant à la perfection en escrime. C'est faux et c'est très mal saisir d'ailleurs le darwinisme. Chaque escrime n'est qu'une réponse à un contexte particulier. Faites évoluer ce contexte, et vous changerez d'escrime. Et notre escrime, c'est le résultat de cela - mais nous, maintenant que notre vie ne dépend plus de notre escrime, nous sommes beaucoup plus libre. Or, cette liberté nous ne l'exploitons pas.

Si vous voulez vraiment innover, le paradoxe, c'est qu'il faut d'abord se tourner vers le passé et comprendre les choix qui ont été faits tout au long de cette évolution pour en arriver là où on en est.

La démarche des Arts Martiaux Historiques Européens c'est justement se tourner vers les escrimes du passé (voir un exemple dans ce fil).
Et cela n'a rien de fantaisiste : c'est fait à partir des sources historiques, des traités, et après c'est mis en œuvre l'épée à la main pour valider. C'est long parfois ingrat mais cela vaut le coup.

Ce style de démarche, cela permet de réinterroger ce que nous faisons aujourd'hui, et cela ouvre le champ des possibilité en donnant des alternatives aux pratiques.
Changer le contexte, vous changerez l'escrime.

Date de publication : 11/12/2010 11:48
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Re: De l'épée au fleuret
#94
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Citation :
chti74 a écrit :
je trouve le sabre plus ludique que l epee et le fleuret

C’est bien ce que je reproche au sabre : s’éloigner de l’escrime pour chercher d’abord le ludique.

Citation :
Morkem a écrit :
Le sabre ne s'éloigne pas de l'escrime, elle s'éloigne de la notion de duel !!

Non, je ne suis pas d’accord, et il faut tout reprendre à la base.

D’abord, l’escrime, c’est un combat à l’arme blanche : c’est comme ça, c’est historique, que cela plaise ou non. C’est devenu un sport par la suite.
Et ça, c’est très important. Parce qu’il est des activités qui viennent du ludique avant de devenir sport. Par exemple, prenez le bowling : lancez des boules sur des quilles pour les faire basculer, c’est un jeu qui existe au minimum depuis le Moyen-âge et qui est pratiqué de manière constante. Le bowling, c’est la sportivisation au XIXe siècle d’une activité ludique. On codifie et règlemente la pratique pour l’harmoniser et on construit un système compétitif : c’est ça le phénomène de sportivisation né au XIXème siècle. Mais à la base du bowling, il y a une multitude de pratiques ludiques dont perdurent encore certaines formes tel le bouloir wallon ou flamand.

Or, la base de l’escrime, ce n’est pas une activité ludique mais des techniques de combat. Tout ce qu’on appelle sport de combat (escrime, boxe, karaté, judo…) ont une base qui n’est pas une base ludique mais martial. Cela change tout. Pour une activité ludique, vous faites ce que vous voulez. Dans un sport de combat, vous gardez toujours un fondement qui est le combat : vous ne faites plus ce que vous voulez, vous vous contentez d’encadrer un combat par des règles de sécurité qui font qu’il n’y aura pas de dommages pour les pratiquants.
Qu’il vous plaise d’introduire des règles destinés à rendre la pratique plus ludique, c’est toujours votre droit, mais il ne faut pas déplorer qu’on finisse à un moment par vous dire que vous vous éloignez du combat, donc de l’escrime.

Et ce type de débat, il existe dans tous les sports de combat : sauf en escrime, ce qui me paraît un peu suspect.

Pour finir, un mot sur escrime et duel. L’escrime, c’est le combat à l’arme blanche, et l’escrime actuelle est fondée sur un type de combat, le combat duel. Et encore, c’est plus précis que cela, c’est fondé sur un type de duel précis qui apparaît au 16ème siècle (pour le fleuret) et au 19ème siècle (pour l’épée et le sabre). Donc, l’escrime actuelle reste justement collée à cette notion précise de duel. Elle pourrait parfaitement s’en éloigner : mais elle ne pourrait jamais s’éloigner de la notion de combat sauf à se trahir et devenir autre chose qu’on ne saurait qualifier d’escrime.

Date de publication : 10/07/2010 11:42
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Re: De l'épée au fleuret
#95
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Citation :
XavierC a écrit :
(la biomécanique du bras et de ses articulations).

Encore une fois, c’est une analyse et une sensation personnelle. Je ne suis pas sûr qu’il y ait tant de gens qui passent souvent d’une arme à l’autre, et pour ceux qui le font, qu’ils aient des difficultés.
Et puis cette analyse, même si elle se conçoit rationnellement, elle reste difficile à mettre en œuvre. Maîtriser ses mouvements pour que le mécanisme de déploiement du bras soit différent d’une arme à une autre, cela ne tient pas seulement du rationnel ou de la volonté.
Donc après, il faut utiliser de petits exercices pour justement facilité l’enclenchement du bon mécanisme.

