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Escrime Olympique à travers le CIO

Posté par Sixte sur 21-08-2004 14:10:39 (1521 lectures) Articles du même auteur
Escrime et Jeux Olympiques.



I. Les Congrès Olympiques
1. Congrès de Paris de 1894
a. Organisation
Lors du Congrès International de Paris de 1894 pour le rétablissement des Jeux Olympiques, il fut question d’escrime à plusieurs reprises et de manière significative .
Ce 1er Congrès Olympique, qui fut aussi et surtout constitutif avait pour thème central le Rétablissement des Jeux Olympiques et l’Étude et propagation des principes d’amateurisme.
Le programme étalé sur 8 jours (du 16 au 24 juin) en était le suivant
- 16 juin : séance d’ouverture à la Sorbonne
- 17 juin : championnats vélocipédiques de l’USA au vélodrome de Levallois et championnat de longue paume au jardin du Luxembourg ;
- 18 juin : 1ère séance du Congrès à la Sorbonne (Amphi. B)
- 19 juin : 2ème séance du Congrès à la Sorbonne (Amphi. A) et excursion sur la Marne ;
- 20 juin : 3ème séance du Congrès à la Sorbonne (Amphi. A)
- 21 juin : 4ème séance du Congrès à la Sorbonne (Amphi. A) et fête de nuit organisée par le R.C.F. à la Croix-Catelan ( Feux d’artifices, courses aux flambeaux et assauts d’escrime ;
- 22 juin : 5ème séance du Congrès à la Sorbonne (Amphi. A) et goûter sur l’île de Puteaux
- 23 juin : 6ème séance du Congrès à la Sorbonne (Amphi. A) et banquet au Palais d’hiver

Comme on peut le constater, plusieurs sports furent à l’honneur pour donner à ce moment historique une symbolique et un éclat particulier. On distingue parmi les festivités (organisées personnellement et avec habileté par P. de Coubertin ) le vélo, la longue paume, certaines courses et l’escrime aux trois armes. Notons aussi que lors du 4e Congrès Olympique des 23-26 mai 1906 à Paris (Conférence consultative sur l’alliance des Arts, des Lettres et des Sports), l’escrime fut encore au programme de la fête artistique de clôture dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, par la présence de démonstration de combats à l’épée classique au milieu d’autres manifestations artistiques . C’est reconnaître implicitement à l’escrime, une valeur artistique ou (et) une valeur symbolique internationale comprise et approuvée par la majorité.

Lors des séances du Congrès à la Sorbonne, deux commissions furent constituées :
- la première se pencha sur la question de l’amateurisme ;
- la seconde s’intéressa à la possibilité du rétablissement des Jeux.
« Le président de cette seconde commission en était Dimitrios Bikelas, représentant de la Société Panhellénique de gymnastique ; il devait devenir le premier président du CIO » .
Les séances eurent lieu dans les amphithéâtres A et B de la Sorbonne. La commission qui se pencha sur la question des Jeux Olympiques se réunit en tout trois fois et son rapport fut adopté à l’unanimité au cours de la séance finale du Congres, le 23 juin. Nous en connaissons les résolutions et aussi le procès-verbal complet des réunions permettant de retracer avec exactitude le déroulement des débats fort animés . Coubertin intervint à plusieurs reprises en faveur du principe d’égalité entre tous les sports.



b. Résolutions
Les résolutions concernant le rétablissement des Jeux Olympiques comprennent les sept points suivants. Nous constatons que l’escrime y tient une place à part et très privilégiée :

« I. Que nul doute ne pouvant exister sur les avantages que présente le rétablissement des Jeux Olympiques tant au point de vue de l’athlétisme qu’au point de vue moral et international, ces jeux soient rétablis sur des bases et dans des conditions conformes aux nécessités de la vie moderne.

II. Que sauf en ce qui concerne l’escrime, il ne soit organisé de concours olympiques que pour les amateurs.

Note : Il y aura donc des épreuve d’escrime pour amateurs et pour professeurs (Règlement spécial de la Société d’encouragement de l’escrime de Paris)

III. Que le Comité International chargé de l’organisation des Jeux Olympiques introduise dans son règlement une clause lui donnant le droit d’exclure du concours toute personne qui, par ses actes antérieurs, pourrait porter atteinte à la considération de l’institution.

IV. Que nul pays n’ait le droit de se faire représenter aux Jeux Olympiques par d’autres que par ses nationaux et que, dans chaque pays, il soit procédé avant l’époque des Jeux à des épreuves éliminatoires de nature à ne designer, pour y prendre part, que de véritables champions, dans chaque genre de sport.

