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Re: Livre sur l'escrime
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Citation :

mini-fencer a écrit:
un livre sur l'ecrime,..., mais datant de 1740. Si cela vous intéresse...

Je suppose qu'il s'agit du "Traité des armes" de Pierre Jacques François Girard, seconde édition de 1740 (la première 1736).
Il n'y en a pas plusieurs de 1740 contenant un petit rappel sur le fonctionnement des salles d'armes.
Je crains qu'il ne réponde pas aux attentes de notre ami Thanatos telles qu'il les a exprimées. Il s'agit d'un véritable traité de combat (voir les quelques planches sanglantes), pas vraiment destiné aux salles d'armes pour le divertissement.
Mais c'est un traité remarquable par ses nombreuses planches et assez simples de lecture pour commencer à étudier l'épée de cour.
On peut en trouver une copie sur Gallica pour le plaisir des yeux : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k229941w

Disposez-vous d'un exemplaire original ?

Date de publication : 07/10/2009 19:35
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Re: Livre sur l'escrime
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Citation :

Thanatos a écrit:
Donc si je comprends bien il n'y a que l'Escrime aux trois armes de Cléry, ed Amphora qui est encore disponible mais uniquement en commande par la FFE c'est bien cela?

Il est marqué en rupture de stocks sur le site de la FFE, pour l'instant.

Citation :

Thanatos a écrit:
Pour ce qu'est la méthodologie de l'intervention c'est tout ce qui est sur la construction d'une séance d'entraînement, avec la préparation physique, l'observation, l'échauffement etc...

En disponible, il y a "Escrime, enseignement et entraînement" de Daniel Popelin chez Amphora.

Le sport en général a assez mauvaise réputation auprès des éditeurs : les livres de sports se vendent mal. Donc quand c'est en plus dans un sport de "taille" modeste, autant dire qu'il n'y a plus grand chose. Si quelque chose peut paraître, il faut que cela une initiative de la FFE (comme cela a déjà été le cas). Sinon, les éditeurs ne se bougeront pas.

A la FFE, il y a eu de disponible : Le manuel de l'Éducateur et les fiches de l'Éducateur (plus dispo. mais pourquoi ? Certes il y aurait de la mise à jour à faire).
Et sur le site de la FFE en vidéo, Les déplacements, Apprentissage et perfectionnement au sabre (http://www.escrime-ffe.fr/Site_FFE/boutique/extraits_videos.htm)

Dans les livres qui ont été publiés sur le sujet mais plus disponibles sauf en occasion, il y a :
- L'entraînement des escrimeurs de Battesti (accès ancien et sans doute daté)
- les livres de Pierre Thirioux "Escrime moderne aux trois armes" et "Escrime au fleuret" qui contiennent des pages sur ces aspects
- Les livres de Daniel Revenu qui se penche sur l'enseignement de l'escrime : tel Escrime et éducation

Date de publication : 06/10/2009 23:09
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Re: Livre sur l'escrime
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Il n'existe pas vraiment de livre qui traiterait de la totalité du sujet escrime.
Qui plus est, les livres ne sont plus forcément disponibles chez les libraires et il faut les trouver d'occasion.

Peut-être le meilleur compromis, le tout-en-un est le livre : Escrime de Gérard Six. Il date de 2001 et n'est plus disponible : mais c'est un projet éditorial intéressant pour donner une vision globale, par contre sans approfondissement.
J'aime moins personnellement le "Escrime, l'invention du sport" du même auteur. Le livre est d'un format moins agréable et ne traite pas de certains aspects (techniques) par rapport au précédent cité.

Pour le livre Que sais-je de Daniel Revenu, il n'est pas inintéressant mais je ne le conseillerais pas : je pense qu'en fonction de vos attentes, il vous décevrait.

Donc, je propose ensuite une liste de livres spécialisés :
*** histoire de l'escrime :
* Moyen Age : rien pour l'instant (du moins pas un livre unique)
* Période Renaissance : The martial arts of Renaissance Europe de Sydney Anglo (malheureusement toujours pas traduit depuis 2000)
* Temps modernes (16e-18e): Croiser le fer de Pascal Brioist, Hervé Drévillon, et Pierre Serna, Champs Vallon, réédité en 2008.
* 19e-Belle Époque : La Belle Époque de l'Escrime, Ensiludium (auto-promotion)
*** règlement : il n'y a pas. Il faut lire le règlement. Ou utiliser les DVD d'arbitrage.
*** sur la méthodologie de l'intervention : je ne vois pas ce que c'est.
*** situations d'entraînement : plutôt sur la technique de l'escrime que sur l'entraînement, l'Escrime aux trois armes de Cléry, ed Amphora (épuisé mais disponible auprès de la FFE). Si c'est sur la pédagogie de l'escrime, les livres de Daniel Revenu, Escrime de Daniel Popelin ed Amphora et les fiches de l'éducateur de la FFE (épuisées)

Date de publication : 06/10/2009 16:27
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Re: poignées Prat
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Citation :
colonna a écrit :
D’ailleurs, pour faire tomber définitivement le brevet, je propose de lancer un grand concours : allez aux musées d’escrime, faites appel aux collectionneurs, fouillez vos greniers, fréquentez les brocanteurs, consultez les anciens catalogues de fabricants.


Je relève le défi et vous fais ma proposition : la poignée Doyen créée par le docteur Eugène Louis Doyen, qui a justement un siècle (bien vu).

Doyen (1859-1916) était un célèbre chirurgien de la Belle Époque. Il a laissé son nom dans l’histoire médical notamment par ses inventions en matière de matériel chirurgical : la fameuse pince clamp Doyen.
Doyen était escrimeur, et on conserve la mémoire d’un de ses duels (victorieux) à Nice en 1910 contre la capitaine Van Langhendoncq (belge). Vous imaginez bien que du matériel médical à la poignée pour l’escrime, il n’y avait qu’un pas, qu’il franchit en 1906.
Image redimensionnée
Pour plus d’informations sur le docteur Doyen : Bibliothèque Interuniversitaire de Médecine et d’Odontologie (BIUM) : http://www.bium.univ-paris5.fr/histmed/medica/doyen.htm

Voici la poignée Doyen : cette image est tirée d’un catalogue Souzy d’avant la Grande guerre que Sébastien Vermandel avait eu l’amabilité de mettre en ligne.
(notez que c'est un modèle déposé)

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Si vous souhaitez comparer les deux poignées, je vous propose un petit montage : Prat à gauche, Doyen à droite.

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On remarque que les deux poignées sont relativement droites, avec deux ergots d’un côté, placés un peu différemment ; la poignée Doyen a un troisième ergot de l’autre côté.

Pour finir, puisque la "nouvelle" poignée Prat est le fait d’un monégasque, je ne peux m’empêcher de citer le texte de la BIUM, sous forme de clin d’œil.
"E.-L. Doyen était en effet doué d’une coordination œil/main probablement exceptionnelle qui faisait de lui, en dehors de la chirurgie, un tireur d’élite qui gagna un jour un concours à Monaco et un redoutable escrimeur."