Citation :
ensiludium a écrit :
Au fleuret, la cible est plus large (paradoxalement)

Objectivement, la surface valable au fleuret se limite au tronc alors qu’à l’épée c’est l’ensemble du corps (ou plutôt de l’équipement que l’on porte, à l’exception de l’arme).
Pourtant, quand on vise à l’épée, on ne vise qu’une surface qui est petite, alors qu’au fleuret on vise de manière plus globale donc une surface plus large.

Citation :
XavierC a écrit :
je n'ai aucune attirance pour la pratique du sabre.

Toutes les armes actuelles sont le résultat de compromis qui sont critiquables.
A mes yeux, le sabre est l’arme qui est la plus problématique. Non pas qu’elle fonctionne mal en terme de jeu, mais je trouve qu’elle s’éloigne de l’escrime dans l’esprit.
Pratiquer à un petit niveau de temps à temps le sabre en non-électrique, je pense que c’est intéressant. Mais quand on tombe dans l’électrique et du niveau plus élevé, il y a des choses que ne sont plus très orthodoxes qui se produisent.

Date de publication : 06/07/2010 11:45
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Re: De l'épée au fleuret
#96
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Je n’ai pas le même parcours mais comme j’ai tendance à croire qu’un vrai escrimeur doit savoir pratiquer toutes les armes, j’ai quelques réflexions à proposer sur ce sujet.
Plutôt former à l’origine au fleuret, je peux passer du fleuret à l’épée et vice versa. Toutefois, je remarque que mon "épée" est beaucoup plus déréglée par la transition que mon "fleuret". En clair, le temps d’adaptation pour retrouver la technique spécifique de l’épée est plus grand.
J’ai cherché l’explication et le moyen d’y remédier. Je vais vous livrer ma conclusion : je tiens à préciser que je reste sur l’essentiel, qu’il y aurait plus à dire.

Il y a un point essentiel qui me crée la difficulté, et il se trouve au niveau du bras. A l’épée, le placement de la pointe et sa précision sont essentiels : il s’agit d’être capable de toucher une cible mobile grande comme une pièce de 1 euros. Au fleuret, la cible est plus large (paradoxalement) donc on va plutôt chercher la vitesse (ou éventuellement la force, mais en second lieu). Qui plus est, au fleuret, on craint la parade, d’où la nécessité d’approcher sa pointe en toute terminaison de l’attaque.

Cela a des conséquences sur la "biomécanique" du bras.
Au fleuret, pour aller vite, quand on attaque, on lance la main en avant et l’épaule suit et se bloque à la fin de l’extension du bras (si elle est complète). D’ailleurs, ce n’est pas systématique, mais si on observe bien on peut voir le coup d’épaule finale du fleurettiste à la fin de l’attaque.
Conserver ce mécanisme à l’épée est une catastrophe parce que c’est une arme de précision. Il faut absolument limiter le nombre des axes en mouvement lors de l’attaque. On peut être précis si on a un axe qui fonctionne mais c’est très difficile si on en a trois (axe de l’épaule + axe du coude + axe du poignet, sans parler d’autres mouvements du corps). Donc à l’épée, il s’agit d’abord de fixer l’axe de l’épaule en premier, puis on peut se concentrer sur les autres axes pour conserver sa précision. D’ailleurs si on préfère le contre de sixte à l’épée, c’est parce qu’il permet de n’utiliser qu’un axe, celui du poignet, et de garder sa précision (là où la quarte conduit à utiliser deux axes).

Tout ce dosage est très subtil, et c’est plus facile à dire qu’à faire.
Évidemment, j’ai utilisé le gros mot de biomécanique, vous vous voudrez bien considérer que je m’exprime à partir d’une expérience personnelle et non de données scientifiques. J’essaie d’exprimer un ressenti et de le transformer en mot. Pas évident. C’est un peu la recette que j’essaie d’appliquer pour les transitions difficiles entre les deux armes.

Date de publication : 02/07/2010 19:04
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Re: Le plus beau traité d’escrime jamais confectionné !
#97
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D'ailleurs le manuscrit C93 a aussi un second volume qui est le C94 et celui-ci devrait paraît-il être mis en ligne à une date indéterminée.

Date de publication : 22/06/2010 09:33
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Re: Le plus beau traité d’escrime jamais confectionné !
#98
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Pour être plus précis, le début des planches ne se fait qu'à partir de cette page http://digital.slub-dresden.de/sammlu ... rkansicht/275428508/0//3/

Date de publication : 19/06/2010 23:41
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Re: Le plus beau traité d’escrime jamais confectionné !
#99
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Je suis désolé pour ceux qui ont essayé le lien, mais il ne marchait pas, donc le voici fonctionnel : http://digital.slub-dresden.de/sammlungen/werkansicht/275428508/0/

Date de publication : 19/06/2010 23:07
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Le plus beau traité d’escrime jamais confectionné !
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Évidemment, il y a plusieurs traités qui peuvent être proposés à cette place de plus beau traité d’escrime jamais confectionné. On connaît énormément de traités aujourd’hui, mais il en reste sûrement de peu accessibles et mal connus. Donc il a fallu choisir parmi les très nombreux auxquels nous avons accès.