V. Que les sports suivants soient, autant que possible, représentés aux Jeux Olympiques.
- Sports Athletiques proprement dits ( courses et concours ) ;
- Sports Nautiques ( courses à l’aviron et à la voile ; natation ) ;
- Jeux Athlétiques (Football, Lawn-tennis, Paume, etc.) ;
- Patinage ;
- Escrime, Boxe, Lutte ;
- Sports hippiques, Polo ;
- Vélocipédie.
Qu’en ce qui concerne les Sports Athlétiques proprement dits, il soit institué un Championnat général d’athlétisme sous le nom de « pentathle ». Qu’en outre, à l’occasion des Jeux Olympiques, un prix d’alpinisme soit attribué à l’ascension la plus intéressante accomplie sur un point quelconque du globe, depuis le dernier concours.

Note : On retrouvera cette répartition, en sports obligatoires et facultatifs, lors de la 23ème session de Paris de 1924. Le C.I.O départagera les sports olympiques en ces deux grandes catégories, classant encore l’escrime dans la première. Pourtant, le Congrès Olympique de Lausanne (2-7 juin 1921) avait supprimé cette distinction en même temps que le golf, le tir à l’arc et le hockey sur gazon du programme.

VI. Que les Jeux Olympiques aient lieu la première fois à Athènes, en 1896, et pour la seconde fois à Paris, en 1900, et ensuite de quatre ans en quatre ans, dans d’autres villes du monde.

VII. Que les Jeux Olympiques ne pouvant réussir qu’avec l’appui des gouvernements, le Comite international fasse toutes les démarches nécessaires auprès des pouvoirs publics afin de s’assurer leur concours officiel .
En ce qui concerne l’accord sur le concept d’amateurisme, les résolutions de la commission furent adoptées après quelques corrections. Le bulletin trimestriel du Comite International des Jeux Olympiques, paru dès juillet 1894, rapporte le détail des points de vue divergents, voire contraires des différents organismes sportifs, qu’il s’agissait d’harmoniser dans la perspective de résolutions finales.

2. Évolution de l’escrime à travers les autres cessions du CIO
a. 10ème session - La Haye 1907 : parmi les sports arrêtés pour le programme de 1908, figure l’escrime (épée, sabre, fleuret). Il n’y aura malheureusement pas de fleuret suite à un désaccord sur le règlement. Il n’y aura que des démonstrations à cette arme.

b. 13ème session - Luxembourg 1910 : pour les Jeux de 1912, quant à l’escrime, le règlement serait presque identique à celui de 1908, notamment en ce qui concerne les sabres, dont les tireurs seront autorisés à faire usage.
Il y aura boycott des escrimeurs français pour toutes les épreuves et un boycott partiel des italiens

c. I5ème session - Stockholm 1912 : la commission chargée du programme, tout en divisant les sports en trois catégories : indispensables, désirables et admissibles, place l’escrime dans la première, qui doit figurer à tous les J.O.

d. Réunis à Paris le 29 novembre 1913, les délégués de huit pays décidèrent de fonder la Fédération Internationale d’Escrime (F.I.E.), qui, depuis, préside aux destinées de ce sport.

e. 19ème session - Anvers 1920 : passant en revue le programme olympique, on constate qu’il n’y a rien à changer en ce qui concerne l’escrime.

f. 23ème session - Paris 1924 : le C.I.O. départage les sports olympiques en deux grandes branches : sports obligatoires et sports facultatifs, classant l’escrime dans la première.

g. 37ème session - Varsovie 1937 : demande de la F.I.E. de pouvoir remplacer, comme cela fut déjà le cas en 1932, jusqu’à 24 heures avant chaque épreuve un des tireurs inscrit dans le délai des 15 jours réglementaires.

h. 1949
« Les Jeux doivent comprendre obligatoirement les sports suivants : Athlétisme, Gymnastique, Sports de combat (boxe, escrime, lutte, tir), etc. »

i. 46ème session - Vienne 1951. On propose ce qui suit : « le C.I.O., faisant droit à la demande de la F.I.E. et se référant aux précédents déjà admis dans la pratique, estime que ses statuts doivent être interprétés en ce sens que les tireurs des épreuves individuelles peuvent être changés jusqu’à la veille de la rencontre, à la seule condition que les athlètes substitués ne soient pas choisis en dehors des tireurs déjà désignés. Décision : la F.I.E. résoudra ce problème à sa convenance et conformément a la proposition présentée ».

j. 54ème session - Sofia 1957 : il sera demandé à la F.I.E. de réduire le nombre des engagés et de simplifier le système des compétitions par équipes.

k. 55ème session - Tokyo 1958 : la F.I.E. voudrait une épreuve par équipe de fleuret pour dames pour les J.O. de 1960, sans augmenter le nombre des participantes. Le C.I.O. en discutera et renseignera le comité d’organisation.

l. 73ème session - Munich 1972 : lors de la révision du programme olympique, la commission pour le programme propose, pour les épreuves individuelles, que les inscriptions soient limitées à deux concurrents par nation et par épreuve. La F.I.E. n’accepte pas cette proposition.

