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Les Français champions du monde par équipe au sabre handisport, les filles valides ramènent le bronze

Publié par sarah le 10/11/2010 12:30:00 (2220 lectures) Articles du même auteur
Image redimensionnéePour cette première journée de compétition par équipe handisport, les hommes* ont remporté brillamment leur compétition. L'équipe composée** de Marc-André Cratère, Moez El Assine, François Laurent et Romain Noble a foudroyé en quart de finale les Etats-Unis (45/17) puis s'est imposée en demie face à la Grèce 45/36 avec notamment un formidable relais d'El Assine (mené 35/33, il se transforme en machine de guerre et asphyxie littéralement Alexakis, mettant alors Noble sur les rails pour gagner le match). En finale, le rouleau compresseur français ne fait qu'une bouchée de l'équipe hong-kongaise (45/23) et s'adjuge le titre.

* Il n'existe pas d'épreuves de sabre féminin handisport

** L'équipe doit obligatoirement être composée d'au moins un tireur de catégorie B. Les trois autres membres de l'équipe pouvant être de catégories A ou B. En l'occurrence, la France présentait une équipe avec deux tireurs de la catégorie A, et deux autres de la catégorie B.



Image redimensionnée

Du côté valide, les filles (Berder, Mary, Perrus et Vergne) décrochent le bronze. Arrivées sans encombre en demi-finale, elles affrontent l'Ukraine qui très vite prend le dessus. Menée 30/18, Cécilia Berder fait un match époustouflant et ramène l'équipe à 35/28. On se prend à y croire. Malheureusement, ni Eléonore Perrus, ni Carole Vergne n'arrivent à trouver la faille. La France s'incline 45/34.
Pour la médaille de bronze, les filles vont chercher la victoire en battant les Etats-Unis (sans Zagunis, blessée) 45/35.

Le titre se jouait entre la Russie et l'Ukraine. Le premier relais pouvait laisser croire que le match serait disputé, les Ukrainiennes menant 15/14. Mais les Russes passent la vitesse supérieure sous les yeux et les conseils de Christian Bauer. Prenant le match à leur compte, elles ne seront jamais plus rattrapées, s'imposant 45/33.

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Du côté des hommes, deux phénomènes sont à retenir :

Le premier concerne l'équipe de Biélorussie. Classée 12ème du tableau, cette équipe,bien que sérieuse, ne laissait pas penser qu'elle ferait un tel parcours, d'autant qu'objectivement, elle manque de fantaisie.... enfin, si l'on excepte un ovni en la personne de Buibevich.

Cela commence face aux Français. Au début, ceux-ci maîtrisent la rencontre mais dans le dernier roulement, des signes de faiblesse apparaissent. Pourtant, Apithy, mené 35/33, emballe le match et rend le relais à Lopez 40/38. On se dit que le match est à leur portée. Mais Buikevich se met à beaucoup plus jouer avec la distance et aligne les touches. A 44 partout, la tension est à son comble.
Mais au « prêt-aller », c'est le Biélorusse qui déclenche une attaque puissante et destructrice, privant les Français du rêve d'être médaillés.

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Buikevich et son équipe continuent leur chemin vers le podium en dominant les Chinois en quart.

En revanche, face à l'Italie, ils sont pulvérisés 45/25.

Dernier baroud d'honneur pour la médaille de bronze contre les Roumains (battus 45/32 par les Russes). Les tireurs de Kovaliu mènent 20/7. Le match commence à être déserté et puis, une lumière verte clignote inlassablement. Buikevich est sur piste et colle un 17/5 à son adversaire, relançant le match(25/24). Zalomir (Rom) recrée le trou (30/25) mais les Biélorusses s'accrochent pour finalement concéder la médaille de bronze (45/41).

Cette partie du tableau fut surprenante et très intéressante. L'autre fut totalement dominée par la Russie*.

Qu'allait donner une finale Italie/Russie ? Et bien cette finale fut, me semble-t-il, la plus belle et la plus palpitante de tous les matchs (toute arme ou toute catégorie confondues) depuis le début de ces championnats.

L'ambiance avant et en début de match était particulière : peu de public s'était déplacé ce jour (et la moitié était composée de scolaires) et comme cette finale sabre hommes valides était la dernière, autant dire que que les esprits commençaient à fatiguer.

Résultat, le match débute dans une quasi indifférence, avec une Italie très conquérante (5/1, 10/2,15/4). Autant dire que là, les soupirs s'élèvent... mais, les observateurs attentifs ont remarqué deux choses : d'une part, Bauer cadre systématiquement les tireurs à l'issue de leur assaut; d'autre part, quand l'Italie porte la 15ème touche, Montano, du bout de la piste, lance un poing rageur vers Bauer, qui lui sourit. Le match commençait vraiment.


Tarantino se branche sur Kovalev : début 3/0 pour l'Italien, puis 4/2 (on en est à 19/6) mais le Russe accélère sa main et Tarantino devient spectateur du match. Ses co-équipiers ne cessent de lui crier d'aller plus doucement des jambes, de se calmer, rien n'y fait. Kovalev lui colle 12/5.
Occhiuzzi récupère le score à 20/16 mais cette fois, c'est Yakimenko qui décide de faire danser le transalpin et on se retrouve à 25/24.

Les tireurs vont se suivre comme cela jusqu'à 40/39.

Pendant ce temps, ça s'est réveillé sous la nef. Les enfants prennent partie, les regards se sont braqués vers la piste et même les journalistes sportifs se sentent pris au jeu.

Il faut dire que les Italiens font le spectacle : le temps de remise en garde s'allonge; chaque touche entraîne un étonnement, voire des commentaires (qui vaudra un carton jaune à Tarantino au 8ème relais),... enfin, les Italiens tiennent leur rôle, à tel point que deux fois l'arbitre se déjuge et remet en garde alors qu'il était prêt à donner spontanément la touche aux Russes.

Mais ce qui était surtout génial, c'est qu'à partir du 7ème relais, deux escrimes s'affrontent : l'une offensive et au fer; l'autre plus attentiste et en dérobement.

A 40/39 pour Montano, c'est carrément devenu électrique de partout. Yakimenko répond à la première riposte de Montano par une riposte. 41/40.... et puis le Russe allume tout, Montano reste cloué, comme si toute la belle énergie s'était évaporée sur la dernière marche.

A 45/41, Yakimenko brandit son masque : la partition est terminée.

En moins de deux heures, la Russie fait le doublé !

Et le sourire de Bauer est toujours là, tel le chat dans Alice.....

* Que ce soit à Pékin ou à Antalya, les sabreurs russes, femmes comme hommes, finirent 4ème ou 5ème.
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