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Interview de Sherraine Schalm-Mackay

Posté par agnocasto sur 10-04-2006 22:41:09 (3849 lectures) Articles du même auteur
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"NOUS INTERVIEWONS SHERRAINE MAC KAY"
Voici l’interview que la grande championne Canadienne a donné sur le site Schermaonline, qui a gentiment accepté que je fasse suivre la publication sur escrime info.



SCHERMAONLINE : Chère Sherraine, tu es, pour l’instant, en tête au classement de la Coupe du Monde. Félicitations. À quoi dois tu ces brillants résultats, dès le début de cette saison d’escrime?

MACKAY : Pour deux raisons : Mon nouveau maître d’armes et ma nouvelle disposition mentale et, bien sur, le fait d’être dans une forme exceptionnelle ... Je dirais donc qu'il y a trois raisons, mais cette dernière est intimement liée aux deux autres. Je m’entraîne avec Victor (Gyozo) Kulcsar et je pense, sans aucun doute, qu’il est le meilleur maître pour moi. Il est amusant, il travaille dur, il est rusé, gentil et non émotif. Il me pousse à être la meilleure tireuse d’escrime qui je puisse être, dans les limites de ma personnalité et de mes capacités physiques. Ai-je déjà mentionné qu’il est aussi très sympathique ? Ma nouvelle attitude dépend beaucoup de la manière dont je me perçois.

Au-delà des succès ou défaites, je suis seulement une personne, bien aimée de Dieu comme toute autre. Ma manière de tirer à l’escrime ne fait pas de moi qui je suis; voilà pourquoi, si d'un coté je sais que je suis capable de gagner a n’importe quel moment, je n’éprouve aucune pression à montrer au reste du monde qui je suis vraiment. Je sais que je suis une personne comme tout le monde qui est talentueuse avec l’épée et, en 15 ans tout ce talent que j’ai aujourd'hui ne me donne pas autant que la conscience de QUI je suis... Ceci est donc ma nouvelle vision des choses, une attitude qui aide mes performances.

Étant donné que mon maître est fou de leçons INTENSES (mais brèves), je suis en pleine forme. De plus j’aime beaucoup de courir, faire yoga, et jouer au basket ; toutes ces activités aident, je pense!

SCHERMAONLINE : Où et comment s’est déroulée ton enfance ? As-tu pratiqué d’autres sports ? Quelles études as-tu fait ?

MACKAY : J'ai grandi à Brooks, Alberta : 10.000 habitants et seulement 10 qui pratiquaient l’escrime. Il y avait un bon enseignant qui avait initié un club dans notre école et m’a convaincu de vouloir devenir une escrimeuse et parce qu’il était aussi sympa/amusant et qu’il m’a présenté l’escrime comme une activité agréable. J'ai joué au basket, volley, athlétisme et au baseball pendant que je grandissais. Je n'étais jamais extrêmement bonne dans chacun de ces sports, sauf peut-être le basket, que je pratique encore aujourd’hui.
À l'université j'ai étudié les Lettres ce qui fut une bonne préparation puisque je viens tout juste d’écrire un livre!!! A l'âge de 17 ans je suis allé à l'université d'Ottawa, à 4 heures d’avion de ma maison, ce qui m’a permis de m’entraîner avec un bon coach. J’ai rencontré mon mari à Ottawa et j’ai obtenu mon diplôme d’enseignant après les Jeux Olympiques de Sydney. Donc maintenant je suis une professionnelle de l’enseignement !! Il est évident que je préférerais être seulement une escrimeuse, mais au Canada nous devons faire quelque chose d'autre pour gagner assez d'argent pour pouvoir continuer à pratiquer l’escrime ... même si nous sommes numéro 1 dans le monde !

SCHERMAONLINE : À quel âge tu as commencé à pratiquer l’escrime, et l'épée en particulier ? Y avait-il une tradition dans ta famille ?

MACKAY : J'ai commencé à pratiquer à l'âge de 12 ans, avec le fleuret. Je LE HAÏSSAIS, mais puisque mon coach était "cool" j’ai continué et à l'âge de 15 ans, je suis passée à l'épée lorsque je me suis trouvée dans un conflit d’emploi du temps ... J’avais un tournoi de basket le même week-end où nous devions rivaliser pour les qualifications de l'équipe régionale. Aussi j'ai dû participer aux qualifications pour l'épée le week-end suivant. Et je l’ai fait! J’ai alors commencé à pratiquer l'épée même si CELA NE ME PLAISAIT PAS TOUT À FAIT. À posteriori je me vois tirée dans une direction vers laquelle j’ai un don/talent naturel développé, par Dieu et, vu le succès que j'ai eu jusqu'à présent dans ce sport, signifie que ce n’était pas un mauvais choix.
L’escrime n’est pas une tradition de famille, malheureusement. À moins que tu ne considères pas qu'en anglais le mot « escrime » à savoir « fencing » et « fencing » signifie aussi planter une palissade ; toute ma famille est composée d'agriculteurs/éleveurs (et enseignants) qu'ils plantaient des palissades pour garder les vaches à l’intérieur et les loups dehors ! Mes grands-parents émigrèrent au Canada de l'Europe orientale ; sont devenus agriculteurs/éleveurs pour soutenir la famille... Ils n'avaient pas de temps pour le sport ; ils vivaient dans une maison avec un toit couvert de terreau et cherchaient constamment à gagner assez d’argent pour acheter de la nourriture. Mon grand-père a est vraiment mon héros pour tous les sacrifices et les difficultés qu'il a dû supporter. Mon père vit son PREMIER gymnase à 18 ans lorsque il alla à l'université pour devenir... devine toi un peu... un ENSEIGNANT! Donc, si d'un coté l’esprit de compétition et détermination sont dominants dans ma famille, le sport ne l’est pas.