Date de publication : 16/09/2009 21:59
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Re: Le Duel par Alexandre Kouprine
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Citation :

vTROTTA a écrit:
Le point capital, pour donner un coup de sabre, c'est de faire agir, non pas l'épaule ou le coude mais l'articulation du poignet. Il fit tourner plusieurs fois le poignet de sa main droite et la lame de son sabre décrivit au-dessus de sa tête un cercle étincelant.
...
Quand on donne un coup, il ne faut chercher ni à battre, ni à trancher l'objet, il faut agir comme si on sciait quelque chose, en retirant le sabre en arrière ... vous comprenez ? Et surtout n'oubliez pas que le plat de la lame doit absolument être incliné par rapport à la surface à sabrer ; c'est indispensable. En agissant ainsi, vous obtenez un angle plus aigu.

Plusieurs réflexions :
- Sur l'aspect de "sciant" donner pour couper, cela se retrouve tout à fait dans les traités français de sabre ; au moins à la fin du 19e. Cela a été par la suite oublié : mais il fut une époque où on exigeait ce sciant même en escrime sportive, à la Belle époque.
- Sur la technique de coupe par inclinaison de la lame : mis à part justement le sciant, la technique de coupe pure est peu abordé. Sans doute parce qu'on ne joue pas à couper des cibles inanimées mais qu'on vise le combat. Couper proprement n'est pas une question qui se pose vraiment en combat. Il y a déjà suffisamment à craindre des éventuelles protections que l'adversaire peut porter et qui pourrait limiter voire empêcher le coup de taille de faire son oeuvre. Le personnage propose de réaliser un angle aigü avec la cible ; mais il oublie complètement de parler du plan de coupe : le plan dans lequel se meut la lame avant de heurter la cible.
- Sur les moulinets avant de donner le coup : l'utilisation de moulinets relativement peu conseiller à la fin du 19e siècle (sauf à titre d'assouplissement du poignet ; on les retrouve dans les techniques de cannes et bâtons). Mais en fait, il y a là un problème de fond. Tout dépend de quel sabre on parle : le sabre lourd des militaires ou le sabre très léger que les italiens utilisent en duel et dont nous avons hérité (la sciabola). Dans le second cas, la légèreté de l'arme permet de se contenter de simples mouvements de poignet. Avec des armes lourdes, le coup ne peut partir que du coude ou de l'épaule : d'où l'intérêt d'utiliser les moulinets. D'ailleurs la préoccupation de la coupe doit être secondaire en ce cas : on pense aussi que son sabre une arme contondante.

Cela dit, c'est un "témoignage" intéressant à verser au dossier du sabre.
A la même époque, en France, la doctrine était de faire du sabre une arme de pointe. On considérait que le militaire devait donner un coup de pointe (présumé plus efficace) avant que de se risquer au coup de taille.

Date de publication : 04/04/2009 15:09
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Les deux amants de Lyon
Habitué
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En ce 1er janvier 2009, pour fêter la nouvelle année, je vous propose une petite histoire vraie : un fait divers s'étant déroulé en mai 1770, ayant pour principal protagoniste un maître d'armes de Lyon : Faldoni.
Point d'escrime dans cette histoire qui a marqué les esprits et a donné lieu, dans les quarante années qui ont suivi, à divers commentaires et quelques oeuvres.

Voici l'histoire contée Fernand Baldenberger (spécialiste de littérature comparée) dans un extrait d'un article tiré Revue d’Histoire de Lyon, de 1902.

Citation :

Les deux amants de Lyon

Les registres paroissiaux d'Irigny (Rhône) renferment deux procès-verbaux dressés à la date du trentième mai 1770 en vertu d'une ordonnance rendue par Mr. le Juge de la juridiction d’Irigny, et constatant l’inhumation de deux personnes: « Marie Lortet, fille du sieur Lortet dit Meunier, traiteur, demeurant à Lyon, rue Sirène, et de Claudine Girardin, son épouse » ; « sieur Faldoni, maître en fait d'armes, demeurant à Lyon, dont on ignore la patrie ». Un renvoi mis en marge de ce dernier acte porte ces mots : « Italien de nation ». Tel est, dans sa brièveté administrative, le témoignage le plus impersonnel qui subsiste d'un fait divers lyonnais dont le retentissement fut singulier à la fin du XVIIIème siècle. Ces deux noms, que l’état- civil réunissait sur la même page d'un registre, étaient ceux des « deux amants de Lyon », qui, n'ayant point voulu être séparés par le destin, s'étaient ensemble réfugiés dans la mort : double suicide accompagné de circonstances qui attirèrent sur ce couple désespéré l'attention du public, et dont la littérature a conservé le souvenir.
Le Journal encyclopédique de juin 1770 publia une lettre adressée de Lyon dès le 31 mai, « au sujet d'un double meurtre entre amant et maîtresse ». « Il vient de se passer ici, écrivait l'anonyme correspondant lyonnais, une scène affreuse. Un Italien, nommé Faldoni, maître en fait d'armes, ayant fait un violent effort dans un de ses exercices, les chirurgiens lui annoncèrent de se préparer une mort qui ne pouvait être éloignée. Ce malheureux était depuis quelque temps passionné pour une demoiselle qui l’aimait avec une égale ardeur. L’avis des chirurgiens fit d'abord naître entre ces deux amants les transports du désespoir. L'Italien jaloux ne pouvait se résoudre à laisser son amante après lui; et celle-ci protestait qu'elle ne pourrait lui survivre. Sur ces assurances, Faldoni roule dans sa tête l’idée la plus funeste; mais avant de l’exécuter, il veut éprouver la sincérité des sentiments de sa maîtresse. Dans un moment de tendresse et de douleur, il lui fait répéter plusieurs fois que sans lui la vie lui est odieuse ; alors tirant de sa poche un flacon: c'est du poison, dit-il, et à l’instant il avale. Son amante éperdue lui arrache le reste, et le boit avec avidité ; mais il lui avoue qu'il n'a voulu qu'éprouver son amour et son courage »
Faldoni, feignant de céder aux instances de ses amis, affecte « d'être rendu à lui-même », et s'éloigne de Lyon. « Quelques jours après, la demoiselle demande à ses parents, témoins de son douloureux état, d'aller prendre l’air dans leur maison de campagne au village d'Irigny, sur les bords du Rhône, à 2 lieues d'ici ; l'Italien ne tarde pas à s'y rendre muni de deux pistolets, et, de concert avec lui, elle écrit à sa mère pour lui faire de funestes adieux. Après avoir écarté les domestiques, ils se renferment dans la chapelle de la maison. Là, ces deux amants, assis au pied de l'autel, se sont liés ensemble par le bras gauche avec un ruban, de manière qu'ils avaient chacun un pistolet appuyé contre le cœur et, en s'écartant un peu, le ruban a fait partir les détentes; ils se sont tués tous les deux au même instant. Cependant la mère s'était hâtée pour prévenir cet affreux projet ; mais elle ne trouve plus que les deux cadavres. Sa fille avait les yeux bandés avec un mouchoir, et Faldoni la tête couverte du coin de sa redingote. Ce misérable, qui a entraîné à un si cruel sacrifice une victime
digne d'un meilleur sort, avait trente ans, et son amante à peine vingt. Cette scène tragique a transpiré, et la justice a envoyé sur les lieux pour faire exhumer ces deux cadavres. »
Cette relation, reproduite par les journaux de l'époque, rendit l'aventure des amants de Lyon, assez banale au fond digne de mémoire et d'attendrissement. Les âmes sensibles du temps, si promptes aux larmes, s'apitoyèrent sur ce couple infortuné. Sans doute les détails matériels de ce double suicide - la campagne toute proche, l’autel témoin de ces noces tragiques, les deux détentes partant au même instant - n'étaient-ils point pour déplaire à un âge qui raffinait volontiers sur sa sensibilité. Il n'est pas jusqu'à ce « ruban » fatal qui n'ait d’apparaître intéressant : on le verra blanc au rose, comme un accessoire de bergerie. En tout cas l’Esprit des Journaux pourra écrire, à treize ans de là, dans sa livraison d'octobre 1788 : ; « On n'a pas encore oublié la tragique histoire des deux amants de Lyon, Le bruit de leur mort a d'abord été consigné dans le Journal Encyclopédique, et a retenti partout. » La Correspondance littéraire de Grimm dira de même, et à la même date : « La catastrophe est connue. »
La chronique et l'érudition lyonnaises ont reproduit, avec quelques variantes légères, le récit de ce fait divers de 1770. Amplifié, dénaturé ou interprété selon des préférences d'écrivains ou d'époques, il a laissé sa trace dans la littérature de la fin du XVIIIe siècle et du commencement du XIXe siècle. Et s'il n’a pas, comme d'autres faits divers retentissants, suscité un Werther, un Rouge et Noir, une Affaire Clemenceau ou un Disciple, ce n'est pas faute d'avoir tenté l'ingéniosité des littérateurs ou attiré leur attention.