Le gagnant est : le manuscrit (MS) C93 de Paulus Hector Mair de 1550, conservé à la bibliothèque de Dresde.

Comme cela est indiqué, il s’agit d’un manuscrit et non d’un livre imprimé (technique inventée un siècle avant et volontairement laissée de côté). Il fait près de 500 pages et contient (je n’ai pas compté exactement) 300 planches de toute beauté : chaque image est placé dans un cartouche au dessus du texte allemand soigneusement calligraphié.

Beau livre ne signifie pas livre sans contenu autre de belles images. Certes, mon niveau d’allemand ne me permet pas de lire le texte, mais d’autres l’on fait : le MS C93 est une compilation des techniques de l’école allemande de Liechtenauer dont l’influence s’est étendue du XIVe au XVIe siècle.
C’est ignoré des escrimeurs sportifs contemporains, mais les techniques proposées par l’école liechtenauerienne sont basées sur des principes qui n’ont absolument rien à envier en terme de subtilité à la théorie du fleuret (elle-même très développée). Il n’y a en plus guère de toute sur l’efficacité de ces techniques utilisées par des hommes qui risquaient leur vie. Ces techniques ont été redécouvertes depuis une dizaine d’année à partir des divers manuscrits existants et étudiées par différents groupes réparties dans le monde.

Le MS 93 présente des techniques de combat. Ainsi, on verra des techniques de combat à l’épée, au couteau (le messer), au bâton, à la hallebarde, à la faux (!!!), à la serpe (!!!), au fléau, au gourdin, au poignard, et des techniques de lutte, sans armes. Mais l’essentiel, ce sont des techniques à l’épée, dite épée longue ou épée à deux mains. Il faut d’ailleurs noter que contrairement à l’imagerie populaire, vous ne verrez par d’armures (dans lesquelles seraient placés des brutes qui frapperaient n’importe comment de toute leur force). On ne passe pas son temps à se promener avec une armure de 20 kg sur le dos, alors qu’il y a moult occasions de se battre : les techniques de combat spécifique en armure existent, c’est ce qu’on appelle les techniques de demi-épée.

Pour consulter ce traité unique, c’est possible sur le site de la bibliothèque de Dresde : à cette page.
Les premières pages n’ont pas d’images. On peut cliquer sur les images pour les agrandir jusqu’à une très haute définition de 15Mo.

Le MS C93 a un concurrent direct : un autre manuscrit de Paulus Hector Mair qu’on nomme De l’art athlétique (De arte athletica). La différence, c’est que le texte est en latin, que les images sont de la main d’un autre artiste (mais ces traités sont de parfait symétriques).

Pour finir, il nous faut exprimer toute notre sympathie à Paulus Hector Mair qui a nous transmis ces merveilles au prix de sa vie. Effectivement, Paulus Hector Mair chargé des finances de la ville d’Augsbourg, a largement pioché dans les caisses pour financer ces projets, ce qui l'a conduit à être pendu.

Date de publication : 19/06/2010 12:31
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La Théorie pratique de l'escrime du sieur Batier
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Si les sanglots longs des violons de l’automne vous bercent d’une langueur monotone, vous pouvez égayer votre fin de semaine en lisant : La Théorie pratique de l'escrime du sieur Batier 1772.
Lien sur le site ensiludium, dans la partie Le Conservatoire.

Date de publication : 19/06/2010 11:12
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Re: Rapière sportive
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Ce qui ne signifie pas non plus que la rapière (ce qu'on met derrière ce mot n'est du tout aussi clair qu'il n'y paraît) ne puisse pas être une pratique intéressante en opposition.
Simplement, la voie qui est suivie là me semble peu convaincante.
Je suis d'accord que déjà, l'aspect prise de risque maximum dans le jeu n'est pas normal dans une optique historique : c'est même au contraire que l'on devrait tendre.
Également, le fait de tirer en short, comme on le voit sur la vidéo, cela démontre qu'il y a un problème. Je crois qu'il est indispensable d'utiliser des lames le plus rigide possible pour que la technique devienne correcte : ce qui a des implications en terme de niveau de sécurité, et donc de protection. Sans aller évidemment jusqu'à l'armure, il existe les protections nécessaires.
D'ailleurs, la tendance à l'allégement des tenues d'escrime sportive est une erreur.
Tout est lié : cela finit toujours par se répercuter sur la technique.