SCHERMAONLINE : Comment s’appelait ton premier entraîneur ? Et quel a été ton premier Club?

MACKAY : Mon premier coach était cet enseignant "cool" dont j’ai déjà parlé. Il s’appelait Alan Nelson et était juste un pratiquant de l’escrime qui voulait que d’autres apprécient le sport qu'il aimait beaucoup. Il n'était pas officiellement un entraîneur accrédité mais il aimait ce sport. Mon premier club était le non célèbre "Brooks Fencing Club" J C’était un club pour garçons et filles entre 12 et 17 ans & tous ceux qui voulaient tirer à l’escrime avec nous. C’était un GRAND club qui avait tout ce qu'il y a de mieux dans le sport : esprit compétitif, fair-play et fun.

SCHERMAONLINE :Tu t’es entraînée en Europe les dernières années. Où et avec qui ?

MACKAY : En 1999, je suis allée en France, pour quelques mois et je me suis entraînée à Bordeaux avec Jean Michel. En 2001 je reviens à Paris pour m'entraîner avec Daniel Levavasseur jusqu'à 2004; à ce moment, je suis allée m’entraîner en Hongrie avec Kulcsar

SCHERMAONLINE : Avec qui t'entraînes tu actuellement ? Qui est ton coach, et qui sont les autres personnes de ton staff/entourage ?

MACKAY : Ullala, le mot "entourage" semble très retentissant comme si beaucoup de gens travaillaient et voyageaient avec moi pour m'aider à faire mieux... J’AIMERAIS BIEN !!! Nous avons avec nous de temps en temps un maître (depuis que sommes très jeunes nous avons appris à penser indépendamment sur l'estrade et si nous ne pouvons pas le faire nous nous tournons vers nos copains d'équipe pour nous aider réciproquement puisque le coach n’est présent environ qu’à 60% des tournois auxquels nous participons).

La seule fois où nous avons un kinésithérapeute à nos cotés est aux Championnats du Monde. Si nous subissons un accident dans l'équipe canadienne nous allons voir les kinés italiens (ou allemands). Les kinésithérapeutes sont toujours très généreux dans la manière dont ils nous assistent; souvent ce sont même des hommes très attirants !

SCHERMAONLINE : Penses-tu que l'approche de l’escrime au Canada, par rapport à celle des pays européens (et de la France en particulier) est différente ?

MACKAY : Bien sûr, si tu es un tireur d’escrime au Canada alors tu es un MONSTRE ! C’est un peu comme être un bon joueur de hockey et être français... possible, mais rare.

Heureusement nous avions Daniel Levavasseur qui était l’entraîneur de notre équipe aux Jeux Olympiques d’Athènes; il a enseigné à l'équipe d'épée féminine comme tirer en équipe (parce-ce que c’est COMPLÈTEMENT DIFFÈRENT de l’approche individuelle). Par conséquence nous continuons à nous améliorer constamment.

Actuellement, nous n’avons pas de coach; si quelqu'un est intéressé d’entraîner quelques jolies filles sympas (qui, toutefois, ne sont pas italiennes parce que vôtre équipe l’est déjà ...) alors le job est à votre disposition... mais ne vous attendez pas un bon traitement ! Au Canada chaque fille de l'équipe nationale vit AU MINIMUM à 4 HEURES D’AVION l’une de l’autre. Donc nous ne pouvons nous entraîner ensemble que lors de quelques brefs séjours en Europe ou de retour au Canada.
De plus, les épéistes canadiennes sont différentes de la majorité en Europe (excepté l’Italie parce que vos filles sont toutes très jolies et sympa et c’est bien connu) parce que nous nous apprécions vraiment toutes, l’une l’autres... Les autres filles de l'équipe canadienne sont incroyables, amusantes, intelligents et sympa et après avoir été membre, pour plus de 12 ans dans l'équipe nationale senior canadienne (je suis AGEE, je te le dis) je n'ai jamais vu un groupe aussi incroyable de filles qui me semblent vraiment être des sœurs. Nous respectons la liberté individuelle de chacune de nous et apprécions la contribution qui toutes apportent à l'équipe. Je suis vraiment honorée de partager cette période de ma vie avec elles.
De plus, l’escrime canadienne est différente parce que nous nous intéressons sincèrement aux autres. Cette année nous avons sponsorisé un enfant d'un pays pauvre et chaque mois nous donnons un peu d'argent de sorte qu’il puisse recevoir une éducation, des médicaments et de la nourriture. Nous continuerons à sponsoriser cet enfant (on l’appelle "Boston") jusqu’à qu'il atteigne l’âge de 18 ans. Nous souhaitons que chaque année la nouvelle fille de l'équipe (si l’une d’entre nous est parti) continue cette aide. J'exhorte chaque équipe à en faire de même parce que avec seulement 25 Euros par mois on peut vraiment changer la vie d'un enfant !

