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Côté pile ou côté face ?

Posté par sarah sur 07-11-2010 01:00:00 (1805 lectures) Articles du même auteur
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Les points de vue sont toujours différents selon l'angle d'attaque que l'on considère.
Ainsi,si l'on choisit le côté pile, le contrat sportif est rempli puisque cette première journée amène quatre médailles dans l'escarcelle de l'escrime française, l'équipe handisport totalisant 3 médailles de bronze et un titre mondial grâce à Laurent FRANÇOIS au sabre (Cat. B).
Par ailleurs, le Grand Palais a réellement attiré un très large public qui semble avoir apprécié le lieu et le spectacle dans son sens large. Même l'ambiance « Mi-temps de rugby au Stade de France » était au rendez-vous. Le concours du plus beau bisou dans le public a connu son petit moment de succès...
On pourrait donc penser que l'objectif fut à peu près atteint.

Oui, mais....si l'on tourne la pièce, les grains de sable apparaissent.
Au niveau sportif tout d'abord. Les sabreurs français valides, filles comme garçons, n'ont pas répondu aux attentes. Aux leurs en premier lieu, aux nôtres ensuite. Ils étaient préparés, ils étaient motivés, ils ont le niveau, cela sans conteste. Pourtant, il manquait ce « je ne sais quoi » qui fait la différence : la capacité de jouer sur la plupart des touches d'un Won, le côté « machine déferlante » de l'allemand LIMBACH, ou le jeu de jambes déconcertant d'une ZAGUNIS, jamais inquiétée. Ses matchs furent tous identiques : maîtrise de l'adversaire jusqu'à la pause; puis accélération après pour la laisser sur place.

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En fait, nous espérions trop des sabreurs valides, pensant que lors des grands rendez-vous, la médaille est évidente. Or, si l'on regarde le classement mondial actuel chez les hommes, 7 des 8 finalistes sont dans les 16 premiers du classement (le roumain Hanceanu est l'unique surprise). Le premier Français n'est que 17ème.
De même chez les filles, seule PERRUS a produit une vraie contre-performance. Les autres tireuses ont été à leur niveau actuel, voire bien au-dessus pour Carole Vergne qui rencontre (trop tôt) la championne du monde du jour pour espérer une médaille.
Devant ce constat, nous ne pouvons que leur souhaiter à tous de trouver les ressources mentales pour transformer une collection de défaites individuelles en victoires collectives.

Et puis, il semble que cette première journée sportive ait été à l'image de cette première journée festive. Un lieu prestigieux ne peut pas réaliser toutes les volontés, mêmes quand elles sont ambitieuses au service de l'escrime.
Le Grand Palais est grand, certes, mais cependant pas assez pour accueillir tout le monde à la cérémonie d'ouverture. La preuve en fut ces innombrables athlètes attendant dehors, et qui, pour beaucoup, sont rentrés à l'hôtel sans même pouvoir voir les phases finales debout.
Le spectacle proposé en cérémonie d'ouverture était sûrement parfait; sauf qu'il était déjà commencé alors même que les spectateurs munis de billets tentaient d'accéder aux gradins.
Les bénévoles étaient nombreux, mais il leur était souvent difficile de fournir les renseignements attendus. Et ce n'était pas faute de vouloir, mais il n'était pas simple, y compris pour eux, de savoir qui était responsable de quoi.
Le public, heureux d'être là, n'avait reçu aucune explication sur ce que sont les règles pour comprendre un match de sabre. Aussi, les réactions pouvaient être surprenantes, comme huer des touches d'un adversaire français...Et oui, si la tête n'est pas mobilisée, il ne reste que le cœur.
Et pendant ce temps-là, les tireurs handisports alignaient les touches qui les amenaient aux podiums dans une indifférence presque générale. Typiquement en salle de presse : avant 13h, aucune information n'était accessible sur leurs compétitions; même les écrans installés à cet endroit ne proposaient que les tableaux des valides.
Difficile dans ces conditions pour les journalistes de venir suivre les matchs pour les médailles.
Sans compter que pour je ne sais quelle raison obscure, d'une part les finales des tireurs handisport catégories B et C n'ont pas été proposées dans la salle centrale, mais d'autre part, leurs remises de médailles n'ont même pas eu lieu dans la foulée des autres.