Date de publication : 08/05/2010 11:32
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Re: Rapière sportive
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Il est vrai qu'on peut créer à l'infini des disciplines pour se distribuer des médailles d'or (auris sacra fames) ; par exemple, puisque c'est bientôt la saison, je vous propose le craché de noyau de cerise.
(C'est une plaisanterie : le record du monde de craché de noyau de cerise est à 19,21 mètres ; essayez de faire mieux !).

Soit dit en passant, ces tireurs sont loin d'être nuls, du point de vue de l'escrime sportive. Il arrive de voir des vidéos dans lesquelles les tireurs ont manifestement un niveau de débutant, ce qui amène à s'interroger sur l'intérêt de poster un telle vidéo. Mais là, plus particulièrement pour l'un des tireurs, on voit qu'il y a une vraie technique d'escrimeur moderne, maîtrisée.

C'est d'ailleurs bien le problème : c'est de l'escrime moderne (avec tous ces défauts si on prend une optique historique). Et je ne vois pas trop ce que leur démarche apporte : soit pour l'escrime moderne, soit pour l'approche historique de l'escrime.
Cela me paraît une impasse.

Date de publication : 07/05/2010 13:59
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Rapière sportive
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Nos amis Étas-uniens sont d’un étonnant dynamisme. Sans doute moins attachés à des traditions, ils sont capables du meilleur comme du pire.
Le Lancet fencing de Chigago propose une approche sportive de la rapière.

Je trouve intéressant les pistes de réflexion qu’il y a dans leur document sur les règles à la rapière. http://lancetfencing.files.wordpress. ... /112709lancetrules_pk.pdf

Par contre, la pratique par le lancet fencing me semble beaucoup plus contestable (même si on y voit une application des règles) voir http://www.youtube.com/watch?v=Neoevwcbk3I . On a des déplacements d’escrime moderne (sauf qu’on peut tourner en rond), des touchettes d’escrime moderne (heureusement, il reste des oppositions de main gauche, des passes et des inversions de la ligne d’épaule).
Tout cela ressemble fort, techniquement, à de l’épée ou du fleuret (surtout épée) pratiqués avec un autre arme. On ne voit pas trop où est la (technique de la) rapière dans tout cela, ce qu’on a tendance à appeler ainsi en référence à un objet historique.
D’ailleurs, vous remarquerez que le Lancet fencing utilise des rapières très spéciales (électrifiées). Ces rapières (du moins, la garde) sont une création moderne. Vous trouverez là leur description : http://lancetfencing.files.wordpress. ... odernrapierphotostory.pdf
Cette « rapière » moderne est éloignée des modèles de rapières historiques par plusieurs éléments. Il n’est pas possible de varier la position de la main : une position de prime par exemple, ne semble guère possible ou alors sans que cela ressemble à une prime historique. D’autre part, il y a un problème sur le sens de la lame : on est censé pouvoir délivrer un coup de taille, le vrai tranchant étant parallèle du côté du tranchant de la main. Or, dans cette rapière, le vrai tranchant de la lame est tourné à 90° (sans doute pour préserver la lame en V).

Les propositions sur les règles restent intéressantes. Mais le Lancet fencing illustre bien les difficultés qui tournent autour d’une escrime historique.
D’un côté, si on est historique, il est nécessaire d’avoir un certain purisme technique : les techniques, on les trouve dans les traités, on ne les invente pas, on n’en utilise pas venu d’autres escrimes. Mais, l’inconvénient, c’est que ce sont des techniques pour tuer, et la question de la sécurité se pose. Donc, il faut trouver des solutions. Une solution est peut-être dans la limitation du geste : en rester à la reconstitution gestuelle, au purisme gestuel. Mais, alors, on perd l’aspect opposition, qui est une dimension indispensable du combat.
D’un autre côté, on peut plutôt pencher du côté sportif, et mettre justement en avant la nécessité de l’opposition. Mais alors, on risque de s’éloigner des techniques historiques pour en rester à la simple recherche d’une efficacité en fonction des règles posées.

C’est un peu le problème du Lancet fencing. Ils sont phagocytés par l’aspect sportive, à tel point qu’on ne comprend pas trop pourquoi ils utilisent le terme de rapière, pour une pratique, certes tout à fait légitime, mais peu historique.

De tout cela, j’en garde deux choses : les règles qui sont intéressantes, et la nécessité de conserver l’esprit d’une escrime ancienne, en tentant de respecter l’équilibre entre l’historicité de la technique et la pratique d’une opposition : difficile équilibre.

Date de publication : 05/05/2010 13:35
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Histoire des championnats du monde d’escrime
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Il semblerait que soit prévu la parution d'un livre qui s'intitulerait "Histoire des championnats du monde d’escrime", dont les auteurs seraient deux universitaires Thierry Therret et Cécile Ottogalli-Mazzacavallo, et Gérard Six.
L'ouvrage sortirait en 2010, la date n'étant pas précisée ; mais mon petit doigt me dit que ce devrait être avant début novembre.