SCHERMAONLINE : L’escrime est un sport où l’on peut déterminer essentiellement trois composantes : technique, physique et mentale. Quelle est l'importance de chacun pour toi en pourcentages?

MACKAY : Que penses-tu, que je suis une mathématicienne ? Tout ce que je sais, c’est que pour ma part, je repartis les trois de manière plus ou moins égale. Evidemment, la répartition change chaque jour... surtout pour les femmes. Certains jours, nous sommes plus fortes physiquement, supérieures techniquement, certaines fois imbattables mentalement. Cela dépend de la journée, c’est pourquoi il est important d’avoir une grande familiarité avec les trois composantes. Peut-être que le jour des Jeux Olympiques tu ne seras pas capable de faire une parade et riposte mais tu auras la présence d'esprit d'attaquer pour éviter de devoir faire une parade! C’est pourquoi les trois composantes sont toutes nécessaires... je ne saurais pas décider!



SCHERMAONLINE : As tu changé des choses dans la manière dont tu t’entraînes que cela soit au niveau technique, mental ou physique, par rapport au passé ?

MACKAY : Bien sûr ! TOUT s’est amélioré lorsque j'ai commencé à travailler avec Gyozo Kulcsar. Il demande beaucoup, est positif et incroyablement technique. Il me peut dire EXACTEMENT ce qui est incorrect dans l'exécution d'une certaine action; ensuite, si je fais les corrections opportunes... badaboum ! J’exécute l'action ! C’est un génie, je te le dis, un génie ! De plus il sait quand quelque chose est difficile pour moi (quand j’emploie une poigne française) alors il m'encourage, mais demande toujours la perfection. S'il ne réussit pas à obtenir la perfection de ma part lors de ces journées "noires" il requiert, au minimum, un sens de l’humeur « sense of humor » … qu’il obtient toujours!

SCHERMAONLINE : Combien de fois t’entraînes tu par semaine? Comment te prépares tu physiquement? Comment insères-tu la force, la vitesse et la résistance ?

MACKAY : Je cours 6 fois par semaine: 3 fois sessions longues et 3 sprints. Je fais du yoga environ 3 fois par semaine ainsi que d’autres préparations physiques (entraînement de base du corps, etc.) les autres 3 jours. Je joue / m’entraîne environ une heure et demie au basket-ball, 2 fois par semaine. Et je pratique l’escrime. Encore et encore ! Seulement deux heures par jour environ, mais c’est est un travail très intense et intéressant, le temps s’envole ! Je développe de la force, vitesse et résistance en m'entraînant à Honved; si tu n’es pas fort, rapide et résistant (essoufflement rapide, par exemple), tu PERDS!

SCHERMAONLINE : Parlons de "training mental" : penses-tu que le psychologue est important pour un escrimeur ? Comment vois-tu le rôle de ce professionnel dans la préparation d'un athlète ? Vois tu ce rôle plus en termes de relaxation et techniques de concentration ou penses tu que ce rôle doit pénétrer plus loin dans la personnalité de l’athlète?
Crois-tu en ce type d’entraînement? Dans la positive comment est-ce que ce coaching a évolue au cours du temps et qui est le psychologue en charge de cet aspect de ta préparation?

MACKAY : J'ai employé, dans le passé, un psychologue du sport qui m'a enseigné de belles techniques que j'emploie toujours avant une compétition et même pendant chaque match. MAIS je dois dire (en tant que femme mûre !) que la meilleure psychologie du sport est simplement de se connaître et de savoir que même si l’on perd, on reste toujours la même personne; et non pas quelqu’un défini par les résultats à l’escrime ou toutes autres choses que l’on perçoit comme importanteses. Tu es qui tu es parce que Dieu t'a fait ainsi; il vaut mieux que tu l'acceptes et que tu travailles avec ce tes propres qualités et défauts. Autrement tu seras malheureux si tu cherches à être quelque chose ou quelqu’un d’autre. La chose la plus courageuse, dans ce monde où chacun cherche à nous forcer a être quelqu’un ou quelque chose d’autre, est d'être soi même en harmonie et heureux(se) ! AH ! Maintenant, vous les Européens, allez penser que tout ceci est "de la bêtise de confiance en soi américaine" mais je vous dois dire que vous pouvez le croire maintenant, tout de suite; ou bien vous le comprendrez lorsque sera trop tard. Soyez vous même, et vous serez heureux, indépendamment du fait d’avoir gagne des médailles lors de Coupes du Monde, ou pas!