(… suit une analyse détaillée des effets littéraires de ce fait divers)

Date de publication : 01/01/2009 21:19
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Re: Le maître d'armes
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C'est l'édition dont je dispose.
En fait, c'est bien cher pour ce que c'est : c'est le texte brut, sans appareil critique, d'une oeuvre tombée dans le domaine public ; et en plus, ce n'est pas un bon Dumas. (il y en aurait une autre édition chez Maisonneuve et Larose).
J'ai donné un lien pour le lire en ligne (au-dessus). En voici un autre pour télécharger le pdf.

Date de publication : 21/12/2008 12:53
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Le maître d'armes
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Le maître d'armes, c'est Augustin Grisier (1791-1865), qui non seulement professa à Alexandre Dumas, mais devint le héros d'un de ses romans, intitulé naturellement, le maître d’armes.
Augustin Grisier a commis un traité d'escrime préfacé par Dumas, les armes et le duel, dédicacé à Nicolas Ier Empereur de toutes les Russies, où il nous montre qu'il n'avait pas moins de faconde que son élève.
La photo étant "officiellement" inventé en 1839, il n'était pas impossible d'avoir une photo de Grisier... que voilà ! (en direct d’Europeana qui commence progressivement à fonctionner à nouveau).

Joyeux noël !

Date de publication : 20/12/2008 15:44
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Re: Livre de J. Castanet
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Citation :

capitan a écrit:
PUB ou INFO ???

INFO.
Cela fait partie de l'exception culturelle. Livres, films, expos, concerts, voire restos... Le domaine culturel quand on en parle, c'est de l'information.
Surtout qu'en matière de livres, ce n'est pas ce que vont gagner les auteurs qui va rendre l'opération commerciale. A part une poignée d'auteurs (qui ne traitent de toute façon pas de l'escrime), compte tenu du temps passé, ils n'obtiendront même pas un RMI horaire. Donc, c'est par passion qu'ils ont écrit : rien d'autre. Et pour ceux qui nous fournissent l'information, c'est par amitié pour l'auteur et par intérêt pour l'escrime
Le livre de Jacques Castanet entre dans la catégorie "beau livre" avec pas mal de photos couleur et des chapitres assez courts sur l'histoire de l'escrime.
Le livre de Rémy Delhomme est une nouvelle longue ou un court roman : donc, vous ne prenez pas de risque à le lire, puisque c'est assez court en 167 pages peu chargée typographiquement. Je l'ai reçu commencé aujourd'hui et pas fini pour l'instant...
Sinon, toujours disponible et sorti cette année : La Belle Époque de l'Escrime, sur la transformation de l'escrime en sport il y a un siècle. Informations sur http://ensiludium.free.fr/.
Enfin, c'est juste une INFO...

Date de publication : 10/12/2008 22:35
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Re: sentiment du fer
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Ah non, désolé, pas collègue.
En tout cas, le question de Coupdegriffe permettait une intéressante précision.

Date de publication : 16/10/2008 22:35
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Re: sentiment du fer
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C'est vrai.
Avec une poignée droite, on a un pommeau. Celui-ci a le rôle de contre-poids par rapport à la lame. Ainsi, l'arme est mieux équilibrée et la main est plus positionnée vers le centre de gravité. Donc, si on comprend bien ce qu'est l'effet de levier, on voit que la main est idéalement placée.
Avec une poignée cross, il n'y a pas de pommeau, le centre de gravite en plus éloigné de la main.

D'où avec une poignée droite : on a moins besoin de forcer pour bouger la pointe, on est moins crispé pour tenir la poignée, d'où une meilleure sensation, un meilleur sentiment du fer.

Date de publication : 16/10/2008 18:44
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Re: sentiment du fer
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Le sentiment du fer est une réalité très concrète que nous vivons tous les jours, nous escrimeurs. Ce n'est pas une intuition, c'est juste du traitement de l'information tirée d'un de nos sens, le toucher : la lame devenant prolongement de notre bras.

En escrime, le sentiment du fer, c'est la capacité de ressentir par le toucher ce que fait l'adversaire. Sachez que le toucher est traité beaucoup vite par le cerveau que la vue. Ainsi, s'il dégage, vous le sentirez avant par le toucher, et après vous le verrez. Mieux vaut réagir au toucher, on gagne du temps (mais cela demande un apprentissage et apprendre à ressentir justement : l'apprentissage des sens, c'est un chose longue et compliqué).
Il est vrai qu'ensuite, il peut y avoir une part d'interprétation de l'information pour prévoir les actions futures, presque de l'intuition. Est-il mou ou dur au contact ? Cela change tactiquement le coup à faire : mou, battez-tirez droit ; dur, battez-dégagez. Le sent-on fébrile ou nerveu ? C'est une signe quandtà ses réactions sur de futurs feintes...

Pourtant, techniquement, le sentiment du fer a tendance à régresser de nos jours. Simplement parce qu'on n'engage plus les lames comme qu'on le faisait auparavant : on a développé un jeu plus à base de déplacements et moins avec un jeu de la main. On se déplace plus, on est plus éloigné et donc, il y a moins d'occasion d'engagement des lames et moins d'occasion d'user du sentiment du fer.
Cependant, rassurez-vous, il existe toujours, dès qu'il y a contact des fers : lors des rares engagements, mais aussi lors des parades, des attaques au fer, et des prises de fer...

Sachez que le livre de Brioist, Drévillon, Serna, "Croiser le fer", était prévu pour s'appeler "Le sentiment du fer" . Malheureusement, l'éditeur a insisté pour changer le titre.
En regardant rapidement, j'ai retrouvé le passage sur le sentiment du fer, qui cite Nicolas Demeuze en 1778.