Date de publication : 24/03/2010 18:27
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Re: Et si on parlait d'escrime?
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Je commencerai par exprimer mon désaccord sur un point précis : il n’y a pas trop de sujet de ceci ou trop de sujet de cela sur Escrime-info. Il y a des sujets, une multitude, et jusqu’à présent, on n’a jamais été limité par la place, donc, il n’y a rien à enlever.
Par contre, je vous rejoins pour dire qu’il y a manque, qu’il y a à ajouter.
Mais ce n’est pas un problème lié aux forums, aux modérateurs, à la structure du forum, ou aux participants. C’est un problème lié aux sportifs et aux escrimeurs français de manière plus générale.
Déjà, les sportifs ont souvent des discussions centrés sur le résultat sportif et il est vrai que cela occupe le terrain des discussions. Le sport, c’est un loisir, donc l’approche est souvent un peu superficielle : ce n’est pas obligé, mais c’est quand même un peu la pente naturelle du loisir – celle de la facilité.
D’ailleurs, cela se retrouve assez clairement dans le domaine de l’édition. Les éditeurs savent que les livres de sport, cela se vend mal : sauf évidemment pour des sports très très très populaires, et de préférence avec beaucoup de photos, et la signature de quelqu’un de célèbre sur la couverture. Mais pour quelque chose d’un peu plus sérieux, il n’y a plus grand monde.
L’escrime est un peu comme la plupart des sports sur ce plan-là. Et j’ai essayé de l’exprimer, il y a quelques temps : Qui s’y colle ?.
En plus, le sport est une activité physique. Donc, il s’agit d’abord et avant tout de la pratiquer. On peut comprendre qu’en parler ou y penser, cela n’arrive qu’en seconde préoccupation.
Mais, je vous rassure, je suis d’accord avec vous, c’est pourtant très utile d’en parler, et notamment de tactique. Il y a peu de gens qui l’ont fait, c’est la chose la plus difficile. Le livre de Harmenberg (qui est suédois) Epee 2.0, ce n’est pas seulement en le lisant qu’on va devenir bon, mais il est vrai que cela peut y contribuer (je l’ai lu et je connais coaches compendium : par contre le troisième, le lien ne fonctionne pas). On le sait tous qu’il y a des choses intéressantes à dire, qu’on en entend dans les salles, et que parfois, cela nous fait changer de vision et progresser.
Je regrette aussi que les échanges plus technico-tactiques ne soient pas plus nombreux. Moi aussi, je m’étonne qu’à l’étranger, le problème soit moins patent. Peut-être est-ce parce qu’en France, on est particulièrement bien traité en salle par les maîtres d’armes qu’on en ressent moins le besoin.

En tout cas, tout ce que je peux vous proposer, c’est de lancer ce type de sujet, et avec de la patience, peut-être que quelque chose émergera.

Date de publication : 23/03/2010 22:34
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Re: Escrime XVIIIe siècle - Ecole française - Quels parcours d'initiation ?
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Cela dépend où on veut aller, ce qu’on veut faire.
Étudier les traités, c’est une chose ; reconstituer les armes à la main, c’en est une autre.

D’abord, en tant qu’escrimeur moderne, on n’est pas non plus totalement dépaysée. Une fois qu’on a compris qu’une des spécificités dans les termes utilisés, c’est de nommer les bottes, en général quarte, tierce, seconde, quarte basse, flanconade… le reste ressemble à ce qu’on connaît, avec des variations de vocabulaire. Le problème, c’est justement de bien différencier avec ce qu’on fait aujourd’hui : et là, je crois que c’est une question d’esprit, plus que de pure technique. Et l’esprit, ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple à retrouver.

Pour ce qui est d’un ordre à suivre, je crois que là, cela dépend ce qu’on veut faire. Si c’est pratiquer les armes à la main, il faut à mon avis, prendre un traité (un bien complet), et s’y tenir en l’étudiant du début à la fin.
Si c’est pour lire les traités, il faut commencer par les plus simples : je dirais Girard, parce qu’il y a beaucoup de gravures, et un texte court, comme cela on s’en imprègne ; peut-être après, on peut enchaîner sur Angelo. Liancourt, ce n'est pas vraiment bien structuré, Labat, cela me semble beaucoup plus clair pour commencer, etc...
Mais il faut comprendre aussi que ce n’est pas tout à fait la même escrime : il y a vingt ans qui séparent Girard et Angelo, il y a déjà des différences tout en restant dans une continuité.

Il y a des différences liées à l’approche de l’auteur, mais il y a aussi des différences liées à l’approche que l’époque a de l’escrime. C’est un peu ça que j’appelle l’esprit et qui n’est pas simple.