SCHERMAONLINE : Que penses-tu de l’escrime italienne, et en particulier, de l'arme que tu connais le mieux, l'épée ?

MACKAY : J'adore l’escrime italienne parce qu’elle est créative et expressive. Je HAIS, par contre, l’escrime dite mécanique et l’escrime italienne ne l’est pas DU TOUT. De plus, les filles italiennes sont toujours sympa gentilles et sont toujours agréables à voir lors des compétitions. (J’adore regarder comment s’habillent et quel type de coiffure elles ont – elles sont d'habitude très « cool » !). Les filles qui font partie de l'équipe de cette génération sont vraiment super ! Elles jouent très bien à l’escrime et sont très compétitives lors des matchs ; elles font preuve de sérieux et de concentration, il vaux mieux donc faire très attention. Mais à peine la compétition finie, elles sont comme d’habitude, normales, gentilles et sympathiques; comme toujours.

SCHERMAONLINE : Pourquoi, selon toi, les filles italiennes, à l’exception de Cristiana Cascioli, n’ont pas remporté d’épreuves surtout dans le domaine des compétitions en équipe ? Quels sont les défauts des épéistes italiennes ?

MACKAY : Peut-être qu’elles souffrent d’un manque d’entraînement spécifique aux compétitions en équipe qu’un coach pourrait leur fournir de manière consistante sur le long terme... J’ai remarqué qu’elles sont souvent suivies par différents maîtres et ceci peut causer des inconsistances dans la manière dont elles approchent les compétitions en équipe. Tirer en équipe et individuellement est totalement différent ; cela requiert la présence d’un coach pour suivre et diriger la compétition. Mais qu'est-ce que j’en sais? Je ne suis pas coach... je suis seulement l’athlète! Sérieusement, je ne sais pas vraiment comment répondre. Poses moi cette question lorsque j’aurais 65 ans, après avoir guidé le Canada vers divers podiums et médailles d'or olympiques!!! Pour l’instant, je ne peux que faire des conjectures!

SCHERMAONLINE : Qui sont, à ton avis, les trois athlètes féminines les plus fortes du monde de l’épée?

MACKAY : Si tu considères les deux dernières coupes du monde Imke, Laura et moi figuraient parmi les trois finalistes et donc, au top niveau mondial. MAIS, comme nous savons bien, l’escrime, en particulier l'épée, est un style tellement subjectif qu'il est très difficile le dire de manière catégorique. De plus, les chinoises, les coréennes, les cubaines et les russes ne participent pas à toutes les compétitions... et j'ai entendu dire qu'il y a 4 filles canadiennes (Leprohon, Dunnette, Kavelaars et Switzer) qui sont en train de faire une impression ENORME dans le monde de l’escrime international...

SCHERMAONLINE : Quelles sont les trois jeunes femmes épéistes les plus prometteuses?

MACKAY : Honnêtement, depuis que j'ai dépassé les 25 ans, je ne regarde plus les junior parce que je ne veux pas insulter mon âge J donc je ne peux pas te dire qui est junior au niveau international. Au Canada nous en avons certaines qui sont bonnes, Voight, Palmer, etc. Je sais qu'il y a une GRANDE junior qui s'appelle IZSO, hongroise, qui est très technique, physique, intelligente et très gentille. J’espère que sa carrière senior soit une réussite. Elle le mérite!

SCHERMAONLINE : Qui a-t-il été l’épéiste qui t'a le plus impressionnée au cours de ta carrière?

MACKAY : Plusieurs personnes.
Tamara Etrangers, cubaine, est l’épéiste que j'admire davantage pour son habilité à figurer parmi les meilleures de ce sport, se réjouir de la vie, d’être compétitive et aussi de s’être retirée du sport avec dignité et une famille. C’est une femme superbe que je me réjouis de revoir à chaque fois qu’il y a une compétition à Cuba… J’espère avoir sa classe lorsque ma carrière sera terminée.
Naturellement, j'admire Timea Nagy pour son calme et sa foi en elle même qui lui a permis de vaincre lors des Jeux Olympiques sans avoir obtenu de victoires entre les deux Jeux Olympiques…
J’ai grandi en admirant Claudia Bokel parce qu’elle a pratiquement tout remporte depuis qu’elle était une junior avec, dans tous les cas, un très beau sourire sur son visage... Elle est admirable !
Ildiko Minzca, hongroise, est une des grandes de ce sport; elle m'a prodigué d’excellents conseils qui m’ont permis d’apprécier l’escrime au fil du temps.
Et j'admire aussi Laura Flessel pour sa capacité à complètement changer le sport, en le rendant plus physique, plus intense ; sans oublier sa capacité à être consistante au travers des compétitions...

SCHERMAONLINE : Y a t-il une épéiste, ou plus d’une, que tu pourrais considérer comme une vraie amie?

MACKAY : Ma meilleure amie (naturellement en dehors des filles canadiennes) est Angela Espinosa. Je suis aussi une grande amie de Tamara Etrangers. Les filles hongroises et moi même sommes en train de devenir de bonnes amies, elles sont TRÈS sympathiques!!

