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Notre haut niveau à fin 2012

Publié par prime le 29/12/2012 11:00:00 (1573 lectures) Articles du même auteur
  En cette fin d'année 2012, le site Fédéral nous a proposé un article sur le bilan Français qu'il qualifie d'honorable. Sans éluder l'échec retentissant des J.O., la FFE estime que la France fait encore partie des valeurs sûres de l'escrime Internationale. Qu'en est-il exactement ?

La France est toujours là, mais...

Si l'on examine l'ensemble des podiums internationaux individuels de l'année écoulée, 24 Nations ont obtenu au moins une fois un podium. Avec pour sa part un total de 25, la France est au troisième rang. Elle s'offre le luxe d'être nettement devant de forts Européens: Allemagne, Ukraine, Pologne, mais aussi devant les USA et la Chine. Au vu de ces chiffres, on pourrait donc être satisfait.

Mais ce serait oublier que, de Sydney à Pékin, la France a été -pratiquement sans interruption- la première Nation d'escrime au Monde, et de loin. Nos équipes étaient à toutes les armes (sauf au fleuret féminin) champions Olympiques et plusieurs fois champions du Monde. Nos champions étaient emblématiques; nos tireurs, redoutés. En fait, ils étaient dans la position qu'occupe cette saison l'Italie avec ses vedettes et ses 50 podiums. Alors peut-on se satisfaire d'en avoir moitié moins ? Non. La France a nettement régressé. Pourquoi ?

Une première explication serait l'émergence de nouvelles Nations. C'est vrai. Les pays Asiatiques ont effectué une percée décisive. Les Américains, jeunes et conquérants, marquent de plus en plus leur territoire. Et il faut ajouter des arrivées parfois inattendues comme le Venezuela ou l'Egypte. Remarquons cependant que l'Italie a parfaitement su s'en accommoder. Alors pourquoi la France ne l'aurait-elle pas pu ?

Plus préoccupant, si la France a encore un classement acceptable, elle le doit à ses "grognards", membres de l'équipe de France depuis plus de dix ans : 18 de nos 25 podiums ont été obtenus par des tireurs trentenaires ou presque (Lucenay, Robeiri, Le Pechoux, Maitrejean etc...). Au cours des deux dernières Olympiades, nous avons vu arriver fort peu de nouveaux champions dans nos rangs. Ne serions nous plus capables de former des tireurs de niveau mondial ? Ce serait d'autant plus inquiétant que plusieurs piliers de l'équipe de France s'apprêtent à prendre leur retraite, au sabre féminin notamment.

Troisième constatation, vécue douloureusement à Londres, nos tireurs ont perdu la confiance en eux qui faisait leur force. Par moment tétanisés, ils ont eu des passages à vide qui ne pardonnent pas à ce niveau. Leur préparation était-elle adéquate face aux "morts de faim" qu'ils rencontraient?

Une remise en cause indispensable

S'abriter derrière des chiffres serait se voiler la face. Compte tenu de ses structures et de son potentiel, la France n'est tout simplement pas à sa place. Elle peut, elle doit, la regagner en trouvant les bonnes réponses à des questions de base.

Notre système de détection de jeunes talents démarre avec l'Horizon 2000. Il se poursuit avec les circuits cadets et juniors. Avec un tel réseau, nos futurs champions devraient être infailliblement repérés. Pour autant le sont-ils ? Au bon moment ? Et quel projet leur est-il proposé pour leur donner envie de poursuivre l'aventure ? Comment persuader leurs parents qu'il est possible de concilier leurs études avec le sport de haut niveau? Comment les y préparer ? Il ne suffit pas de détecter les tireurs d'avenir, il faut les garder et ne pas leur bruler les ailes. Malheureusement, combien de talents prometteurs n'a-t-on pas vu disparaitre prématurément ?

Lorsqu'on arrive à conserver nos espoirs, il faut poursuivre leur formation. C'est ce que proposent les pôles, l'INSEP. Se pose alors la question de la multiplicité des entraîneurs et celle du contenu de cette formation. Là aussi, on a vu trop souvent des jeunes totalement déboussolés à leur arrivée en pôle car, outre l'adaptation à un nouveau mode de vie, on leur demandait d'oublier tout ce qu'ils avaient appris afin de développer une autre escrime ...qui ne leur convenait pas forcément. Ne faudrait-il pas définir une cohérence des enseignements et prendre en compte les qualités spécifiques des tireurs? Et, plutôt que de tout miser sur la technique, ne devrions-nous pas améliorer la préparation mentale de nos athlètes, trop souvent inconstants?

Arrive la phase des compétitions internationales. Là également il y a des questions à se poser. Pourquoi tant de nos jeunes, brillants en coupe du monde cadets et juniors, n'arrivent pas à confirmer en seniors alors que leurs adversaires étrangers continuent de progresser ? Pourquoi certains jeunes tireurs cessent d'être sélectionnés après quelques essais infructueux alors que quelques anciens continuent à l'être, année après année, alors qu'ils n'ont jamais fait un podium ? Si tous ces tireurs ont le niveau, sont-ils correctement préparés et entourés ? S'ils ne l'ont pas, pourquoi les retenir ? Les critères de sélection sont-ils pertinents ? respectés ?

A l'évidence, si l'on considère les milliers d'heures d'entrainement, les centaines de compétitions, les dizaines d'entraineurs, les infrastructures et les budgets déployés pour amener un escrimeur Français au niveau mondial, notre système présente un retour sur investissement dérisoire.

Quelles perspectives pour l'Olympiade à venir ?

Chez les Hommes, l'épée reste notre arme forte. Les leaders seront encore là et on peut leur faire confiance. Il faudra qu'ils tirent vers le haut la nouvelle génération, faite de tireurs de talent, mais dont certains auront besoin d'être cadrés. Le fleuret a les moyens de recoller au peloton de tête à condition de faire les bons choix au niveau des jeunes. Lefort et Mertine sont prometteurs mais ils ont encore beaucoup à apprendre. Quant au sabre, il a pris un retard qui sera difficile à combler, notamment pour reconstruire une équipe autour de Apithy et Rousset.

Chez les Dames, la situation est plus délicate. A l'épée, le départ de Laura va créer un vide qui peut aussi bien déstabiliser que transcender; à ce titre, l'entraineur National aura un rôle primordial. Au fleuret, même si je salue le travail de Boidin et Clos, la relève semble pour l'instant se limiter à Thibus. Enfin, le sabre est l'arme sinistrée. Avec les départs de Perrus, Vergne et Mary, Marion Stoltz parait bien seule face aux déferlantes Américaines et Asiatiques.

Ne nous racontons pas d'histoires, la France a un gros travail à effectuer. Pour retrouver son rang, il faudra au moins toute l'Olympiade à venir car il va falloir engager des réformes de fond. Au cours de ce temps, l'équipe fédérale qui sera prochainement élue devra être celle capable de conduire un projet concerté, structuré, cohérent. Des règles du jeu claires devront être établies, donnant le temps nécessaire, mais fixant des objectifs et des échéances. Les techniciens capables de diriger un tel projet existent; il faudra avoir le courage de les choisir, ceux là et pas d'autres. Il devra en être de même pour les athlètes. Il n'est plus temps de se regarder le nombril mais de s'ouvrir vers ceux qui nous ont dépassé. Alors seulement nous pourrons les rattraper.

La synthèse (fichier xls) : http://www.escrime-info.com/modules/news/visit.php?fileid=9

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