Date de publication : 23/03/2010 22:05
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Re: Le Maître d'armes de Martin
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Non, c’est ça. Mais il faut quand même préciser que cela ne répond heureusement pas à un problème pratique. C’est-à-dire que je n’ai pas l’impression qu’il y ait des gens qui aujourd’hui apprennent l’escrime moderne ou des techniques anciennes pour s’en servir, au cas où.
L’attitude globale est très saine. C’est donc surtout une position de principe.

Date de publication : 23/03/2010 22:02
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Re: Le Maître d'armes de Martin
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Érasme de Rotterdam (1469-1536) est l’humaniste bien connu du XVIe siècle.
Dulce bellum inexpertis est le 3001ème adage d’Érasme qui en compte près de 4000. En tant qu’humaniste, donc tourné vers l’étude de l’Antiquité, Érasme commente ainsi des adages anciens.
Aussi Dulce bellum inexpertis n’est pas un adage crée par Érasme, mais un adage commenté par Érasme. D’ailleurs, il cite en introduction, Végèce ou Pindare, qui ont utilisé des adages similaires.

Il est notable que Dulce bellum inexpertis est le plus long adage (ou du moins, le plus long commentaire) d’Érasme. C’est un manifeste pacifiste, très argumenté et toujours actuel. Il faut se rappeler qu’Érasme est le contemporain de Luther, et qu’on peut même considérer ce manifeste comme un avertissement prémonitoire contre les conséquences des guerres de religions qui balaieront l’Europe pendant près d’un siècle

Personnellement, n’étant pas un latiniste distingué, je possède une traduction (avec le texte latin en regard) de Yvonne Rémy et René Dunil-Marquebreucq, éditions Berchem, Bruxelles, 1953 (109 pages).

Sur le sens de l’adage, je pense que c’est la première interprétation qui est la plus juste. Les traducteurs de la version que je possède, propose : La guerre est douce pour ceux qui ne l’ont pas faite. Je ne pense pas que cela interdise les autres interprétations, mais à titre secondaire, dérivé.

Sur le choix personnel de cet adage.
D’une part, je suis assez attaché au XVIème siècle, la Renaissance en France, les grandes découvertes (dans le logo d’ensiludium, on retrouvera une spirale d’or, déformée)… Donc, si je propose des travaux d’une part sur les traités d’escrime du XVIIIe, et un livre sur l’escrime de la fin du XIXe, il ne faut pas oublier que mon premier travail était sur un traité italien du XVIème siècle : Lovino. (et je rajouterai que mon souhait est de revenir au XVIe siècle, même si je sais qu’il reste un travail utile à faire sur les XVIIe et XVIIIe).
D’autre part, m’inscrivant dans un mouvement qu’on appelle les arts martiaux historiques européens (AMHE), ce qui correspond à peu près à l’étude des escrimes anciennes, je n’oublie pas qu’il s’agit de techniques de combat, et je ne veux pas ignorer à quoi elles servent ou plutôt ont pu servir. C’est donc une mise à distance de la finalité première de ces techniques et une manière de lever toute ambigüité sur l’usage qui doit en être fait aujourd’hui.

Dulce bellum inexpertis sonne pour moi comme un avertissement, tel celui que donna Érasme à un siècle qui ne l’entendit pas.

Date de publication : 22/03/2010 20:14
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Re: Le Maître d'armes de Martin
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Je vous remercie de vos remerciements (inutiles de me remercier des miens )

Effectivement, la mise à disposition des sources est le travail de base, le fondement sur lequel pourront se construire des études plus poussées dans l’avenir.
Pour des périodes antérieures au XVIIIe siècle et pour d’autres écoles (allemandes, italiennes), les traités étaient plus accessibles avec les multiples ressources disponibles en ligne. Et l’effet se fait sentir d’ailleurs au travers du travail dynamique de multiples groupes européens, par exemple sur l’escrime allemande des XIVe-XVIe siècle.

Pour ce qui est des traités d’escrime français du XVIIIe siècle, ils sont maintenant en ligne, même s’il reste encore quelques lacunes à combler dans le futur.

Ce qui est plus embêtant, c’est le XVIIe siècle français. Il n’y a pas tant de traités de cette période (de périodes antérieures, il n’y en a pas, à une exception prêt) et peu sont disponibles (Dancie, Desbordes, Besnard). Il y a des manques flagrants (sur des auteurs des plus classiques).

Ces traités étant assez longs, je crains bien de ne jamais m’y atteler seul.
La seule solution reste un travail collectif : le découpage d’un traité entre plusieurs transcripteurs.
La charge de travail serait ainsi légère (voire très légère) pour un résultat très utile.

Mais j’avoue que pour l’instant, je fixe la barre à 10 volontaires pour qu’on se lance dans l’aventure de la transcription d’un traité, afin que cela ne demande qu’un travail léger pour chacun avec un résultat gratifiant.