SCHERMAONLINE : Une question à laquelle tu peux ne pas répondre, évidemment : y a t-il une épéiste qui te "gêne" sur la piste (dans un sens très sportif, évidemment) avec laquelle tu as des problèmes lorsque tu tire contre elle?

MACKAY : Je préfère ne pas répondre à cette question. Il n’y a pas, aujourd’hui, de personne qui me fâche ou m’énerve au point de ressentir la nécessité de le dire au monde entier.

SCHERMAONLINE : Quel est l’assaut qui te rappelle le plus d'émotions?

MACKAY : Le dernier assaut de quart de finale dans la compétition par équipes avec Ildiko Minzca. Nous sommes allées jusqu’aux minute supplémentaire et j’en suis sortie gagnante a la priorité et je vainquis ! Ce fut très grand et intense parce que tous les hongrois hurlaient pour l’encourager et seul mon mari et ma famille le faisaient pour moi. Ce fut fantastique de remporter un duel aussi serré, même si les hongroises étaient des adversaires de très haute valeur qui méritaient le meilleur.

SCHERMAONLINE : Qui est l’épéiste masculin que tu admires le plus?

MACKAY : Chaque fois j’écoute une histoire à propos de mon maître (Gyozo Kulscar) alors qu’il pratiquait l’escrime de compétition, je l'admire pour son esprit, pour sa créativité artistique et pour sa maîtrise de soi. De plus, il ne se vante jamais... Une fois j’ai lui demandé s'il avait déjà été au Canada et il m’a alors dit, "Oui, et cela m'a beaucoup plu." J’ai ensuite découverte qu'il avait été au Canada durant les Jeux Olympiques de Montréal de 1976 où il remporta une médaille d’or et de bronze... JE CROIS BIEN que ceci l’a énormément plu!!!" Qui d’autres encore? Pavel Kolobkov!!! N'importe qui peut se retirer pour une année entière et revenir pour remporter les championnats du monde en ne comptant que sur son mental est mon héros, pour toujours! En plus, il est très gentil, amical, il aime parler et est intelligent.

SCHERMAONLINE : As-tu déjà subi des accidents ou des problèmes physiques sérieux? Comment es-tu suivie sur le plan médical?

MACKAY : J'ai 30 ans et je souffre d'accidents de manière régulière : une tendinite qui m'a suivi des Jeux Olympiques à Athènes et d’autres choses similaires. Heureusement, ce s sont des choses que je peux gérer en portant un appareil orthopédique, en employant des glaçons et en reposant mon corps. Mon nouvel entraînement est excellent pour mon âge parce qu’il est consistant, physique, mais pas inconscient ou trop poussé, et est concentré sur le repos et la relaxation. Etant donne que mon coach fut entraîneur de l’équipe nationale italienne durant 15 ans, il a développé un appréciation pour le vin rouge qui maintenant fait partie de mon régime de "récupération."

SCHERMAONLINE : Est-ce que tu crois que le problème du dopage existe, ou qu'il y ait un risque d'évolution négative de ce phénomène dans un proche avenir?

MACKAY : Il y a peu de risques de dopage pour deux raisons principales : 1. l’escrime n’est pas un sport d'"argent". Les gens veulent seulement le pratiquer; comme disait autrefois mon vieil ami sabreur italien, Raffaele Caserta, "TOUT POUR LA GLOIRE!" Donc il n’y a pas de grand risques de dopage. 2. l’escrime est un sport tellement cérébral qu'indépendamment du fait d’ être rapide ou fort ou puissant, une personne non intelligente n’aura jamais de succès. Rien à faire!

SCHERMAONLINE : Quelles sont les meilleurs épéistes canadiennes ? Quand vous entraînez-vous ensemble ? Quelles sont vos ambitions pour les prochains Mondiaux de Turin mais, surtout, pour les Jeux Olympiques de Pékin ?

MACKAY : Les meilleurs épéistes canadiennes sont les 4 qui sont allées aux Jeux Olympiques. Nous nous entraînons ensemble uniquement lorsqu’elles viennent en Europe ou lorsque je vais à ma maison quelquefois par an pour le stage fédéral de préparation de Montréal dans le froid glacial de Février. Nos objectifs sont de remporter une médaille aux Championnats Mondiaux de Turin... et boire des grands verres de vin rouge italien et dégustant de délicieuses glaces... mais celui seulement APRÈS la compétition ! Pour les Jeux Olympiques de Pékin, je ne crois pas que la compétition d'épée féminine par équipes fera partie des évènements olympiques de 2008, mais j’espère vaincre en compétition individuelle. Ensuite nous mangerons du dim sum et boirons de la bonne bière chinoise.

SCHERMAONLINE Tu as récemment écrit un livre, "Running With Swords" : de quoi parle-t-il exactement et, surtout, est-ce qu’une version italienne est prévue ? Les tireurs italiens seront enthousiastes d'en acquérir une copie...