Citation :
Nicolas Demeuse a écrit :
Sans le secours des yeux et par le seul tact, nous distinguons si, par la jonction des lames, nous sommes engagés plutôt au-dedans qu'au-dessous, ou plutôt au-dessus qu'au-dedans des armes, ce qu'il est absolument essentiel de connaître pour mettre les principes qu'on a reçus en exécution. Ce tact léger d'un engagement simple, d'un croisement ou d'un coulement d'épée, nous prévient quand l'adversaire dégage, quand il détache une botte, ou quand il fait d'autres attaques.


Cette notion a été comprise bien avant. Dans les escrimes du 15e siècle, on a déjà des notions qui visent ces sensations au contact du fer adverse : Hart ou waich (fort ou faible au niveau de la résistance de la lame).

Date de publication : 13/10/2008 22:41
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Re: Fédération des Arts Martiaux Historiques Européens
Habitué
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Citation :
Eldarath a écrit :
Bonjour à toutes et à tous,
Ceux qui sont sensibles à la pratique de l'escrime historique devraient visiter ce site :

Bonjour Eldarath,
C’est bien dommage que vous fassiez l’effort de vous inscrire spécialement sur Escrime-info pour votre message, sans faire celui de vous inscrire sur le forum en question pour discuter du sujet.

Citation :
Eldarath a écrit :
Je connais très bien le milieu de la reconstitution et ce que tu décris est très minoritaire. la plupart des groupes sont très sérieux sur la sécurité et l'authenticité de leur pratique.

C’est bien de savoir ce qu’est la reconstitution car je doute que la majorité des personnes sur escrime-info le sache.

Les AMHE consiste à reconstituer les techniques individuelles de combat de notre histoire (hors armes à feu !). Cela inclut, certes, des escrimes anciennes, mais avec des « armes » très diverses et historiques, et aussi des techniques de lutte à mains nues : nos escrimeurs modernes s’arrêtent leur du corps à corps mais vous imaginez bien qu’un combat pouvait se poursuivre à mains nues. Les AMHE visent plus larges que l’escrime historique ou ancienne.

Ce que ne sont pas les AMHE : de l’escrime artistique ou de la reconstitution telle qu’on trouve beaucoup dans les fêtes médiévales et qui consiste à reconstituer la vie d’une période.
Le but des AMHE n’est pas de se donner en spectacle mais de retrouver à partir de sources historiques, des traités, les techniques d’époque, et de les mettre en application, notamment dans des situations d’opposition (de combat simulé) avec le souci majeur de la sécurité.

Citation :
Eldarath a écrit :
J'ai trouvé pour ma part certains propos assez "limites" quant à la FFE et le statut de maître d'armes ainsi que vis à vis de certaines catégories de passionnés de cette discipline.

Je ne pense pas. Au pire, cela consiste à constater que nous suivons une démarche différente à l’escrime moderne et sportive.

Citation :
Eldarath a écrit :
En fait je ne comprends pas vraiment pourquoi ils ne viennent pas renforcer les rangs d'une structure déjà existante qu'est la notre

Est-ce que la FFE est prête à accepter des lutteurs utilisant les techniques de l’allemand Ott du 15e siècle, ou la dague selon Fiore Dei Liberi (15e siècle) ? Êtes-vous prêt à apprendre le maniement du bâton selon Paulus Hector Mair (16e siècle) ou la hache d’arme telle que pratiquée au 15e siècle d’après un traité Bourguignon ?
En fait, les AMHE incluent des pratiques d’escrime (que je n’ai volontairement pas cité ici) mais sont plus larges. La fédération de lutte ou celle de boxe (qui inclut la canne de combat et le bâton) pourrait tout autant revendiquer une part des AMHE.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que la démarche AMHE est une démarche. Nous ne faisons que rejoindre une démarche internationale :
ARMA aux USA : http://www.thehaca.com/
HEMAC en Europe : http://www.hemac.org/
AEMMA au Canada : http://www.aemma.org/

Citation :
Eldarath a écrit :
La discussion y est virulente sur la judiction de cette potentielle fédé et sur la pratique de l'escrime ancienne.

Qu’il y ait des visions différentes, c’est normal. Les personnes concernées viennent de milieux différents : des arts martiaux orientaux, de l’escrime moderne, de l’escrime artistique, de la reconstitution… Un jour, ils seront sous une bannière commune.
Il y a quelques désaccords et l’objet de la discussion est justement de les aplanir. Je trouve qu’en général, il vaut mieux discuter des sujets qui fâchent avant, pour partir sur des bases saines d’entente. Sur ce plan-là, je serais plutôt positif en remarquant qu’il y a eu des avancés et que certains consensus se sont dégagés.
Après, certes, il y a eu un peu de crêpage de chignons entre personnes qui se connaissent bien par ailleurs. Mais c’est aussi le cas sur Escrime-info.

Citation :
Eldarath a écrit :
Cependant certains, aux talents indéniables il est vrai, se croient issue de la cuisse de jupiter et ont tendance à dénigrer tout le monde, notamment la FFE et les groupes indépendants qui le pratique par passion. Malheureusement ce sont eux qui semblent prendre l'initiative de cette nouvelle fédération. J'exagère peut-être mais en tout cas leur discours n'est pas très ouvert.

Au contraire, le forum est ouvert aux personnes que la démarche intéresse.
Que ce soit Pierre Al, Odel ou moi (que je cite car participant à l’autre forum et à ce fil), nous croyons avoir essayé de faire avancer le schmilblick à notre niveau, avec nos modestes moyens et c’est accessible en terme de stage d’activité ou de documents publics. Après, nous avons conscience que notre travail à chacun n’est très partiel, dans un domaine spécialisé, les AMHE sont vastes. Les maitres d’armes modernes ont de la chance de n’avoir à maîtriser que trois armes. Le champ des AMHE est si vaste qu’aucun ne peut prétendre en maîtriser l’intégralité et il reste bien du travail à faire : d’où l’intérêt de se fédérer et non se diviser.

Citation :
Coupdegriffe a écrit :
il existe aussi quelques bandes d'histrions qui font absolument n'importe-quoi, au mépris des règes les plus élémentaires de sécurité et qui alimentent régulièrement les services d'urgence.

Un histrion est un comédien : ce n’est pas l’objectif des AMHE que de les réunir.
Soit les rares personnes qui ont ce style d’attitude changeront pour rentrer dans une fédération, soit elles n’y seront en en aucun cas accueilli.
Leur pratique est de toute manière condamnée à terme à disparaître.

Citation :
Coupdegriffe a écrit :
D'après lui, certains tirent à l'espadon ... http://fr.wikipedia.org/wiki/Espadon_(arme) pour avoir une idée de la bête

On n’est pourtant pas le 1er avril !

Citation :
Lafleche75 a écrit :
"Faire de l'escrime comme on ferait du karaté ou de l'aikido, le pied !"

Très bonne réflexion. Et même en mieux, parce qu’en AMHE, il y a une part excitante supplémentaire : Il existe encore des choses à chercher et à découvrir !
Je pense qu’une fédération des arts martiaux historiques européens fera sans doute plus d’ombre aux différents arts martiaux orientaux qu’à la fédération d’escrime. Effectivement, nous avons oublié des techniques de combat de notre histoire et il est assez grisant de les redécouvrir, sachant qu’elles sont de même valeurs que celles des arts martiaux orientaux.