Date de publication : 21/03/2010 21:14
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Le Maître d'armes de Martin
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Le Maître d'armes de Michel Martin publié à Strasbourg en 1737 entre au Conservatoire.
Le traité de Martin est très proche de celui de Labat (1696) dont il s'inspire librement.
Il a l'avantage de nous donner une image de l'escrime de la première moitié du XVIIIe siècle, qui est légèrement différente de celle de la seconde moitié après Angelo ou Danet.
Je remercie Olivier Dupuis qui m'a fait bénéficié de ses recherches dans les archives de la ville de Strasbourg et des informations biographiques qu'il y a recueilli.

Voir à http://ensiludium.free.fr dans la partie Le Conservatoire.

Date de publication : 15/03/2010 22:24
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Escrime de loisir des temps anciens
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Fabrice Cognot, organisateur des Rencontres Internationales d'Arts Martiaux Historiques Européens, et doctorant en histoire, a cité ce court passage du roman l’Escoufle de Jean Renart, ouvrage de 9 102 vers écrit entre l’an 1200 et l’an 1202.

Un petit passage traite de l’escrime :

Li damoisiax avoit .j. mestre
Ki li aprent de l'escremie;
Por combatre nel fait il mie,
Mais por avoir grignor alaine,
Et c'est une chose certaine
Que hom va plus bel et plus droit
Et si en est on moût plus droit :
Tos cis biens vient de l'escremie.


Qui pourrait être ainsi traduit :

Le damoiseau a un maître
Qui lui apprend l’escrime

Il ne le fait pour combattre
Mais pour acquérir meilleur souffle

Et c'est chose certaine
Que l’homme va plus bel et plus droit

Et si l’on devient plus droit
Tous ces bienfaits viennent de l’escrime.


L'escrime de loisir au 13ème siècle.

Date de publication : 08/03/2010 22:46
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IXème édition des Rencontres Internationales d'Arts Martiaux Historiques Européens
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IXème édition des Rencontres Internationales d'Arts Martiaux Historiques Européens se dérouleront à Dijon du 6 au 9 mai 2010 sur le Campus universitaire.

Comme chaque année, cet événement très cosmopolite, avec des intervenants de l'Europe entière, proposera un riche programme.

Cette manifestation est ouverte à tous ceux qui veulent découvrir les AMHE sous toutes leurs formes.


Programme prévisionnel (pouvant évoluer) :
- Luis Preto, Jogo do Pau.
- Daniel Jaquet (GAGS, Suisse), épée longue selon le traité d'Hugo Wittenwiler (Cgm558) et le Kölner Fechtbuch (Hs Best 7020) : à l'écart de la tradition liechtenauerienne ? et/ou Combat en armure d'après les traités du 1er quart du XVIe siècle (Jorg Wilhalm, Hans Czynner) : les entrées en lutte
- Reiner van Noort, la serpe de Paulus Hector Mair
- Phil Marshall (The School of the Sword, Royaume-Uni)
- Wolfgang Ritter (Zornhau e.V., Allemagne), Harnischfechten, ou épée-bocle de Lignitzer.
- Predrag Nikolic (Zornhau e.V., Allemagne), Ringen (Lignitzer, Ott, Ringeck).
- Harald Winter (Dreynschlag, Autriche), Fühlen und Nachreisen
- Olivier Dupuis : le travail au bâton à deux bouts tel que présenté par Johann-Georg Pascha dans deux de ses ouvrages (1660 et 1673).
- Matt Easton (Schola Gladiatoria, Londres) : British Army sabre method (1845-1889)
- Christof Ritter (Zornhau e.V., Allemagne) : la Hache de Talhoffer et des Allemands.
- Szabolcs Waldmann : Joachim Meyer's Zürkel (Circle) with the Longsword
- Mishael Lopes Cardozo (AMEK) : Peter von Danzig's lever and locks
- Scott Brown (WMAC) : Winden skill drills, I.33 skill drills (2nd and 3rd Obsessio
- Kit Mitchell : "George Silver - Distance & Dynamism, Gaining the Place", looking at distance judgement exercises, height differences and length of weapons.
- Martin Enzi (Dreynschlag, Autriche) : Messer Demonstration (à confirmer)
- Eugenio Garcia Salmones : Giganti, Capoferro, Fabris et la dague et la rapière.
- Colin Richards (Arts of Mars, Allemagne) : La Dague.
- Simon Blanchet et Pierre-Alexandre Chaize : le Dusack de Meyer
- Roman Vucajnk (Academia artis dimicatoriae, Slovénie): Joachim Meyer- Fighting with dagger


Renseignements : http://www.hemac-dijon.com/index.php/fr_FR/edition-2009.html

Date de publication : 08/03/2010 22:37
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Re: Enchères : vente de livres d'escrime
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Pas de problème DeLDEL !
Tu veux les secrets de l'épée de Bazancourt en livre, avec une jolie reliure, et à un prix plus raisonnable.
Cela existe Fines Mundi est une boîte allemande qui réalise des reproductions de livre ; or ils ont un catalogue de livre d'escrime tout époque, toute langue.
Il se trouve qu'ils ont les secrets de l'épée et qu'ils proposent une version à 35 euros et une version à 39 euros (rajouter les frais de port au alentour de 7 euros).
Voila leur site internet www.fines-mundi.de
En leur envoyant un courriel, ils te feront parvenir leur catalogue escrime (en français ils proposent : Bazancourt, Girard, Liancour, Giganti, Diderot (Angelo), Demeuse, Olivier (français et anglais), La Boessière, Lafaugère (version roret), Saint Martin, Giganti).
Cerise sur le gâteau, ils répondent en français.