MACKAY : Mon livre, "Running With Swords" a eu un bon succès au Canada et aux USA mais je ne suis pas au courant d'une édition/publication italienne... Je suis, de toute façon, certaine que les supporters italiens l'apprécieraient parce que ce livre est effectivement amusant ! Et il y a des histoires sur Cristiana Cascioli (lorsque elle m'a battue il y a 2 ans à Budapest !) et d’italiennes qui pourraient intéresser les lecteurs de ton pays. Une fois pendant une compétition j'ai aidé Quondamcarlo avec ses devoirs d’anglais et elle m’a dit qu'elle achèterais mon livre une publié parce que je l’avais aidée pour son anglais... peut-être est-ce la façon de promouvoir les ventes en Italie... LES DEVOIRS!!!

SCHERMAONLINE : Combien d’années as-tu été mariée? : Est ce que ton mari te suit dans toutes tes déplacements?

MACKAY : Cela fait presque 5 ans que je me suis mariée. Oui, mon mari fait partie de mon équipe de support comme le ferait tout ami/amant. Il m'aide, mais il a aussi sa propre vie : il est un musicien et maintenant en tournée en France. J'étais là bas en fin de semaine dernière pour le voir en concert ; il m’a embarrassé en me désignant parmi la foule avant de jouer une chanson qu’il a composé pour moi. Je suppose que lorsque je serai en finale de Coupe du Monde, j’arrêterai le match et je tournerai l’attention de la foule sur lui en disant : "N’est-il pas beau??!" Tout comme ce qu’il a fait la semaine dernière. Il est fou!

SCHERMAONLINE : Ton mari Geordie, est aussi un excellent musicien: un guitariste. Quel genre de musique joue t-il ? Fait-il partie d’un groupe ou préfère t-il jouer solo ? Et toi, est-ce que tu joues d’un instrument musical?

MACKAY : Il est guitariste/chanteur/compositeur. Il joue dans le style que les français appellent "acoustique pop/rock" et, a mon avis, il joue bien ! D'habitude, il s'exhibe tout seul, mais lorsqu’ il réussit à s'organiser il a un groupe avec lequel il joue. Oui, je joue au piano (depuis que j’ai 6 ans !!!) et la trompette depuis que j'ai 12 ans: je joue de l’accordéon depuis l’age de 16 ans. Mon mari me donne des leçons de guitare et alors peut-être que je serais bientôt sur son CD... je plaisante!!!

SCHERMAONLINE : Pendant les compétitions internationales, nous t'avons souvent vu écouter de la musique: quelle sont tes préférences ? Y a t-il des auteurs ou des morceaux particuliers qui te plaisent pendant les compétitions pour te détendre, te concentrer, ou te recharger émotionnellement?

MACKAY : Je cherche à écouter de la musique qui soit à la fois positive et avec un bon rythme. Récemment il y a Desiree "You Gotta Be" ou Black Eyed Peas "Where is the Love" ou quelconque chose de Good Charlotte ou de Train "Drops of Jupiter." Mon mari m'a demandé de dire que je n’écoute que lui, mais sa musique est très positive et donne l'envie de danser toute seule; alors je ne peux pas dire « sa musique seulement » et être totalement honnête. J'ai besoin de quelque chose de plus intense!


SCHERMAONLINE : Il y a une très belle photo de toi qui a fait le tour du monde : celle où tu exultes portée en air par tes copains, dans la cours de la cérémonie d’ouverture (ou de fermeture?) des Jeux Olympiques de Sydney. Tu as participé à Sydney 2000 et à Athènes 2004 : quel a-t-il été l'édition qui t'a donné les émotions le plus fortes et, donc, les souvenirs les plus intenses?

MACKAY : Ce fut lors de la cérémonie de fermeture et j'ai convaincu mon ami qui fait du judo (qui a remporté la médaille d'argent, Nicholas Gill) qu'il avait besoin d'un "entraînement post olympique" et alors il a chargé mes 62 kg sur ses épaules pour que nous puissions apparaître dans les journaux... Eh bien, lorsque nous avons ressenti les hurlements des gens nous avons complètement oublié les journaux et nous avons été pris d'excitation sur l'instant! Les Jeux d’Athènes de 2004 furent BEAUCOUP plus excitants parce que j'avais avec moi 3 de mes meilleures amies avec lesquelles je pus célébrer la cérémonie de fermeture! J'ai une photo où nous sommes toutes avec nos cellulaires pendant que nous parlons avec nos familles respectives... nous avons toutes l’air d'être heureuses d’être ensemble, c’est merveilleux!



SCHERMAONLINE : Quel sont tes passe-temps? Lorsque es-tu chez toi la maison, que fais tu de ton temps libre?