Date de publication : 09/10/2008 16:38
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Principes et quintessence des armes
Habitué
Habitué


« Principes et quintessence des armes » est un traité d’escrime de 1754 écrit par Gérard Gordine, maître d’armes liégeois. Il est en ligne pour la première fois.
Ce traité d’armes est un traité atypique où l’auteur fait montre d’originalité. Il rejoint en cela d’autres auteurs belges : Girard Thibault d’Anvers (1628), Achille Edom (1905), et dans une certaine mesure le liégeois Nicolas Demeuse (1778).

Voir sur http://ensiludium.free.fr/
Dans la partie : Le Conservatoire
La lecture du fichier nécessite Acrobat Reader 9.

Date de publication : 07/10/2008 13:10
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Re: Quel sens à la pratique de l'escrime ?
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J'ajoute une petite précision éclairante.
Dans les traités de la première moitié du 19e siècle, LaBoëssière, Lafaugère, Gomard, Grisier, le mot épée est systématiquement utilisé.
Pour autant, il ne s'agit pas de l'épée actuelle ; on se rend bien compte qu'il ne vise en fait que le fleuret...

Date de publication : 27/09/2008 19:26
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Re: Quel sens à la pratique de l'escrime ?
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Citation :
capitan a écrit:
Les ancêtres de l'épée sportive sont les épées du 18eme /19 eme siècle ; certes pas très anciens mais très létales !

Pas d'accord. Même si tout dépend ce que vous appelez "épée" puisque c'est un terme générique qu'on utilise maintenant pour désigner une arme très particulière.

Pour le 18ème siècle, l'arme principale utilisée est ce qu'on nomme épée de cour (les anglo-saxon disent small sword). Or, entre l'épée de cour et le fleuret, il y a très peu de différence.
Exemple : prenons le traité de Danet (1766), on y voit des fleurets bien boutonnés : on est dans une situation d'entraînement. Prenons maintenant le traité de Pierre Jacques François Girard (1740) : on voit clairement des individus qui s'embrochent.
Or, entre ses deux traités, cherchez les différences concernant les armes. A part le bouton, il n'y en a pas de visible. Il y en a une autre sans doute, non visible : la forme de la lame. Le fleuret était utilisé pour l'entraînement, pas pour pénétrer les chairs, sa lame doit être flexible, légère (et bon marché) : donc on forge une lame carrée.
Donc, au XVIIIe siècle, point d'épée au sens actuel. Mais une arme que le fleuret imite très bien.

Au XIXe siècle, il y a eu les évènements politiques qu'on connait. Donc, quand l'escrime civile reprend, on utilise des fleurets pour se battre.

L'épée, tel qu'on la nomme actuellement, c'est une invention de la seconde moitiè du XIXe siècle, avec un développement à partir des années 1880.

Donc, l'épée sportive actuelle, son ancêtre a un siècle et demi tout au plus.
Par contre, le fleuret en terme de "poids, dimensions, technique" est bien plus ancien, même si la technique a évolué.
Mais justement, c'est un enjeu intéressant que de retrouver les techniques de "fleuret" ancien, d'épée de cour. Et pour cela, on dispose de plein de traités d'époque pour nous aider.

Citation :
capitan a écrit:
Quand au combat au fleuret, pourquoi pas , mais n'importe quel outil peut également servire d'arme ! ciseaux, marteau, pic à glace , etc ...

Non, sans plaisanterie, on se bat au fleuret au début du XIXe siècle.
Une dépêche du ministère de la Guerre du 5 juillet 1889 prescrit en cas de duel ente militaire l'usage de l'épée de combat et interdit l'usage du fleuret !!!
On considérait que le résultat du fleuret comme trop meurtrier.

Date de publication : 26/09/2008 23:06
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Re: Quel sens à la pratique de l'escrime ?
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Citation :
bob49 a écrit:
La relation au maitre d'armes est aussi une chose très particulière que l'on retrouve dans la relation au professeur de musique : duelle par essence, avec une connaissance de l'autre privilégiée...

C'est vraiment ce que je visais lorsque j'ai écrit : "S’il existe une spécificité de l’escrime, c’est dans sa méthode d’enseignement qui consiste (consistait ?) en la leçon individuelle avec le maître d’armes."
Citation :
capitan a écrit:
cette arme a conservé un poids, des dimensions et une technique de touche équivalente à ses ancêtres.

De quels ancêtres parle-t-on ?
Ils risquent de ne pas être bien vieux ces ancêtres-là...
Citation :
capitan a écrit:
[Le fleuret] reste une arme d’exercice ( mais pas de combat ).

Et pourtant, il y des exemples historiques de combat au fleuret.

Date de publication : 26/09/2008 18:17
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Re: Quel sens à la pratique de l'escrime ?
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Citation :

Coupdegriffe a écrit:
cette pratique existe aussi ailleurs, par exemple dans le tennis.

Le tennis n'est pas un sport de combat (mais c'est bien un sport d'opposition).
La leçon individuelle peut se pratiquer dans d'autres sports. Mais, en escrime, elle est LE mode d'enseignement privilégié, même si on a développé d'autres modes depuis plusieurs dizaines d'années.

Date de publication : 25/09/2008 11:58
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Re: Quel sens à la pratique de l'escrime ?
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Citation :
Coupdegriffe a écrit :
-C'est le seul sport de combat avec arme (j'exclu bien sûr la "ludo guerre" avec ses tâches de couleur, de même que le kendo qui est un art martial)

Le kendo est un sport comme l’escrime.
L’escrime est un art martial comme le kendo.

Citation :
Coupdegriffe a écrit :
-C'est le seul sport de combat sans catégories (de taille ou de poids)

Et le Kendo, et la canne de combat ?
Taille ou poids, c’est spécifique aux sports de combats de contact physique (on touche avec son propre corps le corps de l'autre).

Citation :
Coupdegriffe a écrit :
-On n'a pas de prof ou d'entraîneur, mais on suit l'enseignement d'un maître

Les maîtres d’armes sont des professeurs d’escrime ou des entraîneurs, rien d’autre.

Le maître est celui qui exerce un magister, c’est-à-dire une domination, par exemple celle du maître sur l’esclave. Si, dans les arts martiaux orientaux, il y existe, hélas, une tendance à se placer sous la domination d’un maître d’un point de vue spirituel, cela est heureusement totalement étranger au monde de l’escrime.

L’expression "maître d’armes" est la contraction de l’expression "maître en fait d’armes" utilisé il y a quelques siècles. La domination du maître d’armes porte non sur les personnes mais sur son art. Il le maîtrise donc il est maître.
Le terme maître en escrime n’est qu’une référence à l’organisation des métiers sous l’Ancien régime. Le métier d’enseignement des armes a été institué en corporation, notamment à Paris à compter de 1567 (c’est encore plus ancien en Allemagne) et connaît plusieurs niveaux : le maître d’armes qui a le droit d’ouvrir une salle et le prévôt qui trouve à s’employer dans une salle de maître d’armes. L’expression a été reprise récemment pour d’autres métiers, avec les maîtres artisans (ex. maître boulanger).
L’expression "maître d’armes" est donc un terme issu de la tradition et utilisé aujourd’hui pour désigner les titulaires du Brevet d’État d’éducateur sportif en escrime.
Quant à l’utilisation de l’expression "Maître Dupont" ("maître" suivi directement du nom), elle est à mon avis relativement récente (est-ce l’influence militaire et le goût pour les grades ?). En effet, à la grande époque de l’escrime, il y a un siècle, on ne trouve jamais les grands maîtres d’armes nommés ainsi (c-à-d Maître X) ; on dit simplement : Mérignac, Vigeant, Prévost, Rüe, Kirchhoffer, Ruzé, Rouleau…

S’il existe une spécificité de l’escrime, c’est dans sa méthode d’enseignement qui consiste (consistait ?) en la leçon individuelle avec le maître d’armes.