Date de publication : 15/01/2010 12:51
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Re: Enchères : vente de livres d'escrime
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Vu les prix pratiqués, vous aurez meilleur compte de télécharger le livre : les secrets, cela se transmet aussi par fichier.
Les secrets de l'épée de Bazancourt

Date de publication : 15/01/2010 12:25
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Traité en raccourci par Brémond
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Voilà un week-end fort neigeux pour beaucoup.
Je vous propose de le mettre à profit par la lecture d'un petit traité d'escrime : Traité en raccourci sur l'art des armes.
C'est un court traité de dix pages (dans la version proposée) qui va à l'essentiel et qui est parfaitement lisible pour un escrimeur moderne.
Brémond est sans doute le premier historiquement à conseiller l'usage du masque d'escrime.

Voir dans Le Conservatoire à http://ensiludium.free.fr/
(Seul endroit sur internet où vous trouverez les traités de Brémond, O'Sullivan et Gordine ; tous de l'École française du XVIIIe siècle).

Date de publication : 08/01/2010 21:22
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Re: Décès du Maître Georges MAYOUX
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Vous pouvez consulter la nécrologie de Georges Mayoux paru dans Le journal le Progrès de ce jour. Vous retrouverez son palmarès et son parcours.

Petit anecdote supplémentaire concernant le père de Georges Mayoux, qui était lui-même maître d'armes. Petit texte fourni par un de ses amis René Brenoux : "Son père Antoine devint maître d'armes en 1914 à Joinville. La remise des diplômes devait avoir lieu le jour de leurs départ pour le front, elle fut donc remise à une date ultérieure sur demande des intéressés. Le sergent Mayoux, étant devenu officier, n'avait plus le droit à ce diplôme. Il lui fallut faire beaucoup de formalités pour qu'enfin, et sur intervention de l'Élysée, le ministre de la guerre lui délivre le fameux diplôme sans que pour autant il perde ses galons gagnés au front".

Je rappelle que l'École de Joinville forma les maîtres d'armes militaires à partir de 1872. Les maîtres d'armes militaires de cette époque étaient sous-officiers au grade maximum d'adjudant.

Date de publication : 08/01/2010 21:17
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Re: Escrime de Duel à Conflans
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Citation :

alexaking a écrit :
Ce week-end sera animé par Maître Olivier DELANOY.


J'y aurais mis deux N : Delannoy.

Date de publication : 08/01/2010 20:54
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Re: Vidéos à gogo [rares pour l'histoire de l'escrime]
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La vidéo postée aujourd'hui mérite aussi une mention spéciale.
Il s'agit d'un gala d'escrime en 1939.
Chose rare on peut voir (en partie), un mur.
Le mur, c'est bien de l'escrime. C'est en fait un exercice préparatoire à l'assaut, très codifié, et qui est mentionné et décrit dans nombre d'ouvrages du XIXème siècle. Le plus impressionnant ou curieux étant la situation où un tireur se retrouve fendu avec la pointe de son arme dirigé vers lui-même.
Ici, on peut voir un peu de ce mur à partir de 1 min 20 dans la vidéo suivante : http://www.youtube.com/watch?v=8tYhw-HjvCY

Date de publication : 08/01/2010 13:20
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Re: Vidéos à gogo [rares pour l'histoire de l'escrime]
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Petit rappel : depuis le dernier message, John Trojanowski a continué a posté une vidéo par jour sur http://www.youtube.com/user/schlager7

Quelques conseils :
- Une rencontre franco-italienne en 1938 salle Wagram : du très beau fleuret non électrique !
- Une démonstration aux trois armes des deux français justement les plus titrés aux trois armes, Lucien Gaudin et Roger Ducret en 1924. A noter, un assaut d'épée très fleurettiste.
- Un entraînement de sabre : en 1914, du sabre à cheval, même s'il n'y a pas de cheval... Pendant le Guerre de 1914-18, le sabre a continué à être utilisé ; marginalement, mais il est bien présent ainsi que la lance, notamment dans des opérations de reconnaissance par la cavalerie. J'en veux pour preuve le livre : "Sabre au poing" de Marcel Dupont, 1931 - vidéo postée aujourd'hui même ici

Date de publication : 04/01/2010 12:14
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