MACKAY : Ma maison est maintenant à Budapest ! Mes passe-temps sont l’écriture, la lecture, la cuisine ainsi que l'Opéra. Mon mari veut que je vous dise qu'il est mon passe-temps favori, mais tant qu’il i ne chantera pas un air de "Rigoletto", je dois dire que seulement les quatre premiers sont mes VRAIS passe-temps ! Aujourd'hui j'ai préparé une délicieuse soupe au fromage bleu (sorte de gorgonzola) avec focaccia au romarin ! Délicieux ! Cela me plaît aussi beaucoup de maintenir les contacts avec ma famille. Ils me manquent énormément ! Depuis que j'ai dépassé les 17 ans, j'ai vécu à au moins de 4 heures d'avion de mes parents. Maintenant mes trois sœurs, leurs maris et mon frère et sa femme ont tous des enfants et je suis la "petite tante missionnaire" qui revient à la maison seulement une fois l'an avec des cadeaux et qui s’habille très curieusement!!!



SCHERMAONLINE : Presque tous les athlètes italiens font partie de groupes armés (de l’État, Police, Carabiniers, Aviation, Garde de Finance). Ils perçoivent un traitement pour s'entraîner et participer aux compétitions. Est-ce que cela fonctionne de la même manière au Canada?

MACKAY : Non, en Canada je perçois exactement la même chose que toute autre fille de l'Equipe Nationale : $1.500 par mois (environ 1000 Euros par mois). J’AIMERAIS bien que nous puissions être les membres d'un système dans lequel nous sommes salariées, mais malheureusement nos traitements s’arrêtent 5 mois après que nous partons à la retraite ... même si nous avons vaincu une médaille d'or aux Jeux Olympiques. Un champion olympique ou mondial ne reçoit absolument RIEN. Après avoir remporté la première médaille de l'histoire du Canada aux Championnats Mondiaux de Leipzig l'an passé, j'ai reçu une lettre de félicitations de la Fédération d’escrime, et c’est tout. Pas d’argent, pas d’emploi, pas de payement (pour moi)! Seulement "beau travail!" C’est une chance que je pense que le Canada soit vraiment le plus beau pays du monde autrement il serait vraiment triste d’être un athlète le représentant …

SCHERMAONLINE : Combien gagne une championne comme toi au Canada ? Nous ne voulons pas avoir de chiffres, évidemment, mais seulement comprendre si tu peux te considérer une professionnelle, ou si tu es obligée d’avoir d’autres sources de revenus pour te dédier totalement à l’escrime. Par exemple, as-tu des sponsors, si oui, qui sont ils?

MACKAY : Mes parents sont mes sponsors : ils me donnent environ 280 EUROS par mois pour payer mon maître. J'ai aussi gagné 3.600 Euros avec mon livre "Running With Swords" (je gagnerai plus si tous ceux qui lisent cet interview achètent une copie!!! . Autrement, je vis comme une étudiante. J'ai un budget très réduit et c’est pour cela que la plupart de mes vêtements proviennent de magasins qui vendent des marchandises d'occasion. Mon équipement provient surtout de mon sponsor « DUELLIST » qui est une société SUPER! Ils ont des produits vraiment super.

SCHERMAONLINE : Est-ce que l’escrime est populaire au Canada? Par exemple, est-ce un sport suivi de près à la Télévision? Les champions d’escrime sont-ils aussi populaires que les champions de hockey, basket-ball, ski, ou natation?

MACKAY : J'ai eu récemment une première «reconnaissance officielle» d’une personne qui ne me connaissait qu’à travers les mass-media. Je me trouvais dans une clinique spécialisée dans les maladies vénériennes qui offre un service gratuit à Ottawa, en Canada (comme je vis en Europe, je n'ai pas d’assurance médicale ; pour éviter de payer EU 70 euros pour renouveler l'ordonnance de pilules anti-contraception, je suis allée dans cette clinique à Ottawa). Naturellement, l’intimité et la discrétion sont de mise, puisque ils proposent divers tests pour maladies vénériennes etc.. Ainsi ils t'assignent un chiffre au lieu de ton nom. Cependant, lorsque l'infirmière est sortie et a consulté mon dossier médical elle s’est exclamée: "OH MON DIEU! Tu es Sherraine MACKAY ! J'ai tout juste lu un article dans le journal et t'ai vu à la télé. Tu es l’escrimeuse qui a écrit un livre!" Ensuite elle a enlevé ses gants de latex pour me serrer la main... Je l'ai regardé, et après lui avoir lentement serré la main, lui ai dit: "Vous savez, je ne suis que le numéro 55 dans cette clinique!" En conclusion: l’escrime n’est pas très connu mais, quelquefois, tu peux avoir des surprises!!!

SCHERMAONLINE : au mois de Mars il y aura la Coupe du Monde à Rome. Seras-tu présente? As tu déjà été à Rome?