Date de publication : 24/09/2008 21:14
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Re: Quel sens à la pratique de l'escrime ?
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Citation :

Coupdegriffe a écrit:
On croyait (et certains croient encore) qu'au moyen age, on utilisait des épées très lourde, 2kg et plus. Une troupe de reconstitution historique a fait fabriquer des épées de 4 kg, pour montrer qu'une telle arme , même maniée à 2 mains, est totalement inutilisable. Le poids moyen des épées de l'époque était plus proche des 900g et pouvait descendre encore (comme pour les spathas, armes de cavalerie héritées de l'époque romaine)

On peut raisonnablement monter un peu plus haut à 1kg200 ou un peu plus pour des épées à une main et demi.
Je soupçonne que cette légende de l'épée lourde nous viennent du 19e, avec l'intérêt des romantiques pour le Moyen Age, suivis par Viollet-le-Duc. C'est à cette époque qu'on a dû fabriquer de mauvaises répliques sûrement très lourdes et que la légende s'est installée.

Malheureusement, on présente encore mal aujourd'hui les armes : les livres sur le sujet sont souvent le fait de collectionneurs, qui s'attachent à l'esthétique de la garde et laisse tomber tous les aspects liés à la fonctionnalité.
C'est dommage : on ne peut pas avoir en main des armes d'époque : les bonnes descriptions (par exemple le poids !) sont importantes.

Citation :
anchor31 a écrit:
expliquer ce qui l'a poussé vers notre discipline ????

Pour ma part, je l'ai un peu dit : un peu l'aspect technique et la tradition (en gros, le contraire d'un sport de combat où il faudrait taper surtout fort et vite sans réfléchir (j'exagère)).
Après, il y a eu une raison conjoncturelle : un déménagement près d'une salle d'armes.

Mais tout cela est un peu loin : ce n'est au fond qu'une reconstruction mémorielle. Il est difficile de connaître les vraies raisons, on n'est soit pas toujours conscient de ses motivations, soit pas toujours sincère vis-à-vis de soi-même.

Date de publication : 23/09/2008 19:16
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Re: Quel sens à la pratique de l'escrime ?
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Citation :
anbor31 a écrit:
Bien savant celui qui departagera l'histoire du mythe, bien malheureux aussi...

Et pourtant, c'est possible, cela a été fait avec succès et cela n'a pas provoqué le malheur de ceux qui sont sortis de la caverne.
Je pense en particulier à la redécouverte depuis une dizaine d'années de la tradition Liechtaurienne (Johannes Liechtenauer) qui a existé entre le XIVe et le XVIe siècle.
L'escrime médiévale n'est pas une escrime forcément d'armure, elle n'est pas uniquement pratiquée par des brutes épaisses qui tapent très fort.
La théorie Liechtaurienne n'est pas moins subtile ou moins technique que celle du fleuret.
Au fond, c'est une très bonne surprise : l'escrime médiévale est bien mieux que celle qu'on voit au cinéma.

Citation :
capitan a écrit:
une lignée directe entre l'escrime moderne et le duel du XIX eme !( du moins pour l'épée

Oui. Mais au fond, ce n'est qu'une question de proximité historique. Qu'est-ce qui nous empêche de reconstituer d'autres périodes ? Est-ce parce que ce serait trop intéressant ?

Citation :
capitan a écrit:
le fleuret reste une arme d'exercice

C'est un affirmation que j'aurais tendance à contester.

Citation :
capitan a écrit:
le sabre moderne est bien loin de tout modèle historique !

Disons qu'il remonte (seulement) au milieu du XIXe siècle et qu'il présente un certain nombre de défaut.

Date de publication : 23/09/2008 13:33
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Re: Quel sens à la pratique de l'escrime ?
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Citation :
Odel a écrit :
Parmi les historiens de l'escrime, Ensiludium oublie Letainturier-Fradin, même s'il est vrai qu'il ne traite pas de l'histoire technique.

Je n’ai pas cherché à être exhaustif et plutôt à sortir du cadre strictement franco-français. Il est vrai que l’histoire de l’escrime peut porter sur des domaines différents : les techniques de combat (c’est plus l’aspect arts martiaux historiques européens), mais aussi le contexte des affrontements (nombreuses histoires du duel, et aussi autres formes de combat), l’histoire des maîtres d’armes, les types d’armes selon les époques...
Citation :
Odel a écrit :
Le duel que tu décris, Capitan, est celui du XIXème (au premier sang). Entre l'escrime de bataille (médiévale) et le duel XIXème, il y a trois siècles d'évolutions et d'adaptations, tant sociales que techniques.

Je n’ai pas grand-chose à rajouter.
Si ce n’est pour insister : l’escrime actuelle est un héritage de la fin du XIXe siècle. Rien n’interdit de viser des pratiques différentes liées à des héritages de périodes différentes.
Simplement, je viserais sur ce qui est correctement reconstituable plus que trois siècles, mais au moins plus du double.

Citation :
anbor31 a écrit :
Est ce seulement la dimension sportive qui incite un débutant adulte à se mettre en tenue ? Ou plutôt tout un lot de mythes et de représentations ?

Comme tout sport certains peuvent s’arrêter à la pratique en compétition.
Comme sport, certains cherchent une progression personnelle, pas forcément liée directement au résultat, mais à une référence plus intérieure (un sentiment de progression, de bien-être).
Comme tout sport, en tant que fait social, certains privilégient la convivialité.

Ce qu’à l’escrime en plus, c’est :
1. une activité historique, non sportive à la base. Donc, on ne peut que se positionner à ce que c’était historiquement et au fond on ne peut guère innover. On reprend presque forcément une forme d’escrime qui a existé : et il y en a eu de multiples.
2. une activité pour laquelle il ne peut pas y avoir de progrès technologiques qui influent sur la performance (par contre des progrès en terme de sécurité ou de confort).
3. une forme sportive qui est celle d’un sport de combat. Ce qui implique opposition, gestion particulière du mental, attention à la sécurité…

Ce qui motive les débutants, j’espère que ce ne sont pas seulement des mythes. Parce qu’en général, ils finissent par s’évaporer. La réalité historique est suffisamment passionnante.

Date de publication : 22/09/2008 21:05
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Re: Quel sens à la pratique de l'escrime ?
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Vous avez lancé le débat dans un autre fil. Je reprends ici ma première réponse (vite écrite) avant de poursuivre.

Citation :

Je vais vous décevoir mais vous n’allez rencontrer dans le milieu de l’escrime, hélas, que peu d’intérêt (à tort) pour "l'héritage historique de l'escrime", et vous resterez probablement sur votre faim. Je vais vous expliquer pourquoi.