Alors, c'est vrai, la déception est réelle quant aux résultats des sportifs valides, mais elle est à l'image de ce premier jour au Grand Palais : pleine de promesses mais sans la concordance de moyens pour aboutir à un résultat heureux.
Tout peut changer cependant ! Une grande journée de fleuret s'offre à nous demain, pour les handisports comme pour les valides. Aussi, comme certains le criaient ailleurs aujourd'hui, soyons derrière eux « tous ensemble, tous ensemble! ».

Début en fanfare pour l'équipe de France handisport avec 4 médailles : 3 de bronze et un titre !

Ces championnats du monde offrent une participation record, et cela pour les trois catégories, avec 150 tireurs représentant 25 nations.
A tout seigneur, tout honneur : le premier titre est ramené par Laurent FRANÇOIS (cat.B), pour qui la journée n'avait pas si bien débutée que cela puisqu'à l'issue des poules, il sort 12ème du tableau.
Grosse pression pour l'escrimeur de Chamalières car il est attendu en tant que tête de série et souhaite, comme toute l'équipe de France, briller à domicile.
Cependant, l'expérience du champion paralympique en titre qu'il est lui permet de gérer ce départ compliqué puisque dans les 16 face à Shenkevich (Ukr), puis en quart face à Usupov (Rus), il n'est jamais inquiété pour monter sur le podium. En fait, la difficulté arrive en demi-finale quand Laurent rencontre son co-équipier et ami Marc-André CRATERE. Outre le fait qu'il n'est jamais simple psychologiquement de tirer un compatriote, Marc-André a réalisé un parcours sans faute : sorti 1er du tableau à la fin des poules, il s'impose sans difficulté jusqu'à la demi-finale.
Le match entre les deux sabreurs français est très disputé pour une place en finale mais la victoire revient finalement à Laurent (15/9). A partir de là, plus rien ne peut l'arrêter.
Dès le départ, il impose son rythme face à un adversaire rapidement dépassé : déclenchant le retrait du bras de DATSKO (Ukr) au départ, il sait chaque fois prendre la priorité qui l'amène à la victoire (15/8).
A noter que le benjamin de l'équipe de sabre (catégorie B), David Doisy, s'incline dès le tableau de 16 et finit 15ème de cette épreuve.

Image redimensionnéeLa moisson de médailles ne s'arrêtent pas là. En effet, un peu plus tôt, deux autres tireurs décrochent le bronze. Tout d'abord Romain NOBLE au sabre (catégorie A) dont c'était la première participation à des Championnats du monde. Que ce soit dans les 16 ou en quart, il impose d'entrée sa distance (facteur psychologique très important lors d'un match en fauteuil), lui permettant ainsi de créer les conditions pour développer son jeu et pouvoir profiter des fautes de bras de ses adversaires.
Arrivé en demi-finale, le match fut différent et plus attentiste. En effet, Tian, le futur vainqueur de l'épreuve, attend Romain, le poussant à son tour à se découvrir, alternant attaques sur la préparation et contre-ripostes. L'expérience du vice-champion paralympique en titre fait la différence (15/8).
La dernière médaille de bronze est obtenue par Fabrice MOUFLE au fleuret (seul représentant français en catégorie C) qui sort déçu de son match « Je n'ai pas pu exprimer mon escrime comme je l'aurais voulu. Nous nous connaissons très bien avec SUNDIYEV et il a su aujourd'hui bloquer toutes les portes afin que je ne puisse pas développer mon jeu ».
La déception est totalement compréhensible. Cependant, cette médaille a une saveur particulière car Fabrice est le seul escrimeur à répondre à l'ensemble des critères de la catégorie C (pas d'abdominaux,touchés partiellement aux cervicales et à la main armée), certains de ses adversaires pouvant même marcher.
Aussi, l'amertume passée, Fabrice sera de nouveau motivé pour l'épreuve épée de lundi.

Ces premières médailles ouvrent le chemin pour les tireurs français engagés demain.
En effet, dès 8h, ce sont les fleurettistes femmes et hommes (catégories A et B) qui ont la responsabilité de prendre le relais vers les podiums.
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