MACKAY: Oui, je serrai à Rome pour le tournoi de la Coupe du Monde et aussi pour visiter mon ancien camarade de lycée qui jouait du trombone dans notre groupe… C’est un des dix mille parmi nous qui est originaire de Brooks et qui vit maintenant en Europe... Je suis très heureuse parce que j’ADORE Rome. Nous sommes allés là-bas, Geordie et moi (ce fut une surprise pour son anniversaire) et avons tous deux pensé que c’est une ville aussi jolie que Paris mais sans parisiens ! Le "Jugement Universel" de Michelangelo dans la Chapelle Sixtine m’a émue; je veux aller la revoir. Pour moi ce fut un choc de voir une oeuvre aussi merveilleuse qu’incroyablement grande De plus, la Pietà est une de mes sculptures préférées et je meurs d'envie de la revoir. Naturellement il y aura de l’escrime, je mangerais des gnocchi, boirai du vin rouge et finirai avec une belle glace... Vive L’Italie!


SCHERMAONLINE : Que penses-tu des modifications qui ont été introduites dans le fleuret après les Jeux Olympiques d’Athènes?

MACKAY : Ils ont changé le sport de manière si dramatique que j’espère qu’il deviendra/restera aussi flamboyant qu’avant puisque maintenant le fleuret est un peu plus lent que ce que je m’attendrais pour ce sport... mais je ne peux pas me plaindre puisqu’il n’est pas aussi lent que l'épée.
Je dois également dire que Valentina Vezzali est une athlète surprenante, pour revenir sur la scène et vaincre avec des nouvelles règles après un accouchement... incroyable! Trillini me manque aussi beaucoup... Elle est une grande personne et une escrimeuse de haut niveau; et j’espère la revoir aussi vite que possible!

SCHERMAONLINE : Partages-tu la politique du Président de la FIE, Mr. Roch, a vouloir l’élargissement au maximum du nombre de pays dans lesquels on pratique l’escrime, même au détriment de la nature du fleuret et du sabre? Penses tu que, comme beaucoup de monde que le futur de l’escrime se dirige vers l'épée, la spécialité la plus pratiquée? Un certaine nombre de personnes pensent qu'après Pékin on ira vers l'élimination du fleuret aux Jeux Olympiques...

MACKAY : Je ne peux pas trop m'impliquer dans les politiques d’escrime; c’est bon pour les athlètes qui se sont à la retraite et qui ne doivent pas se creuser les méninges pour exécuter à la perfection une contre-attaque, une riposte ou une parade. Cela dit, je soutiens l'idée d'étendre le nombre de pays où l’escrime est pratiquée. Naturellement il faut toujours maintenir une certaine tradition, mais nous ne devrions pas avoir du changement dans notre sport... L’important est que vous ne me forciez pas à pratiquer l’escrime avec un sabre!!!

SCHERMAONLINE : Je crois qui soit souhaitable d’introduire des modifications réglementaires dans les diverses armes, afin d’augmenter l’attraction qu’exerce l’escrime à la télévision et donc, la popularité? Aurais-tu quelques idées à nous proposer? Ou bien penses-tu qu'on doive continuer sur la route des traditions historiques de ce sport?

MACKAY : Eh bien, je pense que le «visor-mask» est une pure perte de temps. On ne peut seulement voir qu’une petite portion du visage de l’escrimeur et non l’émotion que l’on peut discerner dans les visages de joueurs de tennis, par exemple… La vraie émotion, et l'attraction de notre sport, sont la célébration après chaque point. DONC je pense que la FIE devrait réévaluer la manière dont ils pénalisent les gens lorsqu’ils ôtent leur masque après chaque point. Rien n’était plus amusant que de voir Hughes Obry marcher en plastronnant comme une coque lorsqu’il a marqué un point... ou encore Paolo Milanoli montrer à tous ses dents blanches alors qu’il célébrait un point. Nous avons toujours les traditions historiques des grands moments d’escrime comparés aux célébrations modernes de football où on enlève une partie de ses vêtements pour exprimer son bonheur... cela ne vous semble pas être une bonne idée?

SCHERMAONLINE : Une dernière question : nous sommes certains que tu connaissais notre site SCHERMAONLINE.com avant même que cet entretien ait lieu parce qu'il existe un lien sur ton propre site qui est d’ailleurs, un des plus connus au monde. As-tu des conseils à nous donner pour l'améliorer? Que souhaiterais tu trouver sur le site de particulier?

MACKAY : Oui, je voudrais vraiment trouver les recettes préférées des athlètes : quelque chose délicieux et de nourrissant à cuire… Je pourrais vous suggérer une FANTASTIQUE recette e pour le "New York cheesecake" qui est super délicieux, mais pas riche / nourrissant du tout...

SCHERMAONLINE : Merci bien, chère Sherraine, de la part de tous les passionnés italiens d’escrime, et beaucoup des chaleureux souhaits pour ton futur!

MACKAY : Merci et j’espère vous revoir tous à la compétition lors des prochains tournois.

Traduction: e. l.
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Auteur Discussion
lorpicos
Publié: 11-04-2006 10:09   Mis à jour:11-04-2006 14:23
Accro
Joint: 28-04-2003
De:
Commentaires: 445
 Re: Interview de Sherraine Schalm-Mackay
Sherraine a oublié,quand on l'interrogeait sur ses ressources, de mentionner qu'elle est toujours licenciée au RCF et,qu'à ce titre,elle devait percevoir des indemnités non négligeables de son club.
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