La recherche sur l’histoire de l’escrime est née au 19e siècle. Il y a un contexte général qui l’explique : un intérêt plus global pour l’histoire (voir par exemple, Viollet-le-Duc, Michelet ou Heinrich Schliemann).
L’intérêt particulier pour l’histoire de l’escrime est né en grande partie de la mode de pièces et des romans de cape et d’épée.
Donc, l’histoire de l’escrime a été marquée par une récupération par le milieu du spectacle. Ainsi, encore aujourd’hui, beaucoup pense que dès qu’on parle histoire de l’escrime, on a affaire aux personnes de l’escrime artistique. L’exemple type est, c’est l’expression : escrime ancienne. Cela devrait se référer à l’histoire de l’escrime, or c’est bien souvent de l’escrime artistique.
J’apprécie énormément Alexandre Dumas, mais vous comprenez que les historiens le voient d’un mauvais œil. De même, l’escrime artistique, c’est sans doute très bien, mais cela n’a rien à voir avec l’histoire de l’escrime.
Les escrimeurs modernes considèrent que l’escrime artistique est une pratique un peu étrangère, et y assimile malheureusement l’histoire de l’escrime, leur propre patrimoine.

Malgré tout, il y a eu de vrais historiens de l’escrime à partir du 19e siècle, comme par exemple, Gelli (italien), Castle (anglais), Vigeant ou E. Mérignac (français).
Mais, malheureusement, là encore, le contexte historique a abouti à un résultat déplorable. Les historiens de l’époque ont considéré, dans une perspective très 19e (le progrès), que l’escrime de leur siècle, celle du fleuret, était le summum du progrès possible.
Aussi, ils se sont coupés l’herbe sous le pied : impossible de convaincre les tireurs de l’intérêt de l’histoire de l’escrime, si on commence par leur dire que ce qu’ils font est déjà ce qu’il y a de mieux.

Donc, aujourd’hui, la vraie démarche, comme je vous l’ai dit dans un autre fil, s’appelle les arts martiaux historiques européens (AMHE).
Ils reposent sur des bases claires : il n’y a aucun progrès historique en escrime ! Les changements qui se produisent ne sont que des adaptations à des contextes différents. Ainsi, l’invention du fleuret répond à un contexte historique. Deuxième base : ces escrimes historiques doivent être étudiées pour ce qu’elles sont : des techniques destinées à l’efficacité (pas au spectacle).

L’escrimeur moderne est très focalisé sur l’efficacité (normale, mais c’est une efficacité dans un contexte particulier), et la compétition.
Son intérêt pour l’histoire de l’escrime, les techniques anciennes, le patrimoine est donc limité. Souvent, ses connaissances ne dépasseront pas le demi-siècle, et ce qui va au-delà sera assez flou dans sa tête.
Dommage, car c’est un sujet passionnant.

L’équitation, la voile, l’escrime, ce sont des activités non sportives qui sont devenus des sports. Mais pour ce qui est de l’escrime, il n’y aucun progrès technique possible pour l’améliorer (le progrès, c’est l’arme à feu, si on peut parler de progrès… sinon, on peut améliorer la sécurité ou le matériel mais cela n’influe pas sur la performance ; contrairement à la voile par exemple) ; sa définition est liée à l’histoire. D’où, l’importance de ce patrimoine pour comprendre ce qu’on fait !


Pour continuer, je dirais que lorsque j’ai commencé, j’ai sans doute été attiré par le côté assez technique de l’escrime. Mais l’escrime a aussi une dimension supplémentaire aux autres sports : ce n’est, à l’origine, pas un sport ; elle a une très vieille histoire.
Vous, qui avez dit ailleurs que vous pratiquez des arts martiaux asiatiques, vous devez le comprendre. Mais dans le cas présent, avec l’escrime, c’est notre propre culture. Pas besoin d’étudier des idéogrammes, inutile d’intégrer des philosophies exotiques.

Or, j’avoue être resté sur ma faim, tant cette tradition est ignorée, laissée de côté dans le milieu de l’escrime sportive. Il est vrai qu’on peut tirer sans se poser de questions : on enchaîne les touches, les victoires, les compétitions, les médailles. Comme dans n’importe quel sport. Mise à part que ce n’est pas n’importe quel sport : il y a une tradition forte, un sens fort (je tiens à préciser que j’exclus totalement les pratiques mystiques ou spirituelles : les arts martiaux orientaux souffrent suffisamment de cela pour qu’on sache que c’est à proscrire ; on n’a pas besoin de gourou).

Je pense qu’il est possible de se rendre compte de cela très simplement. Allez dans une salle d’armes avec un enfant, et laissez-le poser des questions :
- Pourquoi vous êtes habillé en blanc ?
- Pourquoi avec le fleuret, cela ne compte pas lorsqu’on touche au bras ou à la figure ?
- Quand est-ce qu’on a inventé l’épée (moderne) ?
- Pourquoi vous ne portez pas des armures ?
- Pourquoi vous ne vous battez pas trois contre trois ?


Je crains que les réponses à ces séries de questions enfantines ne soient que peu convaincantes, peu pertinentes, de la part d’un grand nombre de tireurs. Tout simplement parce qu’ils pratiquent sous le poids d’une tradition, dont ils ne maîtrisent pas le sens.
J’aurais presque tendance à dire qu’à partir d’un certain niveau (pas débutant), plus les tireurs savent faire (un bon niveau de pratique), moins ils comprennent ce qu’ils font ! Ils privilégient le résultat au sens.
Autre cas : D’autres moins inquiets du résultat privilégient l’aspect convivial des clubs d’escrime. Ce qu'on arrive à trouver dans un peu tous les sports, puisque c'est partager un loisir.
Je pense que c’est dommage pour l’escrime d’ainsi occulter une de ses dimensions, qu’elle perd beaucoup dans l’affaire, à commencer par des personnes qui se tournent vers d’autres pratiques.

Date de publication : 22/09/2008 16:11
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Re: Débutants adultes, racontez vos premiers pas
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C’est une question intéressante mais qui effectivement mériterait un fil propre et entier, soit dans la rubrique Débuter l’escrime, soit dans Histoire de l’escrime et techniques historiques de combat.

Je vais vous décevoir mais vous n’allez rencontrer dans le milieu de l’escrime, hélas, que peu d’intérêt (à tort), et vous resterez probablement sur votre faim. Je vais vous expliquer pourquoi.

La recherche sur l’histoire de l’escrime est née au 19e siècle. Il y a un contexte général qui l’explique : un intérêt plus global pour l’histoire (voir par exemple, Viollet-le-Duc, Michelet ou Heinrich Schliemann).
L’intérêt particulier pour l’histoire de l’escrime est né en grande partie de la mode de pièces et des romans de cape et d’épée.
Donc, l’histoire de l’escrime a été marquée par une récupération par le milieu du spectacle. Ainsi, encore aujourd’hui, beaucoup pense que dès qu’on parle histoire de l’escrime, on a affaire aux personnes de l’escrime artistique. L’exemple type est, c’est l’expression : escrime ancienne. Cela devrait se référer à l’histoire de l’escrime, or c’est bien souvent de l’escrime artistique.
J’apprécie énormément Alexandre Dumas, mais vous comprenez que les historiens le voient d’un mauvais œil. De même, l’escrime artistique, c’est sans doute très bien, mais cela n’a rien à voir avec l’histoire de l’escrime.
Les escrimeurs modernes considèrent que l’escrime artistique est une pratique un peu étrangère, et y assimile malheureusement l’histoire de l’escrime, leur propre patrimoine.