m. 74ème session - Varna 1973 : la F.I.E. déclare que la commission du programme a recommandé de ramener le nombre des concurrents de trois a deux. Ceci sera très difficile a mettre en pratique car, dans les épreuves d’escrime, il est délicat de faire un choix parmi les concurrents. La F.I.E., cependant, propose ce qui suit : quatre concurrents engagés dans chaque épreuve individuelle ; seulement deux remplaçants au lieu de quatre (un pour les hommes et une pour les femmes); un maximum de 18 escrimeurs par pays - y compris les deux remplaçants (au lieu de 20). Le Président ajoute que la commission du programme est favorable à cette proposition. Selon certains membres, le C.I.O. devrait éviter la superposition des épreuves par équipes et des épreuves individuelles. Toutes les F.I. sont intéressées par le nombre de médailles a gagner. A leur sens, l’escrime est un sport individuel et devrait être considéré comme tel. Les épreuves par équipes devraient être supprimées. Décision : la proposition de la F.I.E. est acceptée.

n. 81ème session - Montevideo 1979 : la F.I.E. a demandé que le nombre d’escrimeurs, qui a été réduit en 1972, soit de nouveau augmente de deux. La commission pour le programme pense que ceci est justifié si l’on considère que l’escrime possède quatre catégories différentes, avec pas plus de trois ou quatre concurrents pour les épreuves par équipes et individuelles. Décision : la requête de la F.I.E. pour une ré-instauration des deux participants préalablement supprimés est acceptée.

o. 1989 : épée féminine inscrite aux chts du monde
La F.I.E., constituée en 1913, regroupe, en 1994, 104 fédérations nationales. L’escrime est conforme à l’esprit des critères, sauf pour l’arbitrage des épreuves de sabre. Aujourd’hui, seul le sabre est encore soumis à la seule appréciation humaine, avec tout ce que cela comporte de doute et d’erreurs.

A compléter… évidemment

3. Analyse du programme de I’escrime
A. HOMMES
L’escrime est inscrite au programme des premiers J.O. en 1896, et depuis, elle n’a cessé d’avoir sa place au sein de celui-ci. Dès les premiers Jeux, le programme comporta des compétitions de fleuret et de sabre, ainsi qu’un tournoi de fleuret pour maîtres d’armes. En 1900, l’épée était admise à son tour, de même que des compétitions pour professionnels dans les trois armes. Durant les cinq premières éditions des Jeux (1896-1912), on cherche la meilleure solution en ce qui concerne l’équilibre du programme d’escrime. C’est durant cette période que sont supprimées toutes les compétitions pour maîtres d’armes (1907), suivies d’autres changements.
A partir de 1920, le programme se stabilise et, depuis, subit peu de changements. Dans le programme, au total 12 épreuves étaient réservées aux hommes dont, à présent, six en activité et six supprimées. Parmi celles-ci, certaines ne furent inscrites qu’une seule fois.

b. Femmes
L’escrime féminine, par ordre d’ancienneté, est le cinquième sport, après le tennis et le golf en 1900, suivis par le tir à l’arc en 1904 et la natation en 1912, auquel les femmes ont accédé en 1924, en participant à une compétition de fleuret individuel. Par la suite, ce n’est que plus tard, en 1960, que leur programme s’enrichit grâce à l’ introduction du fleuret par équipes. Pour 1996, deux nouvelles épreuves sont inscrites au programme féminin : épée individuelle et par équipes. Les épreuves féminines en escrime sont portées à quatre. Elles resteront à quatre en 2004 puisque le sabre féminin fera son apparition mais le fleuret féminin par équipes disparaîtra.

Paris 1900- Les 7 épreuves se déroulent les 14 19, 21, 25, 27 et 29 Mai puis du 1er, 2, 5, 7, 9, 10, 13, 15, 19, 20, 22, 23, 25 et 27 Juin dans la Grande Salle des Fêtes de l’Exposition.
285 participants masculins de 19 nations, dont 211 pour la France (5 médailles en or, 5 en argent et également 5 en bronze)
j’ai la liste des 285 participants en escrime, je la scanne dans la journée et je vous l’envoie.


Evolution des compétitions par équipes :
En 1904 : équipes de 3 au fleuret
En 1906 : équipes de 4 à l’épée
En 1908 : équipes de 7 à l’épée
En 1912 : équipes de 8 à l’épée
En 1920 : équipes de 8 au fleuret, 7 à l’épée, 5 au sabre
En 1924 : équipes de 8 au fleuret, 7 à l’épée
En 1928 : équipes de 6 au fleuret, 6 à l’épée. finales individuelle à 12.
En 1932 : équipes de 6 au fleuret, 6 à l’épée
En 1936 : équipes de 6 au fleuret, 6 à l’épée
En 1948 : équipes de 6 tireurs
En 1952 : équipes de 6
En 1960 : équipes de 4 + 1
En 1964 : équipes de 4 + 1
En 1996 : équipes de 3 + 1
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