Malgré tout, il y a eu de vrais historiens de l’escrime à partir du 19e siècle, comme par exemple, Gelli (italien), Castle (anglais), Vigeant ou E. Mérignac (français).
Mais, malheureusement, là encore, le contexte historique a abouti à un résultat déplorable. Les historiens de l’époque ont considéré, dans une perspective très 19e (le progrès), que l’escrime de leur siècle, celle du fleuret, était le summum du progrès possible.
Aussi, ils se sont coupés l’herbe sous le pied : impossible de convaincre les tireurs de l’intérêt de l’histoire de l’escrime, si on commence par leur dire que ce qu’ils font est déjà ce qu’il y a de mieux.

Donc, aujourd’hui, la vraie démarche, comme je vous l’ai dit dans un autre fil, s’appelle les arts martiaux historiques européens (AMHE).
Ils reposent sur des bases claires : il n’y a aucun progrès historique en escrime ! Les changements qui se produisent ne sont que des adaptations à des contextes différents. Ainsi, l’invention du fleuret répond à un contexte historique. Deuxième base : ces escrimes historiques doivent être étudiées pour ce qu’elles sont : des techniques destinées à l’efficacité (pas au spectacle).

L’escrimeur moderne est très focalisé sur l’efficacité (normale, mais c’est une efficacité dans un contexte particulier), et la compétition.
Son intérêt pour l’histoire de l’escrime, les techniques anciennes, le patrimoine est donc limité. Souvent, ses connaissances ne dépasseront pas le demi-siècle, et ce qui va au-delà sera assez flou dans sa tête.
Dommage, car c’est un sujet passionnant.

L’équitation, la voile, l’escrime, ce sont des activités non sportives qui sont devenus des sports. Mais pour ce qui est de l’escrime, il n’y aucun progrès technique possible pour l’améliorer (le progrès, c’est l’arme à feu, si on peut parler de progrès… sinon, on peut améliorer la sécurité ou le matériel mais cela n’influe pas sur la performance ; contrairement à la voile par exemple) ; sa définition est liée à l’histoire. D’où, l’importance de ce patrimoine pour comprendre ce qu’on fait !

Voilà désolé, j’ai dû écrire très vite, j’y reviendrai plus tard si nécessaire.

Date de publication : 22/09/2008 12:44
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Re: Debuter à l'âge adulte
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Art martial, art de Mars, c’est une référence à la mythologie romaine et, donc, à la sphère culturelle européenne.
Son utilisation pour désigner les techniques asiatiques est une erreur (du début du 20e siècle) qui porte pour nom : ethnocentrisme.

Voir : Arts martiaux historiques européens (AMHE)

Date de publication : 21/09/2008 14:41
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Re: Jusqu'où ?
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Je passe rapidement sur les risques car il n'y en a que peu en escrime. A partir d'un certain âge, il suffit d'avoir une condition physique correcte et demander l'avis de son médecin ; évidemment, il faut éviter les excès et respecter ses rythmes, sans forcer.

L'escrime est un sport qui a été souvent pratiqué par des personnes relativement âgées. J'ai connu un tireur ayant dépassé les quatre-vingt ans et je suis sûr que beaucoup pourrait également cité des exemples.
Je vais me limiter à des cas anciens.

Ernest Legouvé (1807-1903) académicien a été un véritable passionné d'escrime qui a pratiqué jusqu'à un âge très avancé : il est mort à 96 ans !
Image redimensionnée
Voici un texte de lui qui crie encore son amour à l'escrime à 80 ans : Soixante ans de souvenirs

Il en profite d'ailleurs dans le chapitre suivant pour citer un autre tireur âgé : le maître d'armes Bertrand. "Croiriez-vous que ce terrible homme, à soixante-quinze ans passés, travaillait encore de huit heures du matin à six heures du soir, qu’il était encore maître dans trois grands lycées de Paris, et que Robert aîné (...) me disait, qu’il ne connaissait encore personne capable de battre Bertrand dans un assaut de cinq minutes".

Le plus fameux maître d'armes du XIXe siècle, Jean Louis (1785-1865)la dernière année de sa vie à quatre-vingt ans donnait la leçon à l'aveugle puisse qu'il était touché par une double cataracte.
Image redimensionnée

L'espérance de vie augmentant, nous espérons voir des centenaires sur les pistes d'escrime. Après tout, on peut choisir de mourir les armes à la main...

Date de publication : 04/07/2008 23:05
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L’École des armes entre au Conservatoire
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Après l’Art des armes de Danet, Le Conservatoire accueille le second grand traité du XVIIIe siècle, l’École des armes de Domenico Angelo.
Ce traité demeure fameux encore de nos jours puisque Diderot et d’Alembert le choisir pour figurer dans l’Encyclopédie. Cela provoqua la colère des maîtres d’armes français (l’auteur étant un immigré italien en Angleterre !) et conduisit Danet a proposé son propre traité peu après.

Ce traité est certes facilement accessible sur internet. Toutefois, la version qui est proposée dans le Conservatoire est une transcription avec une graphie et une orthographe modernisées, avec un plan qui structure le traité (qui n’existe pas dans l’original), et les quarante-sept planches sont en couleur. Une présentation générale précède le traité qu’il s’agit de rendre aisément lisible.

Le traité est téléchargeable dans la partie : Le Conservatoire sur http://ensiludium.free.fr/

A suivre…

Date de publication : 02/07/2008 17:04
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Re: Le grand traité classique du XVIIIe en ligne
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Les fichiers de l'art des armes de Danet sont toujours téléchargeables mais leur taille vient d'être divisée par deux sans perte de qualité notable.
Le téléchargement est donc plus aisé.

"Le Conservatoire" a vocation à accueillir des traités d'escrime de l'École française, il sera complété au fur et à mesure.

Voir http://ensiludium.free.fr/ dans "Le Conservatoire"

Date de publication : 28/05/2008 19:06
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Re: Le grand traité classique du XVIIIe en ligne
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Le second tome est dorénavant en ligne.
Le premier tome contenait une erreur dans les signets. Donc, profitant de l'occasion de la coupure des liens, le premier tome a été corrigé.
Vous disposez de la bonne version du premier tome si vous l'avez téléchargé après onze heure ce matin.

Date de publication : 27/05/2008 13:35
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Le grand traité classique du XVIIIe en ligne
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Bonjour à tous,
Ensiludium met à disposition, pour la première fois en intégralité sur internet, le grand classique de l’escrime du XVIIIe siècle, le traité de Guillaume Danet « l’Art des armes » en deux tomes (1766). En format pdf, et mode photo, il est précédé d’une introduction (les deux fichiers sont assez lourds).

Le traité est téléchargeable dans la partie : Le Conservatoire sur ensiludium.free.fr

(Seul le premier tome est en ligne pour l’heure ; le second sera en ligne demain matin, ce qui pourra provoquer une interruption du service le temps de la mise à jour)

à suivre...

Date de publication : 26/05/2008 20:35
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